I.A TISBE
Laissez-moi donc lire.
Elle lit.
— « Catarina, ma pauvre bien aimée, tu vois bien » que Dieu nous protège. C'est un miracle qui » nous a sauvés cette nuit de ton mari et de cette » femme... »
A part.
— Cette femme !
Elle continue à lire.
— « Je t'aime, ma Catarina. Tu es la seule femme )) que j'aie aimée. Ne crains rien pour moi, je » suis en sûreté. »
Hé bien , connaissez-vous l'écriture ?
LA. TISBE, lui rendant la Uttre.
Non , monseigneur.
Non, n'est-ce pas? Et que dites-vousde la IctUc?
as ANGELO.
Ce ne peut être un homme qui soit depuis peu à Padoue. C'est le langage d'un ancien amour. Oh ! je vais fouiller toute la ville ! il faudra bien que je trouve cet homme ! Que me conseillez-vous , Tisbe?
LA TXSKE.
Cherchez.
AMGELO:
J'ai donné l'ordre que personne ne pût entrer aujourd'hui librement dans le palais^ hors vous et votre frère, dont vous pourriez avoir besoin. Que tout autre fût arrêté et amené devant moi. J'interrogerai moi-même. En attendant, j'ai une moitié de ma vengeance sous la main , je vais toujours la prendre.
Quoi?
AJNGELO.
Faire mourir la femme.