II. ANESTHÉSIQUES LOCAUX
Nous nous sommes occupé jusqu'à présent des agents anesthésiques administrés par l'inhalation pulmonaire ; nous avons laissé de côlé à dessein l'ancsthésie par la voie rectale, comme elle avait été conseillée par Pirogoff, et avant lui par un autre médecin. Ce procédé ne mérite aujourd'hui qu'une simple mention.
L'ancsthésie localisée est celle qu'on circonscrit à une région du corps, et qu'on obtient par l'application directe des agents anesthésiques. Ceux-ci sont généralement empruntés aux corps chimiques à combinaison binaire, ou bien encore à des agents ou à des mélanges réfrigérants. On peut dire que les essais, qui ont été faits dans le but d'éteindre la sensibilité dans une région du corps par des applications directes, marquent les premiers pas de l'ancsthésie. L'idée de l'ancsthésie locale s'est présentée au début même de son histoire ; Nunneley et Simpson, par suite de certaines expériences sur les animaux cherchèrent à obtenir l'éthérisation localisée.
D'un autre côté, Jules Roux, de Toulon, cédant à ses propres inspirations, essaya de modifier la sensibilité douloureuse du moignon de certains amputés par des applications locales de chloroforme ou d'éther, et ses observations montrèrent l'utilité que ce moyen pourrait avoir dans quelques cas.
Les accidents observés par l'administration du chloroforme et de l'éther fixèrent plus particulièrement l'attention des chirurgiens sur la possi-
i54 ANESTHÉSIQUES LOCAUX. — agents anesthésiques.
bilité d'obtenir l'insensibilité des parties par des moyens locaux, et James Arnott, de Brighton, en 1854, assura que cela pouvait être fait à l'aide de mélanges réfrigérants, et dans l'ardeur de ses convictions, il accusâtes anesthésiques de rendre les opérations plus graves, plus meurtrières. En Amérique, Alexandre Wood porta la question sur le terrain de la clinique, et démontra que lé rêve d' Arnott était loin de donner ce que son auteur attendait, et que si, dans quelques cas, ce moyen pouvait être employé, iî était insuffisant à remplacer le chloroforme ou l'éther.
Agents d*anestliésie locale. — Les anesthésiques employés dans le but d'obtenir l'anesthésie locale sont : 1" le chloroforme et l'éther; 2"^ un mélange de chloroforme et de camplire; 5° l'éther chlorhydrique, chlorhydrique bichloré ; 4*" le gaz acide carbonique ; 5" le gaz oxyde de carbone ; 6*^ le bisulfure de carbone ; 7° les mélanges réfrigérants ; 8° le narcotisme voltaïque ; 9° l'électricité; 10° le bromure de potassium; H'' l'hypnotisme.
1° Chloroforme et éther. — Ces deux agents seuls, ou combinés avec le camphre ou l'acide carbonique, ont été préconisés pour obtenir l'anesthésie locale. Le mélange d'acide carbonique et de chloroforme a été conseillé par Fordos. Snow proposa également d'appliquer sur les parties douloureuses des compresses imbibées de chloroforme, et de couvrir le tout avec du taffetas gommé. Ce procédé réussit quelquefois dans des cas d'hyperesthésie cutanée intense. Des courants de vapeurs de chloroforme ou d'éther, projetés sur les parties douloureuses, ont également été conseillés. Hardy, de Dubhn, employa avec succès des douches de chloroforme dans des cas de cancer de l'utérus, et à cet effet, il imagina une petite seringue d'une forme particulière. Les essais du médecin irlandais ont été expérimentés à Paris, et Guérard a fait la remarque que l'insensibilité produite par ce procédé, était le résultat de la réfrigération occasionnée par l'évaporation, plutôt que l'action stupéfiante du chloroforme, et comme l'éther a une volatilité plus grande, il conseilla d'employer de préférence l'éther au chloroforme. Les expériences de Richet, en France, et celles du docteur Ehrenreich, en Allemagne, montrèrent que ce moyen pouvait être employé exceptionnellement dans quelques cas.
Toutes les fois que le besoin de la pratique exigera l'emploi d un moyen anesthésique local, je crois que l'éther ou le chloroforme, pulvérisé par un des nombreux instruments connus, notamment par celui de Lûer, pourra donner des résultats avantageux. Un mélange de 15 grammes de camphre et de 50 grammes de chloroforme, conseillé par Cordoux,peut être quelquefois employé avec succès.
