AI
TOUS
Oui!., oui !..
ANGO
Je spécule sur vos misères, je m’engraisse de vos sueurs , je m'enrichis de vos périls : iis vous onl encore dit cela , les menteurs ! Eh bieu , mes compatriotes , je vous envoie à la conquête d’un royaume; je vous envoie à Lisbonne la riche, à Lisbonne la ville d'or et de diamans.. Je vous la donne, cette ville ; vous la pillerez, vous la ruinerez , vous la brûlerez , et je n'en veut rien pour moi , rieu... pas une brique de ses maisons... pas un écu de ses trésors , pas une perle de scs colliers!.. A vous!., à vous tout cela, mes amis A moi les drapeaux portugais ! à moi la vengeance! Dites, voulez-vous?
TOt'S, avec enthousiasme.
Oui... oui!
PREMIER MATELOT
A genoux, camarades!., il genoux devant lui comme devant notre père, comme devant Dieu !
h genoux; et qu’il nous pardonne!
(Us se mettent à genoux.)
ANGO
Oui , je veux être votre père... Relevez-vous, mes amis; oubliez vos torts d'aussi bon cœur que je vous les pardonne! Ne songeons tous qu'à la gloire de Dieppe , de notre patrie ! (il va au baril qui brûle toujours et remplit une écuelle.) Dieppois, mes concitoyens, mes frères, je bois à l’éternelle renommée de cette ville.
TOCS.
ViveAngo!..
(Les marchands s’enfuient.)
PREMIER MATELOT
Les voilà qui se sauvent à présent !.. Vengeons notre père ! Au feu les marchands !
(Les matelots courent après les marchands.)
ANGO, les arrêtant.
Aux navires!., aux navires! (Les matelots s’arréteiiL) Celui qui dans dix minutes ne sera pas à son poste , pourra rester à Dieppe ; aux autres le voyage !.. aux autres le butiu !
TOCS, se retirant en tumulte.
Vive Ango !