‹ Anévrysmes de la mainChapitre 18 sur 24 · ARE · texte numérisé non relu

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Nouveau pansement compressif direct avec compression légère au niveau de l’humérale. Pour cette dernière, M. Millet a disposé son appareil de telle façon que les parents de l'enfant puissent serrer fortement le lien à la moindre menace d'hémorrhagie.

Le 17 septembre, entrée à l'Hôtel-Dieu. Pansement au perchlorure de fer et au collodion. Hémorrhagie la nuit même. L’interne de garde l’arrête par la compression.

M. Tillaux constate les symptômes d’anévrysme dont nous avons parlé plus haut ; la tumeur à acquis maintenant le volume d’une noisette.

Le 19 septembre, opération : Un aide est chargé de la compression. M. Tillaux, après avoir un peu agrandi la plaie extérieure, ouvre le sac anévrysmal. Il enlève des caillots mous dont celui-ci est rempli.

Après l'hémorrhagie de la nuit du 17, on est en droit de s’attendre à voir jaillir le sang par les ouvertures artérielles. Mais c’est en vain qu’on à cessé toute espèce de compression ; c’est en vain qu’on fait des frictions sur le bras pour augmenter la circulation ; c’est en vain que M. Tillaux gratte avec le manche du bistouri la paroi interne du sac, la plaie reste absolument exsangue : sur cette paroi, on ne peut voir aucune communication artérielle.

M. Tillaux pense que dans ces conditions, il est inutile de prolonger l’opération en faisant la ligature de l’arcade superficielle en decà et au delà du sac. Un pansement compressif direct est appliqué sur la plaie. Une surveillance spéciale est ordonnée.

A partir de ce jour il n’y a pas eu d’hémorrhagie. L’enfant sort de lPhôpital le 16 octobre (1 mois après).

Il est encore très anémié mais il est absolument guéri.

Le 19 mai 1891, trace blanchâtre de cicatrice à la paume de la main. Aucune gêne.

OBsERVATION VIII.

LereNnEUR (Th. O'Neill, Paris, 4875).

Anévrysme traumatique de l’arcade superficielle. Compression digitale qui fait disparaître momentanément les battements.

SHC

Comme ils réapparaissent, compression directe.

Au bout de quelques jours, une poche mollasse s'ouvre ; il s’en échappe une matière chocolat.

Réflexions de l’auteur : « Un caillot passif avait d’abord oblitéré le sac, puis s'était désagrégé et avait permis la rentrée du sang dans le sac. Agissant comme un corps étranger, il a déterminé l’inflammation de la poche et la formation, dans les deux bouts de l'artère, d’un bouchon de lymphe plastique ».

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