JUNIE, BRITANNICUS, NARCISSE
BRITANNICU.».
Madame , quel bonheur me rapproche de vous ?
y2 JbKI l AJSMICL S,
Quoi î je puis donc jouir d'un entretien si doux V Mais parmi ce plaisir quel chagrin me dévore ! * Hélas î puis- je espérer de vous revoir encore ? Faut-il que je dérobe , avec mille détours , Un bonheur que vos yeux m'accordaient tous les jours ? Quelle nuit ! Quel réveil ! Vos pleurs , votre présence ly'ont point de ces cruels désarmé l'insolence î Que faisait votre amant ? Quel démon envieux M'a refusé l'honneur de mourir à vos yeux? Hélas ! dans la frayeur dont vous étiez atteinte , M'avez-vous en secret adressé quelque plainte? Ma princesse , avez-vous daigné me souhaiter ?
^ Mû/s parmi ce plaisir quel chagrin me déçore !
Parmi exige toujours après lui un pluriel ou un nom colleclif , comme parmi les plaisirs , parmi la foule ; mais on ne peut pas dire avec exactitude , parmi ce plaisir, L, B.
* Quel démon ençieu:ç , etc.
Démon i que nous avons pris du grec Aoiîjj.otiv , signifie dans ce vers , comme en général chez les anciens , diçinité , génie.
Ma princesse , ai>ez-çous daigné me souhaiter?
Le commentateur remarque que ma princesse passe maintenant pour une expression fade , et cela est vrai ; mais il faut ajouter que cette expression n'a rien de fade en elle-même quand elle est placée à propos , comme ici et comme dans le rôle d'Achille lorsqu'il dit à Iphigénie :
Enfm, c'est trop tarder, ma princesse , etc.
Ce qui a décrié cette de nomination , c'est d'abord qu'elle a