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ordre à répéter ses « bons mots » et à noter ses goûts, particulièrement en matière de poésie (p. lxvii- Lxxx) : au milieu de cette seconde partie, Conrart rajoute deux pages d'anecdotes sur les premiers vers et sur les jugements littéraires de Malherbe (Addition I toute littéraire), puis à la fin de la même partie il intercale les boutades politiques et religieuses (Addition II, première série de mots). — Racan passait ensuite aux disciples de Malherbe, disant surtout ses propres rapports avec son maître (p. lxxxi-lxxxvii), et en se répandant sur les critiques que lui lançait Malherbe, il revenait à donner une suite de « bons mots » à l'emporte-pièce. Ici Conrart ajoute à son tour une seconde série de mots de Malherbe (Addition IIÏ). — Enfin Racan contait, dans la dernière page (lxxxviii), la mort de son maître : Conrart profite de la demi-page blanche qui lui reste pour y inscrire deux nouvelles anecdotes qu'il a apprises sur cette mort (Addition IV relative à la mort de Malherbe).
L'auteur des passages intercalés : discussion.
Reste un dernier petit problème essentiel à résoudre : quel est l'auteur de ces 34 anecdotes supplémentaires ? C'est bien Conrart qui les a rédigées ; mais de qui les tenait-il ?
La question est d'autant plus complexe que Conrart, nous l'avons vu, les nota en maintes fois diverses. Elles sont donc probablement d'origines diflerentes, et il est nécessaire de les disjoindre pour les examiner chacune à son tour. La discussion où nous nous enga-
— logeons à présent ne peut donc être que le groupement rationnel des solutions particulières que nous proposons dans la suite pour chaque anecdote ; et sa place naturelle, nous le savons, serait plutôt à la fin de la brochure; mais nous n'avons pas voulu, d'autre part, séparer les parties de cette Introduction, qui se renvoient une mutuelle lumière. Nous engageons donc le lecteur qu'intéresse la question, à vouloir bien relire cette dernière partie après avoir pris connaissance de toutes les anecdotes et des notes dont nous les accompagnons.
Pour déterminer l'origine de nos historiettes, nous demanderons successivement des indications au sujet sur lequel elles roulent, au ion du récit et aux tours de phrases, puis nous en chercherons les traces dans les auteurs contemporains ; enfin nous interrogerons les deux savants modernes qui ont eu, il y a trente ans, connaissance de quelques-unes.