‹ AndromaqueChapitre 38 sur 176 · TS É R O N · texte numérisé non relu

TS É R O N

Je le sais bien, madame, et n'ai pu, sans envie, Apprendre vos bontés pour l'heureuse Octavie.

JUNIE

Vous , seigneur !

NÉRON

Pensez - vous , madame , qu'en ces lieux Seule pour vous connaître Octavie ait des yeux ?

JUNIE

Et quel autre, seigneur, voulez-vous que j'implore ? A qui demanderai-je un crime que j'ignore ? Vous qui le punissez , vous ne l'ignorez pas. De grâce, apprenez-moi, seigneur, mes attentats.

NÉRON

Quoi î madame , est-ce donc une légère offense De m'avoir si long-tems caché votre présence ? Ces trésors , dont le ciel voulut vous embellir ,

* allais poir Ocfapîe , ei non pas V empereur.

11 n'était pas naturel que Junie vînt elle-même trouver Néron , et il l'e'taît au contraire qu'elle se rendit auprès crOctavie. La manière dont elle rencontre NeVon est fort bien imagince. Louis Racine observe à ce sujet, comme dans beaucoup d'autres occasions, que les personnages de Racine n'entrent et ne sortent jamais sans un motif convenable. Comme en effet il n'a jamais manqué à cette règle indispensable, nous le remarquons ici pour n'y plus revenir.

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