‹ Anémie Hypochrome Achylique essentielleChapitre 17 sur 44 · PET · texte numérisé non relu

PET

RE > É PR PORN D fe HO : à

AS LUS ie ne Rd nr RER

ép .

AS

ant 492

guérison ‘fut absolument complète. Dans les mêmes délais, c’est-à-dire en trois ou quatre semaines, Swift a vu disparaître les plaques blanchâtres de la vulve même la plus leucoplasique d’aspect.

Dans un cas voisin, sinon analogue, l'efficacité du traitement ferrique nous fut encore démontrée par une rechute à l’occasion de la suspension de la thérapeutique.

Nous n’avons jamais eu, en effet, l’occasion d’observer de prurit vulvaire avec anémie hypochrome nette, mais l’examen systématique des malades pruritiques, en vue de celte.recherche, dont tous les dermatologistes comprendront Pintérêt, nous a permis, dans trois cas, deux prurits vulvaires, un prurit anal, de mette en évidence une achlorhydrie complète. Ces mêmes malades furent, comme nous le rap- Portons, considérablement améliorés par le traitement £errique. Quelle que soit l’idée pathogénique qu’on se fasse de ces cas, ils sont à retenir; ils nous ont paru d’ailleurs rares; tous les prurits vulvaires en apparence idiopathiques avec achlorhydrie ne réagissent pas au fer, et il ne faudrait pas exagérer leur fréquence et leur importance.

IH. — La PLACE DES ALTÉRATIONS CUTANÉO-MUQUEUSES

DANS L'ANÉMIE HYPOCHROME ACHYLIQUE.

Il semble difficile de nier la spécificité des altérations cutanéo-muqueuses quand on les voit coexister avec une anémie hypochrome achylique typique, et réagir admirablement, comme l’anémie elle-même, au tr

aitement ferrique intensif.

Plus discutables sont les mêmes altérations les voit coexister avec des modifications discrètes, où même quand celles-ci font eu, dans cet ordre de f sites lisses diffuses,

prurit anal avec e

> Quand on hématologiques défaut; nous avons aits, l’occasion d'observer des glosdeux cas de prurit vulvaire, un cas de achlorhydrie et atrophie gastrique, mais

sans aucune modification hématologique, qui ont été amé- Jiorés ou qui ont guéri sous l'influence du traitement ferrique.

Or peut objecter que, dans ces cas, le critère thérapeutique ne signifie pas grand’chose, et que le mode d’action du fer n’est pas toujours semblable suivant les cas. Il nous a paru pourtant logique de rattacher ces faits, au moins provsoirement, à l’anémie hypochrome achylique, en les considérant comme des formes incomplètes ou de début d’une maladie dont l’anémie hypochrome n’est qu’une expression inconstante. En faveur de cette conception plaident un certain nombre de raisons qui sont, en dehors de la preuve thérapeutique, leur existence dans l’anémie hypochrome caractérisée, la coexistence d’achlorhydrie et d’atrophie gastrique, le fait, signalé par de nombreux auteurs, que les altérations cutanéo-muqueuses (glossite, fissures labio-commissurales, koïlonychie) peuvent précéder l’anémie de plusieurs mois, voire de plusieurs

* années. C’est la conclusion à laquelle arrive d’ailleurs Van Leuwen, qui conseille le traitement ferrique d’épreuve devant toute achlorhydrie en apparence idiopathique.

Convient-il de rattacher à ces formes mineures ou non anémiques les cas d’urticaire chronique avec achlorhydrie que nous avons vu guérir, quelquefois définitivement, sous l'influence du fer? La question reste ouverte, car la coexistence d’urticaire et d’anémie chlorotique évidente est rare; nous n’en avons relevé que cinq cas; l’un est un cas personnel, les quatre autres sont ceux qu’étudia Alibert dans sa description princeps de l’urticaire chronique, et qui avaient trait à quatre sœurs, toutes quatre, dit-il, « chlorotiques et hystériques ».

Nous avions cru d’abord que ces urticaires étaient sous la dépendance d’un défaut de la digestion ou de fermentations intestinales, conséquences de l’achlorhydrie; le succès thérapeutique du fer, les sécrétions gastriques res-

Le

tant inchangées, nous a montré qu'il n’en était rien. Le

fer paraît donc avoir une action selle: UE comparable

à celle qu'il a dans l’anémie hypochrome essentielle où ù: le mécanisme est-il différent? Nous ne saurions Poe à

Atiel

Page 1