‹ AndromaqueChapitre 68 sur 176 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

NÉRON, BUPillHUS,

BURRHUS

Que vois-Je? O ciel î

NÉRON, sans voir Burrhus,

Ainsi leurs feux sont redoublés.

Je reconnais la main qui les a rassemblés : Agrippine ne s'est présentée à ma vue , Ne s'est dans ses discours si long-tems étendue , Que pour faire jouer ce ressort odieux.

{apercemnt JBurrhus. ) Qu'on sache si ma mère est encore en ces lieux, Burrhus , dans ce palais je veux qu'on la retienne ^

i28 BRITANNICUS.

Et qu'au lieu de sa garde on lui donne la mienne.

BURRHUS

Quoi î seigneur , sans l'ouïr ? Une mère ?

NÉRON

Arrêtez.

J'ignore quel projet , Burrlius, vous méditez : Mais, depuis quelques jours, tout ce que je désire Trouve en vous un censeur prêt à me contredire. Répondez-m'en , vous dis-je ; ou , sur votre refus , D'autres me répondront et d'elle et de Burrhus. *

* D'* autres me répondront et d^elle et de Burrhus.

La progression est ici e'galement marque'e , et dans Tintrigue , et dans le caractère du tyran. Son frère est arrête', parce qu'il est aimé de Junie ; sa mère est arrête'e en même tems , parce qu'elle favorise leurs amours , et son gouverneur est menacé des fers , parce qu'il a dit un mot en leur faveur. L'intrigue se noue comme il doit arriver dans un troisième acte , et Néron et la pièce marchent du même pas.

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