2** Éther chlorhydrique. — Agent d'une volatilité très-grande, difficile à manier, et d'un prix très-élevé, il se trouve par ce fait, exclu de la pratique, mais l'éther chlorhydrique bichloré, proposé par Mialhe, et expérimenté par Aran, produit une anesthésie locale très-efficace.
Acide carbonique. — L'acide carbonique a été employé depuis longtemps comme agent stupéfiant ; il a même devancé l'anesthésie chirurgicale. A ce propos, on peut faire un rapprochement assez curieux,
ANESTHÉSIQUES LOCAUX. — agents anesthésiques.
et qui démontre toute la puissance d'une idée en voie d'évolution. C'est dans l'établissement même ou Beddôes et Davy ont fait leurs expériences avec l'éther et le gaz protoxyde d'azote, que l'acide carbonique a été aussi employé; son intervention dans la thérapeutique date de 1794. Ingenhousz et Ewart en firent les premières applications. En 1838, Ileider, se rappelant les propriétés stupéfiantes de cet agent, et connaissant la grande quantité d'acide carbonique, dissous dans l'eau de Marienbad, les employa en douches dans les affections utérines.
En 1855, Simpson et Scanzoni, et plus tard Ilerpin de Metz et Follin, essayèrent également avec avantage l'action de douches avec de l'acide carbonique pour calmer les douleurs causées par les diverses affections utérines. L'efficacité de ce gaz comme agent anesthésique local est parfaitement établie; et les indications à son emploi se rencontrent surtout lorsqu'il faut le porter sur un organe placé au fond d'un canal. Un appareil spécial est nécessaire à son usage; celui de Fordos (fig. 30), décrit
La fig. 1 représente le gazo-injecteur ; lafig. 2 représenle une coupe perpendiculaire du lube en étain. — L'appareil gazo-injecteur (fig. 1) se compose : \° d'une carafe; 2° d'un tube en étain; 5° d'un tulDc en caoutchouc terminé par une canule. — La carafe (fig. 1, A), semblable aux siphons à eau gazeuse, est en verre épais et delà capacité d'un litre. Le tube en étain (fig. 1, B) est ajusté sur le goulot de la carafe et fait l'office de bouchon. Il a la forme d'un étui et porte dans son intérieur une couche de fragments de marbre au fond (fig. 2, M), et par-dessus une couche plus épaisse de morceaux d'éponge (fig. 2, DD); il est percé de trous à la partie inférieure pour livrer passage au gaz ; il est fermé à la partie supérieure par un couvercle vissé (fig. 4, G), que l'on peut enlever h volonté. A la partie latérale, immédiatement au-dessous du couvercle, est soudé un petit tube en étain, sur lequel on adapte un tube en caoutchouc pour diriger le gaz sur la partie malade, le tube en caoutchouc porte à son extrémité une canule de 15 à 20 centimètres de long, terminée en olive et n'ayant qu'une ouverture à l'extrémité .
Fig. 50. — Appareil gazo-injecteur.
par Réveil, remplit parfaitement cette condition. On pourrait au besoin se servir d'une simple carafe à l'extrémité de laquelle, on placerait un tube terminé par un embout en arrosoir. On trouvera dans les livres de chimie l'indication des procédés à suivre pour obtenir l'acide carbonique ; nous conseillons cependant la formule suivante :
Acide tartrique 30 grammes.
Bicarbonate de soude en poudre 38
Eau 250
4° Gaz oxyde de carbone. — Le gaz oxyde de carbone, découvert en 1781 par Lassonne, et étudié par Priestley en 1800, a été de la part de
256 ANESTHÉSIQUES LOCAUX. — agents anesthésiques.
lourdes de Strasbourg, et d'Ozanam le sujet de recherches importantes. Ces observateurs ont mis en relief la puissance anestliésique de cet agent, tout en signalant ses dangers. En effet, l'oxyde de carbone est un gaz très-délétère, et dont l'inhalation tue rapidement. Il a été employé avec avantage dans des cas de coxalgie douloureuse, et dans des affections de l'utérus par Léon Coze. Ce médecin obtint facilement une insensibilité rapide, mais les malades chez lesquels il fut employé conservèrent des vertiges pendant quelques jours. C'est, quoi qu'en dise Ozanam, un agent •dangereux qu'il ne faut pas employer.
