LE FOULAGE DE L'ÉTOFFE
Les vieux nous parlent encore des longues soirées occupées au foulage de Vétofje du pays.
On creusait un tronc d'arbre en forme d'auge. On y mettait l'étoffe ou flanelle humide et on frappait dessus en cadence avec de longues verges en s'accompagnant de danses appropriées.
Une de ces chansons commençait par ces mots :
Je le mène bien, je le mène droit, Je le mène bien mon beau dévidait.
Oh ! si mon papa le savait 1 Gomm' je le mène bien mon dévidait.
Etc., etc.
Pendant qu'une escouade travaillait, les autres chantaient. On se séparait en se donnant rendez -vous à un autre endroit.
L'Avenir. J.-C. Saint-Amant