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y avons trouvé, même en l'absence de tout diagnostic pendant la vie, la relation d’un symptôme insolite sur lequel un auteur plus tard avait attiré l'attention, l'ayant retrouvé lui-même et l’ayant attribué à sa véritable cause.
Nous aurions pu assurément rapporter beaucoup plus d'observations. Chaque jour il en paraît de fort intéressantes. Mais après en avoir lu et résumé le plus grand nombre, de façon à nous faire une opinion, nous avons cru ne devoir en conserver qu'une centaine, de crainte de surcharger notre travail.
C'est donc sur ces cent cas que nous avons calculé, souvent d’une façon fort approximative d’ailleurs, la fréquence relative des signes que nous avons étudiés. Bien que nous n ayons pas voulu faire une statistique, il nous a semblé utile dans certains cas de citer des chiffres qui souvent frappent plus que les paroles, en fournissant à l'esprit un point de comparaison. Prévenu de la facon dont ont été choisies nos observa-
tions, le lecteur saura n'attribuer à ces chiffres que
la valeur qui leur revient.
En possession de ces données, comment fallait-il les classer ? Devions-nous ranger ces symptômes, à l'exemple de la plupart des auteurs, suivant un plan soit anatomo-pathologique, soit pathogénique ? Devions-nous distinguer les anévrismes de la portion ascendante, de la portion transverse et de la portion descendante ? Devions-nous distinguer par exemple, dans la zone de compression possible, des plans vasculaires, nerveux ou organiques ; ou encore étudier d’abord les signes communs causés par le volume de
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toute tumeur médiastinale, puis les signes tirés de l'existence de l’anévrisme lui-même ?
Gela nous entraïnait trop loin, et toute division basée sur une pathogénie fort complexe risquait de n'être ni claire ni précise. Outre que la clinique se joue souvent de l'anatomie topographique, nous risquions de prendre parti pour des théories pathogéniques que nous n’étions pas à même de discuter; et pour prendre un exemple, entre tous, dans quel chapitre aurions-nous étudié la dyspnée ? Est-elle sous la dépendance de la compression ou de l'irritation du récurrent et du pneumogastrique ? Est-elle le résultat de la compression directe de l'appareil respiratoire, trachée, bronches ou poumons ? Est-elle la conséquence des lésions concomitantes fréquentes des poumons et de la plèvre ? Toutes ces causes souvent concourent à la produire.
Si ces questions sont fort intéressantes, il faut avant tout que le clinicien sache que cette dyspnée peut exister, qu'elle peut revêtir des formes multiples, qu'elle peut surtout avoir des caractères spéciaux permettant de l’attribuer à sa cause; ce n'est que dans ce sens que la pathogénie peut être utile, et alors elle reprend tous ses droits ; mais elle ne peut servir de base à un plan.
Celui-ci, disons-nous, devait être clinique; nous avons songé alors à classer les symptômes suivant leur plus grande fréquence; mais les symptômes les plus fréquents ne sont pas les plus caractéristiques, car ils se rencontrent souvent dans de nombreuses affections ; et d'autre part un symptôme peu fréquent
En.
peut avoir une haute signification s'il se présente avec des caractères donnés.
Il nous a donc semblé plus logique de suivre dans ce travail le plan habituel que l’on suit dans l'examen d'un malade. Débutant par les troubles subjectifs, la douleur, nous avons continué par l’examen des divers appareils, et on trouvera chaque signe en son lieu et place. Nous avons cherché à mettre ces signes en relief avec leur valeur propre ; et, pour ceci, à propos de chacun d’eux, nous avons rapporté autant que possible les observations que nous avons souvent intercalées dans le texte. Le lecteur pourra ainsi se rendre compte que dans tel cas donné, tel symptôme avait été de grande valeur. Nous espérons échapper de cette façon aux reproches qu'on pourrait nous faire d’une généralisation trop hâtive.
Ce que nous devons dire d’ailleurs, c'est qu'un seul signe ne peut généralement pas permettre de trancher le diagnostic. Mais si au cours d'un examen régulier et normal, on rencontre l’un deux et parfois d’une facon insolite, il faudra penser à rechercher les autres. C'est lui alors qui conduira à un examen systématique; il aura orienté les recherches et sera ainsi révélateur. Ce n'est qu'avec un faisceau de symptômes bien interprétés qu'on pourra arriver à une probabilité que la radioscopie dans le plus grand nombre des cas viendra changer en certitude.
La radioscopie en effet est venue apporter un énorme secours au diagnostic. Elle a été pour nous une aide précieuse ; et nous remercions vivement M. Destot de son inappréciable obligeance; il a mis à