5° Bisulfure de carbone. — Le bisulfure de carbone est un agent aussi puissant que dangereux, et dont l'action se concentre particulièrement sur les organes générateurs, ainsi que Ta fait connaître Delpech. L'odeur désagréable de cet agent et son action spéciale le mettent en quelque sorte hors de cause comme agent anesthésique.
G"* Mélanges réfrigérants. — Il est incontestable que l'action du froid sur le tégument externe modifie beaucoup la sensibilité des parties. Cette modification est en raison directe du degré de température. Les expériences de John Hunter, les observations des navigateurs Parry et Ross, celles de Larrey à la bataille d'Eylau nous ont fourni à cet égard des données suffisantes. Dans le but d'éviter les dangers produits par l'administration du chloroforme et de l'éther, tout en réservant au malade le bénéfice de l'anesthésie, James Arnott proposa d'obtenir l'anesthésie par la réfrigération des parties, et un mélange de glace et de sel marin était, suivant lui, un moyen excellent pour obtenir une anesthésie suffisante. Poursuivant son idée, il s'est attaché, ainsi qu'il a été dit, à relever tous les accidents mortels produits par le chloroforme, et les fit servir d'auxiliaires en faveur de son opinion. La plupart des opérations, suivant lui, pouvaient être pratiquées sous l'influence d'une anesthésie produite par le froid. Ce moyen, essayé à Paris, en 1850, par Velpeau et Nélaton, et en Amérique, par Wood, en 1854, a pu servir dans certains cas ; mais il a été jugé insuffisant. D'ailleurs, ce procédé présente certains inconvénients. Il produit quelquefois une congélation assez profonde pour déterminer des eschares superficielles; d'autres fois, il est suivi d'une réaction inflammatoire assez vive, et produit même des angioleucites. Quoi qu'il en soit, le mélange indiqué par Arnott, c'est-à-dire du sel et de la glace pulvérisée, placés dans une vessie ordinaire, ou dans une poche de caoutchouc suffit dans la pratique. Réveil a publié diverses formules de mélanges réfrigérants.
7» Narcotisme voltaique. — Sous ce nom, Richardson a décrit le procédé suivant pour obtenir l'anesthésie localisée : un mélange composé de
Teinture d'aconit 90 grammes.
Extrait d'aconit 1
Chloroforme. 12
Une éponge imbibée de ce mélange est appliquée sur la partie qu'on veut anesthésier ; on couvre l'éponge avec une plaque de cuivre et on met le tout en communication avec une pile électrique d'une faible tension.
ANESTHÉSIQUKS LOCAUX. — agem^ anestiiksiquks.
Richardson assure qu'à l'aide de ce j)roccdé on peut obtenir une anesthésie suffisante pour les opérations.
Les expériences de Waller ont démontre que l'insensibilité produite par ce moyen était due à l'action locale du chloroforme et de l'aconit, plutôt qu'à Télectricilé.
8" Électricité. — L'anestliésie électrique, vantée outre mesure par Francis, de Philadelphie, a été expérimentée par Morel Lavallée et Nélaton. Les résultats que ces chirurgiens en ont obtenu montrent qu'elle ne peut pas être admise dans la pratique d'une manière générale.
9° Hypnotisme. Pour terminer la série des agents anesthésiques, il nous reste à dire quelques mots, non plus d'une substance nouvelle, mais d'une curiosité, d'une fantaisie, qui, comme une étoile fdante, traversa le domaine de la thérapeutique, sans laisser trace de son règne éphémère ; je veux parler de l'hypnotisme. Mais qu'est-ce que l'hypnotisme, et que doiton entendre par cette appellation. Ce mot a été créé par Braid, chirurgien de Manchester, pour expliquer quelques phénomènes nerveux qu'on remarque chez certains individus. Il y a une vingtaine d'années, au moment où le magnétisme animal avait la vogue et que, dans des exhibitions publiques, on montrait la toute-puissance de ce mystérieux fluide, Braid vint jeter le trouble au milieu de la cohorte des adeptes, en montrant que les phénomènes qu'on produisait devant un public crédule, étaient le résultat d'une m.odification des fonctions nerveuses, et nullement le résultat de l'influence d'un fluide qui opérait à commandement, et qui se transmettait à volonté d'un individu à un autre.
Il démontra que, par suite des modifications de l'innervation, lorsque l'attention était fixée fortement, il se produisait une concentration, une abstraction intellectuelle telle, qu'elle produisait un état cataleptique, ou même une insensibilité complète.
