‹ AngersChapitre 8 sur 12 · Parenl-Iieal, homme d'État · texte numérisé non relu

Parenl-Iieal, homme d'État

Rauch, statuaire allemand. — 134. Tieck, littérateur allemand. — 135. Huiin, lieutenant général. — 136. Mickiewicz, poète polonais. — 137. Percy, chirurgien. — 138. Maître Adam, poète de Nevers (xvii" s.). — 139. Carus, médecin et peintre allemand. — 140. Hahnemann, fondateur de la médecine homœopathique. — 141. Abbé Horeau. — 142. Jollivet, publicistc. — 143. Amélia Opie, femme de lettres anglaise. — 144. Berzelius. — 145. Deslutl de Traay. — 146. Ludvoig Borne, publiciste allemand. — 147, 148/ Gérard.

— 149. Viclor Hugo. — 150. Jussieu. — 151. Arago. — 152. Langlois. — 153.

Portai, médecin. — 154. Riquel. — 155.

Armand Carrel. — 158. Lamennais. — 157. André Chénier. — 158. Lakanal. — 159. Lechevalier, littérateur. — 160. Boncenne. — 161. Daunou. — 162. Grouchy.

— 163. Tramot. — 164. Turpin. — 165. Victor Hugo (avec couronne). — 166. Vanfère, poète latin. — 167. Humboldl. — 168. Marie-Joseph Chénier. — 169. Balzac. — 170. Couihon. — ni. Fresnel.

— 172. Général d'Andigné. — 173. Charles Nodier. — 174. Ullivier d'Angers.

• — 175. Kanaris, ministre grec.

Statuettes. — 176. Racine. — 177.

Tieck. — 178. Talma.— 179. La Liberté.

— 180-191. Figures du piédestal du monument de René d'Anjou (V. p. 12).

Le musée David contient, en outre, dans ses annexes, des œuvres de différents artistes, parmi lesquels nous citerons :

744. Louis Noël. Modèle de la statue de David d'Angers (1878). — 748. David d'Angers, fils. Portrait de son père (médaillon en plâtre). —751. Delusse, maître de David. Intérieur de la famille de David d'Angers (dessin original). — 752. Ingres. David d'Angers (lithographie). — 754.

Exemplaire unique de l'ouvrage de M. Jouin ntitulé : David d'Angers, sa vie, son œuvre, ses écrits et ses contemporains, placé dans un meuble élégamment sculpté que surmonte un fronton avec l'inscription: « A Angers, ma ville natale, je dédie l'histoire de Pierre-Jean David d'Angers. » — 755. Chaudet. Bonaparte. — 756. David, père. L'autel de la patrie, placé dans le temple décadaire (bois sculpté). — 760-762. Houdon. Dumounez

Mirabeau. Franklin. — 763. Pajou. Le Jugement de Salomon (bas-relief en cire). — 7.64. Roland, un des maitres de David.

Ktude de vieillard (terre cuite). — 767. Apothéose d'Auguste, épreuve du précieux camée de la Sainte-Chapelle — 778,779. /.. Ûavid. Étude de draperies pour le tableau des Horaces. — 780. Devèria. Portrait (dessin original). — 784. Greuze. Tète de jeune lille (dessin original), — 786. Lcpaulre. Énée et Ancbise (dessin original).

3° Cabinet Turpin de Crissé.

Lancelot-Thèodore, comte Turpin de Crissé, peintre et collectionneur, membre de l'Institut, mort le 15 mai 18ô9, a légué son cabinet au musée d'Angers. Ce cabinet, ouvert au public en novembre 1862, renferme des antiquités égyptiennes, grecques et romaines, bronzes antiques, vases grecs, verreries, émaux, faïences, pierres gravées, bijoux, médailles, Bculptures du moyen âge, de la lienaissance, des temps modernes, gravures anciennes, dessins, peintures, au nombre desquels, pour ne citer qu'une œuvre, ligure la Francesca di Rimini d'Ingres. Un livret spécial est en préparation.

Le Logis Barrault renferme aussi le Muséum d'histoire naturelle.

