I. — Interventions obstétricales
Ce procédé d’anesthésie a été employé dans les inter-
ventions suivantes.
1° Applications de forceps.
Il s'agissait le plus souvent d'application de forceps à la partie moyenne ou haute de l’excavation, dans des
Tous
variétés transverses ou postérieures. Outre que le relâchement périnéal et vaginal facilite l’examen manuel profond, si souvent utile pour assurer un bon diagnostic duquel dépendra une bonne prise ; les cuillers seront placées plus facilement et en particulier dans les bassins rétrécis (30 p. 100 des cas). La rotation et la descente de la tête se font aisément et avec peu de risque de traumatisme pour les parois vaginales.
La persistance des contractions utérines pendant l’anesthésie, l’absence de résistance du côté du périnée rendent l’extraction facile.
29 Embryotomies. -
Dans la basiotripsie ou la cranioclasie l’état de flaceidité des parties molles permet la traction très en bas ; les branches rectilignes des instruments sont ainsi moins
traumatisantes pour la paroi postérieure du vagin.
30 Versions par manœuvres internes.
Bien que l’anesthésie de l'utérus ne soit pas obtenue par ce procédé et malgré la persistance des contractions utérines, il fut employé pour des versions par manœuvres internes. L'introduction de la main est absolument facile et indolore ; l’évolution du fœtus n’a pas paru être dou-
loureuse.
LADA
40 Exlraclions du siège.
Ici comme pour les forceps cette anesthésie est particulièrement indiquée, que l’on ait affaire à une présentation du siège ou bien à une extraction après version.
Dans les cas de siège décomplété, mode des fesses, la recherche et l’abaissement du pied sont rendus très aisés par l’anesthésie. L’extraction et, en particulier, la maœuvre de Mauriceau se font très facilement grâce à
l'absence de résistance périnéale.
D0 Périnéorraphies.
Nous avons déjà dit combien les risques de déchirure étaient diminués grâce au relâchement du périnée. Lorsqu’elles existent, les déchirures sont en général très superficielles. Que l’on ait à suturer une déchirure ou une épisiotomie nécessitée au moment du dégagement, dans tous les cas, la périnéorraphie a pu être faite après la délivrance. L’anesthésie était à ce moment encore très
bonne.
IT. — Interventions gynécologiques.
En dehors des interventions obstétricales que nous venons de passer en revue, la rachianesthésie limitée a été employée avec succès pour quelques petites inter-
ventions gynécologiques portant sur la région génito-