‹ Anesthésie rachidienne obstétricale limitée à la région périnéale par injection d'une solution concentrée de novocaïneChapitre 12 sur 22 · VE RU A · texte numérisé non relu

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périnéo-anale : périnéorraphies secondaires, ablation de glande de Bartholin. La simplicité et l’innocuité de la méthode en font dans ces cas un procédé de choix. Employée au cours de la gestation cette anesthésie n’a été l’occasion d'aucun trouble et n’a pas provoqué l’ac-

couchement.

Suites de l'anesthésie.

La délivrance s’est toujours effectuée naturellement : et dans les délais normaux à la faveur d'une bonne rétraction de l’utérus. Une action favorable sur la délivrance est depuis longtemps notée dans les rachianesthésies usuelles. Dans un seul cas il y eut une hémorragie assez abondante ayant nécessité une délivrance artificielle.

Jamais ni incident, ni accident, au cours des anesthésies. Une fois, une femme a eu quelques nausées peu de temps après l’injection (Obs. 1251) ; 11 faut dire que la dose de novocaïne était un peu plus forte que de coutume, l’anesthésie d’ailleurs était plus étendue, occupant les membres inférieurs. Il n’y eut jamais ni paralysie, ni troubles de la marche.

Quelquefois, dans cinq ou six cas, la première miction n'eut lieu-que de dix à vingt-quatre heures après l’anesthésie, vingt-sept heures dans un cas, mais dans tous les cas elle fut spontanée. Comme ïl n’est pas exceptionnel après un accouchement sans anesthésie d’observer de la rétention d’urine, il ne semble pas certain que la rachi

soit à incriminer.

Dans cinq ou six cas également nous avons noté de la céphalée ; apparaissant en général au bout de vingtquatre heures, durant un ou deux jours elle n’a persisté qu'une fois pendant quatre ou cinq jours (Obs. 1855). Une ponction lombaire fut pratiquée chez cette femme ; le liquide céphalo-rachidien n’était pas hypertendu et ne présentait aucune réaction albumineuse ou cytologique.

Et ceci nous amène à insister de nouveau sur la nécessité de n’employer que des aiguilles à ponction lombaire fines. Les céphalées que nous avons constatées sont vraisemblablement dues, comme celles qui sont consécutives aux ponctions lombaires simples, à l'écoulement du liquide céphalo-rachidien par l’orifice créé dans la duremère par l'aiguille. Chez toutes les femmes ayant présenté quelque céphalée on avait utilisé des aiguilles de gros calibre.

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