Les étrangers trouveront dans ce muséum : une collection des roches et espèces minérales propres au départ, de Maine-et-Loire; une collection des coquilles terrestres et fluviatiles de ce département, ainsi que des diverses espèces d'animaux ; des œufs très variés, des oiseaux conservés par M. Delocbe, etc.

Les Archives départementales

occupent la sacristie (boiseries admirables) et la salle eapitulaire de l'abbaye de Saint-Aubin, c'est-à-dire tout un côté du rez-dc-ebaussce de l'botel de la Préfecture. Ces archives sont riches en documents révolutionnaires détruits à Nantes, à Poitiers, à Rennes, dans toute la Vendée, et ici recueillis par masses.

Le Musée archéologique occupe la grande salle de l'hôpital Saint- Jean. On y voit : un autel romain du m" s., un bahut du château de Laridifer (xvi s.), une unie en porphyre, ornée de deux masques de Jupiter, léguée jadis à la cathédrale par le roi René comme une des urnes des noces de Cana ; la statue de dame Huet de Chenaye (xve s.), dame d'honneur de Marie d'Anjou, femme de Charles VII ; la statue en marbre blanc, à genoux devant un prie-Dieu, de Donadicu, sieur de Puychéric; Ménage, par Lange, buste en marbre blanc ; les tombeaux romains découverts à la gare ; une partie des objets provenant des fouilles de la place du Ralliement, notamment l'épitaphe de l'abbé Ato, une magniiique mosaïque du 1" ou du n" s.

(5 met. 43 de côté). Il est fâcheux qu'à ces souvenirs précieux d'histoire locale s'ajoutent chaque jour des objets sans caractère et sans va-

cur qui détournent inutilement l'at-

ention.

Dans le jardin, se voient des bains romains, qui y ont été transportés bloc par bloc et reconstruits.

Le Jardin botanique, au delà du champ de Mars, au N.-E. de la ville, dans la vallée Saint-Samson, a été fondé, en 1777, dans le faubourg Bressigny, par une société de naturalistes, au nombre desquels se trouvait La Réveillère-Lépeaux. Depuis sa translation dans la vallée Saint- Samson, il est devenu'une promenade charmante , qu'arrose un ruisseau d'eau vive.La salle qui renferme les collections sert en été aux cours donnés par le directeur. Derrière cette salle, l'église Saint-Samson (p. 12) se cache sous le lierre et la glycine.

Institutions (Je bienfaisance.

L'hospice Sainte-Marie, qui est

en même temps un hôpital, s'élève sur la rive g. de la Maine, près du pont de la Haute-Chaîne. On en aperçoit

de loin le dôme étincelant de dorures.

La première pierre de cet immense établissement, qui peut contenir 1500 lits (malades, infirmes, vieillards et enfants), fut posée en 1849.

La chapelle est ornée de fresques remarquables. M. Appert y a peint :

V Assistance à l'Enfance, l'Assistance à la Vieillesse et la Vierge consolatrice des affligés ; M. Dauban : le Christ en croix, l'Éducation, la Mort de la sainte Vierge et le Viatique; M. Lenepveu : l'Annonciation, la Présentation, la Voie douloureuse et la Réception de soldats blessés. MM. Dauban et Lenepveu sont, en outre, les auteurs de la grande fresque du chœur, de la décoration des pendentifs et du Chemin de croix. Plusieurs de ces ouvrages ont été exécutés aux frais du peintre Bodinier.

L'ancien Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Jean, plus modeste mais bien plus curieux que l'hospice Sainte- Marie, s'élève aussi sur la rive dr., près du tertre Saint-Laurent. On y entre par le quai nouveau qui va du pont de la Haute-Chaîne à celui du Centre. Il fut fondé par Henri II, comte d'Anjou et roi d'Angleterre vers 1170. Des parties considérables, entre autres la grande salle, la chapelle, deux galeries de cloître et les magasins, remontent à cette époque.

