POTIER ET FONDEUR DE CUILLÈRES
Dans les registres de cette paroisse (Saint-Augustin), à la date du 6 février 1810, « on trouve le mariage de Pierre Côté, potier. C'est la première fois qu'il est fait mention d'un potier demeurant dans la paroisse.
« Ce métier a disparu du pays depuis plusieurs années ; mais, il y a trois quarts de siècle et bien auparavant, le potier jouait un rôle important dans le commerce domestique, alors que nos pères se
(1) On trouvera d'autres détails sur la ceinture fléchée à la page 172, vol. III du même Bulletin.
contentaient, sur leurs tables, de vaisselle de terre. On se rappelle avoir vu les objets de poterie de cette époque, conservée dans quelques familles, comme les terrines, pots, cruches, etc. »
Il y avait encore, dans ce temps-là, (il y a comme un demi-siècle) un homme qui passait par les maisons avec sa boutique sur le dos ; c'était le fondeur de cuillères, qui racommodait aussi les chaudrons et la vaisselle cassés, ou fêlés. L'arrivée de cet humble ouvrier, sous le toit de nos campagnes, était saluée avec plaisir par les enfants, qui aimaient à suivre avec attention l'opération nécessaire à la formation de ces grosses cuillères auxquelles le fondeur donnait un certain poids fixe, car elles devaient aussi servir à peser la laine, la filasse, etc., dans les balances de bois d'alors. Ces balances n'avaient pas le fini, le lustre des balances d'aujourd'hui ; mais elles avaient une quahté que celles-ci n'ont pas toujours : elles donnaient le poids.
Histoire de la paroisse de Saint- Augustin. A. Béghard