Cela s'observait surtout chez les individus essentiellement, nerveux. Ainsi, lorsque, pendant quelque temps, on fixait attentivement, exclusivement les regards sur un corps, et notamment sur un objet brillant, placjé devant les yeux, une boule de cristal ou un objet métallique, par exemple, on arrivait en peu de temps à cet état de contention d'esprit, d'abstraction absolue qui rend pour un moment les individus étrangers à tout ce qui se passe autour d'eux. Dans cet état de contemplation, d'absorption intellectuelle, la sensibilité se paralyse et les individus deviennent anesthésiques. Cette extase, qui rappeUe l'abstraction complète des fakirs de l'Inde et des moines du mont Athos, produit une concentration de toutes les fonctions sensoriales : l'annihilation de la vue, de l'ouïe, et une immobilité presque absolue. Cet état a suggéré à Azam, de Bordeaux, l'idée de le mettre à profit pour les opérations chirurgicales. Accueilli avec faveur, presque avec enthousiasme, préconisé avec ardeur par Broca, le mot hypnotisme retentit plus d'une fois dans l'enceinte de l'Académie des sciences et de la Société de chirurgie, et excita la curiosité des chirurgiens. Mais un examen plus calme, en démontrant tout ce que ces phénomènes physiologiques avaient d'intéressant, et en montrant également l?
NOUV. DICT, M|2d. et ClJIIl. il. 17
ANESTHÉSIQUES. — bibliographie.
vérité de ce qui avait été dit, a prouvé par l'abandon même qui en fut tait par ceux qui le vantaient le plus, que l'hypnotisme ne pouvait pas être un agent utile et efticace dans la pratique des opérations chirurgicales.
Beddoes (Ricli.), Letter to L. Darwin, on a Jlethod oi treating Pulmonary Gonsumption. Bristol,
Ingenhousz (Jean], Miscellanea medico-physica, 1794-1795, p. 8.
Pkabson (Rich.), Médical Fact and Observ., vol. YII, p. 95, some Account of tlie Effects ot the
Vapour ot Yitriolic iT'ither in Cases of Phthisis, 1797. .Davy (Humphry), Chemical and Plùlosophical Rescarches concerning Nitrous Oxyde an dits Respiration. London, 1800, in-8.
Braid, ISeurynology or the Rationale of Nervous Sleep considered in Relation with xVnimal
Magnelism. London, 1845.
Amussat, Comptes rendus de T Académie des se, 1847. T. XXIV, p. 804, 907; t. XXV, p. 284.
Bulletin de l'Académie demédecine, Paris, 1847. T. XII. p. 262 à 400, 1847-48; 1847-48 1. XIII,
et 1848 -49, t. XIV, p. 203 à 497.
DoYÈRE, Études phys. et physiol. de l'éthiîrisation, dosage de la vapeur d'éth r [Gazette méd. de
Paris, 1847, p. 355).
Fi-ouRENs. Comptes rendus de VAcad. des sciences, 1847; vol I, p. 161, 257, 541 . Jackson (Gh. T.), Lettre à l'Académie des sciences. Comptes rendus de VAcad. des se, 1847;
t XXIV et XXV. — Documents pour revendiquer ses droits à la priorité de l'application de l'éther.
Comptes rendus, t. XXIV et XXV, 1847.
Lach (F. J.), De l'éther sulfiirique, de son action physiologique et de son application. Paris, 1847,
in-8. — Gaz. méd. de Strasbourg, 18t)5. LoNGET, Expériences relatives aux effets de l'inhalation de l'éther sulfurique [Arch. gén. de méd.
Mars. 1847).
Magendie, Comptes rendus de VAcad. des se., 1847, t. XXIV.
MoRTON (W.), Mémoire sur la découverte du nouvel emploi de l'éther sulfurique. Paris, 1847, in-8. — Statements supported by Evidence on his Claim to the Discovery of the Anesthsesic Properlies of Ether. Washington, 1853, in-8,
PiROGOFF, Recherches pratiques et physiologiques sur l'éthérisation. St.-Pétersbourg, 1847, in-8.
Roux (Jules), De l'amputation et de l'éthérisme dans le tétanos traumat. Union méd-, 1848, p. 356.
Roux (Ph. Jos.), Comptes rendus de V Académie des se. 1847, t. XXIV et XXV. Sedillot, De l'éthérisation et des opérations chirurg. pratiquées sans douleur IGaz. méd. deStrasb. 1847. p. 35). — De 1 insensibilité produite par le chloroforme et par l'éther. Paris, 1848, in-8.
