OBSERVATION XVI
Anévrysme de la collatérale externe de l'index ne communiquant plus avec l'artère.
VERNEUIL (Gaz. hebd. Paris, 1866, p. 472).
X. boucher, 26 ans, se blesse avec la pointe de son couteau au niveau du 1° espace interosseux droit.
Tuméfaction de cette région 3 mois plus tard.
Ni souffle, ni battements, ni expansion.
Signes analogues à ceux d’un corps fibreux ; le siège seul est insolite.
Incision des téguments : tumeur adhérant aux régions voisines par des lames celluleuses longues mais résistantes. M. Verneuil la saisit avec les mors de la pince mais elle se vide sans qu’il puisse voir au milieu du sang répandu par l'opération, la nature du fluide qui s’en écoule. Il ouvre alors la poche et n’y trouve pas de caillots:; il l’extirpe en entier.
Pansement. — Hémorrhagie dans la nuit, le lendemain ligature de l'interosseuse dorsale dans le 1° espace. Guérison. Description de la pièce. — Paroi épaisse de 2 mm. Deux cou-
ches : l’une cellulo-fibreuse extérieure, l’autre mince, de nature fibrineuse, qui y adhère solidement et qui présente à sa face interne un aspect chagriné. Un caillot noirâtre, friable, mince, aplati, de 5 à 6 millimètres de long, en liberté dans le sac. Au fond, dans une
Ep
dépression, un caillot fibrineux adhérent, gros comme une tête d’épingle.
Plusieurs troncs artériels extirpés avec la tumeur adhèrent en un point qui correspond exactement à la dépression. Impossibilité absolue de trouver une communication entre les troncs artériels et la tumeur.
D'après M. Verneuil, la guérison spontanée de l’anévrysme est due à l’oblitération de l'ouverture qui fait communiquer l’artère voisine avec la poche. Il donne les causes probables de cette oblitération :
1° L’étroitesse de la communication artérielle.
2° La pression du sac sur l’artère, celle-ci reposant sur un plan solide (2° métacarpien).
3° La direction oblique de l’artère par rapport à la voie de communication.
4° La malaxation : un caillot dans un mouvement d’opposition du pouce aurait été poussé dans l’orifice, s’y serait enclavé et y aurait contracté de solides adhérences.
M. Verneuil termine en faisant remarquer que le sac, malgré l'interruption du courant sanguin, au lieu de s’atrophier, semble avoir augmenté de volume. Etant organisé comme les cavités closes, il se serait rempli de sérosité.
OBseRvATION XVI.
Weiss (Rev. médic. de l'Est, 1° nov. 1887.
Phlegmon de la main droite ; mauvais état général.
Incision. Drainage (les drains pénètrent à frottement dur dans la plaie).
Hémorrhagie 38 jours après. Compression.
Au bout de quatre semaines, petit bourgeon frambroisé faisant saillie au niveau de l’incision.