‹ Anévrismes latents de la crosse de l'aorteChapitre 55 sur 56 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les signes révélateurs possibles de l’anévrisme latent de la crosse de l'aorte sont très nombreux. Beaucoup n'ont de valeur que par certains caractères qu'il faut bien connaître pour les remarquer; c’est souvent par hasard, au cours d’un examen rationnel et systématique d'un malade, que l’un d’eux se présentant avec une allure insolite éveillera l’attention et orientera le diagnostic.

2 Les meilleurs sont tout d’abord ceux fournis par l'examen laryngoscopique :

La paralysie d'une corde qu'on peut d’ailleurs diagnostiquer par le simple timbre bitonal de la voix et son apparition brusque en coup de fusil (M. Garel).

Les battements laryngés.

La constatation d'une tumeur pulsatile par la trachéoscopie. Puis :

La toux de compression.

Le signe d'Oliver.

Les ædèmes ou dilatations veineuses.

La dysphagie avec ses caractères spéciaux : elle survient souvent brusquement, elle est variable et capricieuse, elle a une influence manifeste sur la douleur et la dyspnée ; elle ne s'accompagne en général pas de régurgitations.

Le cathétérisme, quand ilest pratiqué, ne ramène pas de débris sanglants ou d’odeur repoussante.

Un caractère commun excellent est l'influence réciproque des divers troubles fonctionnels les uns sur les autres.

3° Il semble qu'on puisse citer par ordre de fréquencerelative tout d'abord les douleurs, puis la paralysie récurrentielle, le signe d'Oliver, la toux de compression, les battements, la dysphagie, les œdèmes, l'inégalité des pouls.

4° La fréquence relative de tel ou tel signe n'est pas d’un intérêt capital. Le plus insignifiant de tous peut mettre un observateur sagace sur la voie du diagnostic, faire tout d’abord penser à la compression médiastinale; quand celle-ci est diagnostiquée, sa cause n'est pas loin de l'ètre. |

5° Jamais un seul symptôme, quelle que soit sa valeur, ne pourra permettre d'affirmer l’anévrisme. Il faudra toujours en réunir un certain nombre pour arriver à une probabilité que la radioscopie dans le plus grand nombre des cas changera en certitude.

e Va’ LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, TEISSIER.

Vu:

Page 1