La grande salle, dont on a eu l'heureuse idée de faire un musée archéologique (V. ci-dessus), est divisée en trois nefs égales. Longue de 8 travées et aussi remarquable par la hardiesse de ses proportions, l'élégance de ses colonnes monocylindriques et la grâce de ses nervures, que par' son stylo, cette salle a donné lieu à des controverses entre les archéologues français et les archéologues anglais. Ces derniers ont voulu voir dans cette salle « le premier des monuments gothiques ■>, et ont, par suite, attribué à leur dynastie des Plantagenets l'honneur de la création du style ogival. Les récents travaux

de Félix de Verncilh, Viollet-le-Duc et Anthyme Saint-Paul ayant établi de la manière la plus incontestable que les parties de l'église abbatiale de Saint-Denis, prés Paris, construites vers 1H0, par Sugor, sont les plus anciens spécimens complets de l'architecture ogivale, l'hôpital Saint- Jean, bâti au moins trente ans plus tard, n'a pu inaugurer ce nouveau mode de bâtir. Si, du reste, on en examine attentivement les voûtes avec leurs nervures, on y reconnaîtra une forme domicale moins prononcée que dans les monuments contemporains en Anjou, l'absence de plusieurs autres caractères particuliers au style l'ianlagenet, et des analogies de prolils et d'appareil avec les voûtes parisiennes du xne au xiii° s.

La salle Saint-Jean est entourée de verdure et précédée d'un square, en avant du pignon oriental. Des travaux récents y ont mis à découvert les fondations, les colonnes et les débris d'arceaux d'une jolie fontaine du xn° s.

Sur trois galeries du cloître qui .subsistent encore, deux, formées de petites arcades en plein cintre et de colonnetles accouplées, datent de l'époque de la fondation ; le troisième côté, de la Renaissance, est l'œuvre de Jean de Lèpine. Une belle porte en plein cintre, percée entre deux arcades aveugles, conduit du cloître à la chapelle, salle carrée, couverte par quatre compartiments de voûtes domicales retombant sur deux colonnes isolées. En arrondissant un angle et en creusant au milieu l'un des côtés du carré, le constructeur'de ce petit édifice, consacré seulement en 1184, a ménagé, à g., une abside. Toutes les fenêtres sont en plein cintre et richement encadrées de tores et de colonnettes.

Si l'on suit la rue Saint-Jean jusqu'à son extrémité supérieure, on voit à dr. les anciens magasins de l'hôpital, servant aujourd'hui de dépôt à la ville. Deux des côtés sont éclairés par de belles fenêtres gémi-

nées, percées au tympan 'd'un1 peti oculus en losange. Au-dessous, de curieuses caves, taillées d'arceaux d'ogive en plein schiste ardoisier, sont occupées par une brasserie.

Maisons curieuses.

Il subsiste dans les vieilles rues d'Angers, au-dessous du château et de la cathédrale, un grand nombre de maisons ayant conservé leur aspect du xv°, du xvi° ou du xviP s.

Nous citerons particulièrement : la maison Adam, souvent restaurée (place Sainte-Croix, derrière la cathédrale), les IV" 14 de la rue Saint- Aubin, 5 et 7 de la rue de l'Oisellerie, 75 et 77 de la rue Raudrière, 19 de la rue de la Trinité, ancienne pharmacie de Simon Poisson (1582).

— Plusieurs maisons en pierre, du xv° et du xvn0 s., se voient dans les quartiers de la rive dr., particulièrement aux environs de la place de k Paix et du tertre Saint-Laurent. Mais les grands travaux qui depuis vingt ans renouvellent la ville les auront bientôt fait toutes disparaître. Toutefois, laniairie prend soin de recueillir pour le Musée les débris intéressants et même les façades entièresdes principaux logis que rase l'édilité.

Parmi les anciens hôtels, le plus curieux et le plus visité, après le Logis Rarrault (V. p. 14), est l'hôtel d'Anjou ou Pincé (rue Lenepveu). Cette charmante construction de la Renaissance, œuvre de Jean de Lépine, a été appelée V hôtel d'Anjou, pai'ce que Pierre de Pincé, qui la fit élever et l'occupa (1523-1 530) , était lieutenant-criminel du sénéchal d'Anjou. Acquise par le peintre Bodinier, au prix de 35 000 francs, elle a été donnée à la ville, à la seule condition' qu'elle serait consacrée aux arts. L'édifice a été reconstruit pierre à pierre de 1880 à 1884, et augmenté d'un appendice disgracieux.

