‹ Anecdotes canadiennesChapitre 196 sur 350 · M. WORKMAN ET LES VICTIMES DE LA RÉBELLION · texte numérisé non relu

M. WORKMAN ET LES VICTIMES DE LA RÉBELLION

L'événement, peut-être le plus intéressant qui se produisit à la mort du chevalier de Lorimier, le 15 février 1839, fut l'acte de William Workman qui la veille de la pendaison alla trouver Sir John Colborne et lui démontrer que ces exécutions étaient illégales, parce que les militaires ne doivent faire fi des lois civiles qu'en temps de révolution, alors qu'aucune cour de justice civile n'existe. Ce fut en vain. M. Workman qui était capitaine de milice, à cette époque, remit aussitôt son épée au commandant et lui dit que dorénavant, il ne servirait plus la Reine en qualité d'officier. Et durant le reste de son existence il n'eut plus aucun rapport avec la milice ou les volontaires, car il qualifiait ces exécutions de « meurtres militaires ».

Hisiory and biographical Gazetteer of Montréal.

ReV. J.-D. BORTHWIGK

William Workman, né en Irlande, mort à Montréal, fut maire de Montréal de 1868 à 1870. Journaliste, puis marchand, et fondateur de la banque d'épargne.

Page 1