‹ Anecdotes canadiennesChapitre 333 sur 350 · LE FOULAGE DE L'ÉTOFFE · texte numérisé non relu

LE FOULAGE DE L'ÉTOFFE

Les vieux nous parlent encore des longues soirées occupées au foulage de Vétofje du pays.

On creusait un tronc d'arbre en forme d'auge. On y mettait l'étoffe ou flanelle humide et on frappait dessus en cadence avec de longues verges en s'accompagnant de danses appropriées.

Une de ces chansons commençait par ces mots :

Je le mène bien, je le mène droit, Je le mène bien mon beau dévidait.

Oh ! si mon papa le savait 1 Gomm' je le mène bien mon dévidait.

Etc., etc.

Pendant qu'une escouade travaillait, les autres chantaient. On se séparait en se donnant rendez -vous à un autre endroit.

L'Avenir. J.-C. Saint-Amant

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