‹ AngersChapitre 9 sur 12 · ANG · texte numérisé non relu

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refend la pierre ardoisière. C'est chose curieuse que ce travail : il faut, pour l'accomplir avec succès, que l'ardoise soit fraîchement montée ; dès qu'elle est restée quelques jours à l'air, ce travail délicat de reffcuillcment ne réussit que difficilement. Les feuilles, divisées par épaisseur, sont réduites à des dimensions qui varient depuis 60 cent, sur 40 (mesure de la grande ardoise dite anglaise) jusqu'à 15 cent, sur 12 (petite ardoise employée surtout à la réparation des toits). Les petites ardoises sont celles qui offrent le plus de résistance.

Pour visiter les ardoisières, il suffit d'en demander l'autorisation au Directeur ou bien au clerc d'àhaut, qui se tient dans un des baraquements supérieurs. On peut s'y faire conduire par un des enfants qu'on ne manque pas de rencontrer et qui d'ordinaire s'offrent à accompagner le voyageur ; il est d'usage de leur donner une légère rétribution.

Les ardoisières sont ouvertes sur un banc de schiste tégulaire qui se manifeste vers la butte d'Erigné, passe sous la Loire, traverse l'arr.

de Segré et forme une zone qui se prolonge dans la Bretagne, jusqu'au dép. du Finistère. Toutefois la lissilité du schiste n'est pas la même partout. C'est dans les communes d'Angers, de Trélazé et de Saint- Barlhélemy qu'elle offre les meilleures conditions d'exploitation ; encore ces conditions varient-elles sans cesse.

L'exploitation des ardoisières n'a commencé qu'au moyen àgd Elle a fourni d'abord ces pierres noires dont les anciennes maisons étaient construites ; elle fournit aujourd'hui et depuis longtemps les feuilles légères d'ardoises pour les toitures.

Elle occupe, pour quinze exploitations en activité, 3000 ouvriers qui se divisent en deux catégories : les ouvriers d'à-bas, c'est-à-dire les mineurs ou extracteurs, et les ouvriers

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