— Des effets onesthésiques du chloroforme [Gaz. méd. di Strasb. 1848, p. 153). — Lettre adressée à M. le président de l'Académie des sciences [Goz. méd. deStrasb. 1852, p. 55). — De quelques phénomènes psychologiques produits parle chloroforme, etc. [Gaz,, méd. de Strasb. 1864, p. 136).
Simpson, On Etherisation in Surgery •^Monthlij Journ. ofmed. Se, 1847-1848 ; new Séries, p. 145),
— On History of Anaesthetics Agents. 1847, 143, 312, 445, 452. — On Superinduction of Ansestliesia in Naturaland Morbid ])i\rimdion{Edinburgh Monthly Journal, 1847, 520). — Account of a new Anaesthesic as substitute for Suif. Ether in Surgery and Midwifery. Edinburgh, 1847. — Noies on the Anœsthetic Effets of Chloride of Hydrocarbon, Nitrate of Ethyle, Benzin, Aldéhyde, Bisulphuret of Carbon [Monthly Journ. ofMed. Sc-, 1847-1848, p. 740). — On local Anaîsthesia [Proninc. Med. Journal, juillet, 1848). — A few Obs. on Carbonic and Gaz as a local Anaîsthetic on Utérine Diseases [Edinburgh Med. Journal. July, 1850, p. 90).
Snow, On the Inhalation of the Vapeurs of Ether in Surgical opérât. [London med. Ga2.,1847,
498. — London med. Gaz., 1848; vol. VIII, p. 843). — On Chloroform and other Anaîsthetics
Agents, their Aclion and Administration. London, 1858, in-8. Wells (Horace), History of Application of Nitrous Oxyde Gaz Ether and other Vapeurs to Surgical
Opérations. Hartford, U. S. 1847.
Chambert, Des effets physiologiques et thérapeutiques des éthers. Paris, 1848. Miller, Surgical Expériences of Chloroform, 1848. — Principles of Surgery, 2« ed,. 1850. SiLVESTER, On the Administration of Anaesthetics in former Times [iMnd. med. Gaz., 1848, vol VI)- Warren, In Etherisation wilh Surgical Reniarks. Boston, 1848. '^vmELEY,' Transactions of Provincial Médical and Surgical Association. 1849. Simonin (J. B.), De l'emploi de l'éther sulfurique et du chloroforme à la clinique chirurg. de
Nancy, 1849; t. I et 11.
ANESTIIÉSIQUES. — dibliogiupiiie. 259 AiuN,Notc sur la niédic. anesthésique locale. Union méd., 1850.
BouissoN, Traité delà méthode anesthésique appliquée à la chirurgie et aux différentes hranchcs de guérir. Paris, 1850.
Hawyard, American Journ. ofMed. Sciences. Juillet, 1850. — Remarks on Anaîsthesia and Agents employedto produce it. [British andForeign Medico-Chir. Review. Octoh, 1859, 4801.
FoLLiN, Études hist. sur l'anesth. loc. par l'acide carhonique [Arch. de méd., nov. 1851; t. VIII. p. 008, et Bull, de la Soc. de chirurgie, t. VII, 185G-57).
Guoss, Edinb. Monthly Journ. Feh. 1851.
Robert (Alph.), Rapport sur un cas de mort par le chloroforme [Bull. Soc. de chir. t. III, 1« série. 1852-1855, p. 582).
TouRDEs, Remarques sur la mort par le chloroforme au po.int de vue médico-légal [Gaz. méd de Strasl?., d852, p. 25). — Du gaz oxyde de caibone comme agent anesthésique [Gaz. méd. de Strasbourg. 1857, p. 17, 142). — Recherches sur les effets anesthésiques de l'amylène [Gaz ' méd. de Strasb., ^. ^1).
Bulletin de la Société de chirurgie. série, t. III et IV, 1855-1854.
Hardy, Bublinmed. Journal, 1855, nov., p. 305.
•Arnott (James), Local Anaîsthesia by cold [Med. Times and Gaz., 1854-1850,1857 .t. I, p. 155 et 160). — On the Effects of Ghloroform upon the Results of Surgical Opérations [Med. Times, 1856; t. II, p. 4111.
RicHET, De l'anestliésic localisée. Bull, de la Soc. de chir., 1854, t. IV.