La maison de la Voûte (rive dr.),

dégagée par l'ouverture du boulevard Descazeaux, est un joli spécimen du xv" s. et de la première Renaissance.

Cet hôtel servait d'asile aux moines de Saint-Nicolas en temps de guerre.

Une communauté de filles repenties y avait été établie en 1643.

lihâleï de Dannc, rue Voltaire, possédait une magnifique cheminée, aux armes des Lanier de Leffretière, qui a été installée dans une des grandes salles de la mairie; une autre très remarquable cheminée de la Renaissance est conservée à V hôtel Lancrau, rue Saint-Michel, 6. — Près de Saint-Serge s'élève un hôtel d'une rare distinction, que M. Roreau de la Resnardière fit bâtir, en 1 782, sur les dessins de Rardoul, et qui a été acquis par la ville (1885). Au même architecte est dû aussi Y hôtel .Lantivy , situé à l'angle de la rue de l'Hôpital et du boulevard de la Mairie.

Le principal Cercle (1856) d'Angers (boulevard de la Mairie) rappelle, par sa façade à colonnade, celle du Ministère de la marine, à Paris. Le fronton en est couronné par un groupe du sculpteur Maindron, représentant les Arts, le Commerce et Y Agriculture. La salle de concert est très belle et d'une sonorité remarquable.

Industrie et commerce.

Angers fait un grand commerce d'ardoises, de chanvres, de lins; il y a une fonderie de cloches, une corderie importante, de belles filatures (surtout pour les toiles à voile). C'est aussi la« ville des fleurs» : ses deux principales pépinières : celle de M- André Leroy (ses enfants successeurs), fondée en 1785, et celle de M. Louis Leroy, fondée en 1795, sont les plus riches de l'Ouest; ses plantes d'agrément, ses arbres fruitiers disputent le marché français aux produits de Troyes; une partie des cultures est consacrée à la production de graines; tes poires, les fraises d'Angers sont renommées ; les légumes, surtout les artichauts, les cultures pour graines et semences couvrent les campagnes de Saint-Laud .

Promenades.

Outre le jardin botanique et le jardin de la Préfecture, Angers a, en face de l'hôtel de ville, une autre promenade : le Mail, allée d'arbres replantés en 1796; il est précédé, depuis 1859, d'un jardin entouré d'une grille, dont l'emplacement a été pris sur une partie du champ de Mars, entre le boulevard et l'entrée de l'avenue du Mail. Au centre coule une fort gracieuse fontaine en fonte.

Plus loin, de chaque côté, deux pavillons, en forme de chalets, sont occupés, l'un par un café-glacier, l'autre par le garde. Entre ces deux chalets s'élève à demeure un orchestre couvert où, pendant toule l'année (dimanche et jeudi), les différentes musiques de la ville donnent des concerts et, pendant l'été, des fêtes qui réunissent toute la population angevine.

Excursion aux ardoisières.

6 kil. — Omnibus à l'angle de la rue Saint-Aubin et du boulevard (départs aux heures paires); départs de Trélazé aux heures impaires. — On peut prendre aussi le chemin de fer (ligne de Paris) jusqu'à la station de Trélazé, ou, ce qui est le plus simple, faire marché (5- fr. environ) avec le cocher d'une voiture de place, pour un séjour d'une heure. — Une visite rapide des carrières ne demande guère qu'une demi-heure.

La route de voitures suit la longue rue du faubourg Rressigny, habile presque entièrement par des ouvriers.

A la Pyramide (R. 41), on laisse cette roule à dr. pour prendre celle de Longue. Les ardoisières sont à 2 kil.

de ce carrefour. De tous côtés se dressent et fument les cheminées, à la base et autour desquelles les débris des ardoises exploitées forment dos monticules noirâtres.

A mesure que l'on approche, on dislingue, sur ces noirs monticules, les tue-vents, abris mobiles de paille qui protègent l'ouvrier pendant qu'il

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