‹ Anecdotes sur la comtesse du BarryChapitre 13 sur 33 · AN KC DOTES · texte numérisé non relu

AN KC DOTES

ment la plus vile canaille, à quel point de licence on s'aqprimoit impunément sur la nouvelle maîtresse. Il n'y eut pas jusqu'à M. de Voltaire, qui, pour faire sa cour aux Choiseul, dont il étoit alors le très humble serviteur, ne s'égayât à cette occasion. Il se permit un conte, pour le moins très indécent, qui, dès ce tcmps-là même, étoit très rare et l'est devenu beaucoup plus depuis. Il étoit intitulé l'Apothéose du roi Pétaut. Le voici :

Mes amis, c'est assez vous parler d'Opéra, De la cour, d'Arleqnin, même de la Sorbonae:

Faisons chacun un conte ; et rira qui pourra.

Voici le mien, et je vous l'abandonne :

Cëtoit un bon humain que le grand roi Pétavtl Vous vous rappcicir tous la rare obéissance Qu'il eut plus de trente ans pour la vieille éminence'. Auaai toua lea auteura l'élogent-ila tout haut : Ils disent de lui tous dans leur mflic cloquence. Qu'il eut mille vertus et pas un seul défaut. Cest un peu fort, en conscience.

\'nus et moi, nf>us sa\ons qu'entre plus d'un Bonneûlt Le saint homme, parfois, buvoit par excellence; Qu*il eut à son senrice (et fusqu^ son tombeau)

Ce qu'à la cour, nu t hit >^ peint en beau.

Nous appelons le bon ami du prince ;

Mais qu*à la ville, et aurtout en province,

Les gens grossiers appellent maquereau*.

Il vous souvient encor de cette tour de Ntslt, MMnHUe, Ijrmait, Reuxdiéteau, Pi^omdour.

Mais, dans lu foule enfui de peut-êtrecent bellea.

Qu'il honora de son atuour, Vous distinguez, |e crois, celle qu'à notre cour

On soutenoit n'avoir jamais été cruelle, bonne pAte de femelle;

Combien d*heureux fit-elle dans sea bras!

Çfiif dans Paris, connut ses appas ?

Du laquais au marquis chacun se souvient d'elle.

Mais laissons là ses séduisants appas:

Portons nos yeux vers la route étemelle.

Le bon Fétaut comme un autre mourut;

De notre globe «nia il disparut.

Son âme fugitlTe, erranta^ très peu êàrt,

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