Delpech, Mém. sur les accid. que développe chez les ouvriers en caoutchouc l'inhalation du sulfur. de carb. [Archiv. gén. de méd., 1856). — Industrie du caoutchouc soufflé : Piecherches sur l'inloxication spéciale que détermine le sulfure de carbone. [Ann. dliygiène, 1865, 2» série, t. XIX, p. 65).
Deverote, Bull, de VAcad. de méd. t. XXII, 1856-57.
Giraldès, Études cliniques sur l'amylène [Bull, de l'Acad. de méd., t. XXII, p. 1118, 1857. —
Bull, de la Soc.de chir., t. VII, 1856-5].) Holmes, Mortality of Amput. after Ghloroform (Merf. Times, Novemb., 1856; p. 478). OzANAM (Ch.), De l'action anesthésique du gaz oxyde de carbone [Archives de méd.. 1857,
p. 159, 5« série, t. I).
ScRivE (G.), Relation médico-chir. de la campagne d'Orient. Paris, 1857, in-8. Baudens, La guerre de Grimée, les campements, les abris, les ambulances, etc. Paris. 1858,in-12. FoRDos, Journal de Pharmacie. Mai 1858, p. 533. Mac Leod, Notes on the Surgery of Crimean \Var. London, 1858. Chapman, Westminster Review. Janvier, 1859.
RicHARDsoN, On Voltaic Narcotism for product local Ansesthesia for Surgical Opérations [Med. Times and Gaz. February and June, 1859). — Researches on the Treatement of suspended Animation [British Foreign Med. Chir. Review. avril 1863. 478).
AzAM, Note sur le sommeil nerveux ou hypnotisme [Arch. gén, de méd. et Gaz. werf., janvier 1860).
Behrends, Les dangers du chlorof. Règles pour les éviter (Henke's Zeitschrift, vol. XXXIX. cité
dans Year Book New Syd.Soc, 1860, p. 461). Broca, Sur l'anesthésie chir. provoquée par l'hypnotisme [Bull, de la Soc. de chir. T. X.
l--^ série, 1860 p. 247).
Friedberg, In Virchow's Archiv fiir patholog. Anatomie und Physiologie und fûr klinische
Med. Berlin, t. XVI, 1860.
KiDD, On Nature of Death from the Administration of Ansesthetic Especially of Ghlorof. and Ether
[British Association for the Advauc. Se, 1860-1861. —British Med. Jowrw., 1860, p. 747).
— On Ghloroform its administration [Lond. med. Review, 1863). Lallemand et Perrin, De l'action de l'alcool, des anesth. et du gaz acide carbonique sur les centres
nerveux [Comptes rendus de VAcad. des Se, 1860, p. 400). — Maurice Perrin, De l'Anes-
thésie chirurgicale. Paris, 1863.
Langenbecr, Deutsche Klinik cité dans Dublin Médical Press. Déc. 1860, p. 415. Berchon (E.), De l'emploi méthodique des anesthésiques et principalement du chloroforme à
l'aide de Tappareil réglementaire dans le service de santé de la marine. Paris, 1861, in-8,
avec pl. — Mémoires de la Société de biologie, 1862. Jackson (Gh. T.), Action of the Ghloroform on the Blood, probable Gause of its Effets when
inhaled as an Anaîsthetic [Boston med. chir. Journal. Mai 1861). Lente, American Journ. ofMed. Science, 1861.
LoNGMOBE, in Holmes' System of Surgery. ^ol. II, Guns shots wounds, 1861.
Report of a Gommittee of the Boston Society for Médical Improvement on the obligcd Dangers
vvhich accompany the Inhalation of the Vapour of Sulfuric Ether. Boston, 1861. Legouest, Traité de Chirurgie d'armée. Paris, 1862.
260 ANESTHÉSIQUES. — bibliographie.
Hergott. Règles pratiques de l'administration du chloroforme [Bull, de thérap., t. LXIII. —
Gaz. méd. de Strasbourg, 1865, n" 7 et 8). Sansom, On the Action of Chloroform [Med. Times and Gaz. Avril 1865). — On Modes ot Deatn
from Chloroform [Lancet, 24 août).
Abstractof the Report of Committee of Chloroform. Roy. Med. Chir. Soc. [Lancet, 16 juillet 1864).
J. GiRALDÈS.
WlilS. — IJIP. aiMbX HAÇÔN kr C0Ml>., UtJE B'iihFUIiTlI, i