OBSERVATION VI
VERNEUIL (France médic., 1874) (Obs. prise par BERGER).
Un cordonnier se blesse avec son tranchet. Hémorrhagie arrêtée au moyen du perchlorure, de l’amadou et de la compression,
Le malade explique que le sang jaillissait par saccades à plus de 50 centim. de distance, en passant par dessus le pouce, allant de
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dedans en dehors. C'était donc l’arcade superficielle qui était lésée. Petite tuméfaction pulsatile 5 jours après l'accident. M. Verneuil débride la plaie, débarrasse la poche des caillots qu’elle contient. La tumeur étant au niveau de la naissance d’une interosseuse, ligature de celle-ci. L'arcade elle-même est comprise entre deux ligatures.
OBservaTION VII (inédite).
Due à l’obligeance de M. le professeur Tizcaux et de M. le docteur Mizer, de Montmorency.
M. âgé de 10 ans, domicilié à Montmorency.
Entré à l’Hôtel-Dieu, service de M. le professeur Tillaux, le 17 septembre 1889.
Le 4 septembre, M. le docteur Millet était appelé auprès d’un enfant qui venait de se blesser en tombant sur un verre à boire. Un fragment avait pénétré dans la paume de la main à Ia partie supérieure ; il avait produit une plaie de 2 centim. environ, légèrement oblique sur une ligne transversale allant de la commissure du pouce au bord cubital. Autrement dit, il avait pénétré au niveau de l’arcade palmaire superficielle.
Le sang, qui avait jailli aussitôt, s’écoulait par saccades. M. Millet, introduisant dans la plaie une pince hémostatique, put saisir un des bouts de l'artère. L’hémorrhagie s'arrêta aussitôt; M. Millet chercha l’autre bout ; mais ne le trouvant pas, il jugea prudent de ne pas pousser plus loin les investigations. Il laissa en place la pince hémostatique jusqu’au lendemain et fit un pansement compressif.
La compression directe était continuée quand, le 12 septembre, survint une nouvelle hémorrhagie. Syncope pendant laquelle l’hémorrhagie s'arrêta d’elle-même. À ce moment on pouvait voir, faisant saillie entre les lèvres de la plaie, une tumeur de la grosseur d’un noyau de cerise, ayant l’apparence d’an bourgeon charnu.
Battements isochrones à ceux du pouls et mouvements d'expansion visibles à l’œil nu.