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tive ; l'autopsie ne put être faite. Ces deux cas ne signifient donc rien.
Enfin, chez environ 50 autres malades que nous avons pu examiner, dans les autres services, à la consultation de M. Garel, ou adressés à nous directement, nous l'avons trouvé six fois ; dans ces six cas. il s'agissait d'anévrisme.
Notre collèvue et ami Bonnamour, pendant le mois de février 1903, a bien voulu examiner à ce point de vue un grand nombre de malades se présentant à la porte de l'Hôtel-Dieu de Lyon pour y être hospitalisés.
Il a vu ainsi 125 sujets âgés de quinze à quatrevingt-trois ans et atteints de maladies diverses, médicales ou chirurgicales, (tuberculose pulmonaire, bronchites, névralgies, néoplasmes, etc.). Sur ces 125 malades, 7 présentaient des battements très sensibles même sur la ligne médiane de la trachée, mais à un examen plus approfondi n'avaient pas d'abaissement rythmique du larynx; un seul a présenté le signe d'Oliver. Celui-ci (dont nous rapporterons l'observation plus loin) était ce cancer de l'œsophage dont nous avons déjà parlé. Chez tous les autres la palpation du larynx était franchement négative. En somme sur environ 700 sujets dont 150 sains nous avons trouvé le signe d'Oliver neuf fois, deux fois le diagnostic est resté en suspens, une fois il s'agissait d’un cancer de l'œsophage, dans les six autres cas il s'agissait d’anévrismes.
Nous laissons à dessein de côté un signe sur lequel M. Huchard attire l'attention. « Lorsque le
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sac anévrismal d'une grande dimension est placé au devant de la trachée à laquelle il est uni par une couche cellulo-fibreuse, il a ‘parfois pour résultat de restreindre ses mouvements, d’où une certaine immobilité du larynx même avec une dyspnée intense, ce phénomène opposé à celui des secousses trachéales permettrait, quoique rarement, de fixer le siège topographique de la tumeur. »
Ce signe en effet ne peut pas être révélateur.
A côté du signe d'Oliver, J.-N. Hall, professeur de médecine, interne au Gross Medical Collège de Deswor (Sem. méd., p. 511), a décrit un signe analogue qui se rencontrerait exclusivement dans les anévrismes de l'aorte. C'est le choc trachéal diastolique.
Dans l'anévrisme, dit Hall, il y a des doubles battements systoliques et diastoliques. De même dans les anévrismés latents il y a transmission à la trachée, non seulement du choc systolique mais aussi du choc résultant de l’occlusion diastolique des valvules sigmoïdes.
Pour mettre ce battement en évidence on procède comme pour le signe d'Oliver, on perçoit alors la secousse systolique signalée par Oliver, puis un deuxième choc tout aussi distinct survenant exactement au moment de la diastole.
M. Hall l’a trouvé dans plusieurs cas vérifiés à l’autopsie. Chez un malade qui présentait de la dilatation de la pupille gauche, de l’enrouement et de la dyspnée. Hall ne porta pas le diagnostic d'anévrisme à cause de l'absence du choc diastolique:; à l'autopsie on trouva un anévrisme de l'aorte siégeant à une
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distance de 5 centimètres du cœur, mais le sac anévrismal était presque entièrement comblé par des couches denses de fibrine : « C’est donc plutôt, ditil, à une tumeur solide qu'à une dilatation vasculaire qu'on avait eu affaire dans ce cas. » à
Nous avons recherché le signe de Hall aussi systématiquement que le signe d'Oliver. Nous les avons toujours trouvés associés.
Quand le choc systolique est très net on ressent immédiatement après lui une seconde secousse dans le sens opposé, il semble que le larynx tiré en bas reprenne sa place normale: nous l'avons même trouvé dans le cas de cancer œsophagien que nous rapportons plus loin. En raison de ce cas contradictoire nous serions disposé à admettre comme pathogénie, celle qui semble la plus simple, c'est-àdire le retour du larynx à sa place normale par le simple fait de son élasticité. le signe de Hall ne serait ainsi qu'un moyen de contrôle du signe d'Oliver.
Un autre symptôme se passant aussi au niveau du larynx a été signalé par Grocco (Congrès de la Société italienne de méd., interne, Rome, 1902.)
« Le symptôme sur lequel je désire attirer l’attention, dit Grocco, est fourni par l’auscultation de la trachée et du larynx ; les tissus cardiaques et les bruits des anévrismes sont très fortement transmis quand la poche anévrismale a contracté des adhérences étroites et étendues avec la partie inférieure de la trachée. La transmission est dans quelques cas si parfaite qu'il semble que le stéthoscope soit appliqué sur une carotide primitive.