‹ Anesthésie régionaleChapitre 2 sur 20 · A) AVANTAGES SUR LA NARCOSE · texte numérisé non relu

A) AVANTAGES SUR LA NARCOSE

1° Les dangers postanesthésiques sont nuls. Les cellules de l'organisme soumis à l'action de l'éther et surtout du chloroforme sont, pendant longtemps, en état de moindre résistance. On se rend compte de ce trouble des cellules et surtout de la cellule hépatique par l'examen des urines ; on trouve, en effet, après anesthésie au chloroforme : diminution de l'urée, augmentation de l'azote total, de l'acide urique, des bases xanthiniques, des sels ammoniacaux, des matières extractives, de tous les produits de déchet. Quant à l'éther, il est quelquefois responsable d'une bronchite ou, ce qui est infiniment plus grave, d'un œdème pulmonaire dû au grand abaissement de température :

2° Suppression ou presque du shock. Le malade « endormi » souffre pendant l'opération ; la narcose fait perdre conscience de la souffrance mais n'empêche pas la transmission de l'impression douloureuse jusqu'aux neurones ; ces derniers ne semblent pas capables de supporter des « décharges » trop fortes sans s'altérer : c'est le shock. L'anesthésie locale supprime cet inconvénient puisqu'elle produit une section physiologique des conducteurs nerveux.

(i) (Pauchet, Sourdat et Labouré), Anesthésie Régionale, 220 figures, 250 pages. Doin, éditeur, 2^ édition, 1917.

3" La tâche du chirurgien peut être facilitée dans certaines opérations : dans la bouche, sur le cou, le thorax, etc..

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