‹ Anévrismes latents de la crosse de l'aorteChapitre 37 sur 56 · CO} PRE · texte numérisé non relu

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des mouvements d'expansion perçus par la pulpe digitale est, transversal et non vertical. Il ne suffit donc pas de ressentir une sensation factice quelconque au niveau du larynx pour conclure à l’existence du signe d'Oliver ; aussi tous les moyens trop sensibles sont-ils & priori mauvais. Le procédé d'Ewart notamment est très défectueux. Il permet évidemment de ressentir le moindre battement mais il permet de ce fait de commettre de grossières erreurs ; c'est probablement pour cette raison que Grinsdale a trouvé un peu partout et même chez des sujets sains ce qu'il appelle le signe d'Oliver.

Le procédé de Cardarelli est meilleur, car il permet souvent d'éviter les battements de la thyroïdienne moyenne. Mais il ne met pas à l’abri des battements des grosses artères du cou.

Seul le procédé d'Oliver tel qu'il a été indiqué par son auteur lui-même garde une réelle valeur.

Pour rechercher ce signe il ne faut pas serrer le cricoïde et le larynx en les repoussant en arrière, comme cela se fait très souvent, car alors on immobilise forcément le tube aérien ; il ne faut pas non plus se contenter de placer les doigts sur les parties latérales, le malade ayant la tête droite, car alors ce qu’on sent, ce sont les pulsations artérielles de voisinage.

Le point capital est de placer le malade dans la position préconisée par Oliver, c'est-à-dire debout, la bouche fermée et le menton aussi élevé que possible ; l'index et le pouce placés en gouttière au-dessous du cricoïde doivent maintenir le cartilage en haut sans

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le repousser en arrière ; ils perçoivent alors dans les cas où le signe est positif une sensation très nette d'inféro-traction à chaque systole.

Certes, ce signe n'est pas toujours évident ; 1l est indiscutable que si, dans les cas typiques, ilest perçu par tout le monde, il y a des cas limites où la question d'éducation personnelle joue un grand rôle. Ces cas doivent être tenus comme suspects et il faut considérer le signe comme très douteux dès quil n'est pas très net.

Ceci dit, nous l'avons recherché systématiquement sur un grand nombre de sujets sains et malades; tout d'abord, sur environ 150 jeunes soldats arrivant au régiment au mois de novembre 1902, nous ne l'avons Jamais trouvé ; puis, chez tous les malades des salles Sainte-Marie et Saint-Jean, du service de M. Mouisset dont nous étions alors l'interne, pendant six mois; avec un roulement moyen de deux malades par jour, ce qui est loin d'être exagéré, cela fait 360 malades. Sur ces 360 malades, nous avons trouvé le signe d'Oliver une fois douteux, chez une femme à l’autopsie de laquelle il n'y avait pas d’anévrisme, deux fois seulement il était net.

Le diagnostic, malheureusement, dans ces deux cas, est resté en suspens ; l’un de ces malades avait cependant une poche animée de battements, mais le siège de l’anévrisme était discuté ; l’autre présentait de la dysphagie variable d’un jour à l’autre, des douleurs intercostales extrèmement rebelles, calmées par certaines positions, une tumeur pulsatile, visible par la trachéoscopie, mais la radioscopie était néga-

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