ACTE II, SCÈNE VII
les-Quint riraient fort si le marchand Ango , en i querelle avec François, leur donnait les dés de son pays, et leur disait : Entrez, messieurs, entrez, vengcz-moi !.. Mort et enfer!.. J'appellerais ici Gallies, mon matelot, et je mettrais ma tète sous sa hache d'abordage, si jamais une pareille idée pouvait passer dans mon cerveau... Séparons la France du roi , monsieur : elle et lui n’ont rien de commun ensemble !
FURSTEMBERC.
Mais vous n'y pensez pas... Vous venez tout [ à l'heure de déclarer de votre chef la guerre au Portugal, et tout à l'heure vous avez outragé le roi dans la personne de son o [licier ; vous voilà , deux fois coupable de lèse-majeslé : vous voilà perdu!
AKGO.
Laissez faire!.. laissez faire!., si sa majesté n'est pas contente, le marchand Ango et le roi François auront à faire l*un à l'autre.
FUnSTEUBEUG.
Ainsi , vous refusez?
ANGO
De tout mon cœur !
FUBSTEMBEBG.
Alors, je n'ai plus qu'à me retirer.
ANGO
Oh ! vous pouvez rester, je ne vous en veux pas pour cela... Vous n’étes pas Français... De pays différons, nous voyons de manières différentes : voilà tout ! Restez donc; je n’en suis pas moins reconnaissant de ce que vous avez fait ; pour moi.