SCENE SEPTIÈME
LA TISBE, ANGELO.
LA TISBE.
Ah ! vous voilà , monseigneur. Vous cherchez quelqu'un ?
Oui, Virgilio Tasca à qui j'avais un mot à dire.
LA TISBE.
Eh bien! êtes-vous toujours jaloux?
Toujours, madame.
LA TISBE.
Vous êtes fou. A ([uoi bon être jaloux? je ne comprends pas (ju'on soit jaloux. J'aimerais un
Iiomme , moi , que je n'en serais certainement pas jalouse.
AHGELO.
C'est que vous n'aimez personne.
LA TISBE.
Si. J'aime quelqu'un.
AKGELO.
Qui:
LA TlSBE.
Vous.
Vous m'aimez ! est-il possible? ne vous jouez pas de moi, mon Dieu ! Oh! répétez-moi ce que vous m'avez dit là.
Je vous aime.
Il s'approche d'elle avec ravissement. Elle prend la chaîne qu'il porte au cou.
- Tiens! qu'est-ce donc que ce bijou? je ne l'a-
vais pas encore remarqué. C'est joli. Bien travaillé. Oh î mais c'est ciselé par Benvenuto. Charmant! Qu'est-ce que c'est donc? c'est bon pour un(^ femme, ce bijou- là.
AKGELO
Ah! Tisbe, vous m'avez rempli le cœur de joie avec un mot !