DORE
« Ce symptôme, qui n'est pas nouveau, mais peu connu, et que les traités classiques passent généralement sous silence, m’a rendu de grands services dans plusieurs cas d'anévrisme où les signes plus communs, y compris celui d'Oliver-Cardarelli, faisaient défaut. »
Ce symptôme nous a paru avoir moins de valeur que les deux précédents.
I y a tout d’abord une difficulté matérielle souvent sérieuse à bien placer le stéthoscope sur le larynx d’un malade que la position favorable à la recherche du signe rend très dyspnéique. Si l'on ausculte le malade dans le décubitus horizontal, on risque d'entendre très bien la carotide ou les bruits qui se passent dans le corps thyroïde. Nous avons toujours cherché le signe de Grocco dans la même position que celui d'Oliver, c’est-à-dire que nous placions le malade debout ou au moins assis, le menton très élevé et la tête très renversée, de facon à tendre la trachée.
Cette position est souvent pénible, d'autant plus que la pression du stéthoscope augmente la détresse respiratoire bien davantage que la pression des doigts.
Faute de cette précaution, on entend des souffles très facilement, étant donnée la richesse vasculaire du cou et de la région.
Ceci diteten procédant de cette facon, nous avons trouvé l’auscultation du larynx positive dans tous les cas Où nous avons trouvé les signes d'Oliver et de Hall ; dans ce cas les tons cardiaques étaient en
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effet perçus comme à l’auscultation directe du cœur. Dans certains cas, on percevait même des souffles qui n'existaient pas au cœur.
. Mais nous l'avons trouvé aussi chez bien des malades où l'Oliver était douteux et même dans des cas où la marche ultérieure de l'affection et l’autopsie montrèrent qu'il ne s'agissait pas d’anévrisme. Il nous semble donc à lui seul insuffisant pour trancher la question.
En somme les signes tirés de l'examen extérieur du larynx peuvent avoir une grosse valeur surtout s'ils sont associés à d’autres signes de présomption tels que la paralysie récurrentielle avec laquelle ils existent souvent. On a même dit que la paralysie récurrentielle et le signe d'Oliver coexistaient toujours; cela est vrai dans beaucoup de cas mais non dans tous.
Pour nous résumer, nous dirons donc qu’à notre avis le signe d'Oliver a une grosse valeur diagnostique mais qu'il est souvent assez difficilement perçu. Il ne doit être tenu pour positif que dans les cas où il est très netet où ilse manifeste franchement par une inféro-traction.
Le signe de Hall et le signe de Grocco lui sont associés dans la majorité des cas où il existe vraiment, de sorte que nous serions tenté de le considérer comme réellement positif seulement dans les cas où on trouve en même temps la secousse Systolique, la secousse diastolique de l’auscultation positive du larynx.
Ainsi compris il a incontestablement une grosse