‹ Ango drame en cinq actes, six tableaux, avec un epilogueChapitre 54 sur 83 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ANGO , assis, la lélc dans scs mains, LÉONARD DE VINCI, Lr. Comte DE FURSTEMBERG, MARIE, conduite par GALLIES.

FIRST KM iit. HC, , a part, au fond du théâtre. C’est donc pour cela que maître Galbes était si affairé !

MAnlE , ii part, regardant Angn.

Le voilà !.. Je suis devant mon juge... Il faut que je lui avoue ma faute... que je lui dise !.. Ob! je n’oserai jamais...

G ALLIÉS

Allons , allons. . . n’ayez pas peur !.. Vous savez bien comme il est bon!.. (Il la fait approcher.) Voyons , ne tremblez pas si fort !

(Marie s'agenouille devant Ango , Léonard frappe snr l'épaule d’Ango et lui montre Marie.)

ANGO, ayant levé les yeux, trouve sa femme a genoux devant lui, les ma ins jointes s il la regarde quelques Instans sans pouvoir parler; puis. Il se lève , lui tend les bras pour la relever et la tieut serrée sur son cœur. Léonard sort.

Est-il possible ! O mon Dieu , tu me la raids !.. C'est elle! Marie, mon ange, ma bien-aiméc... je te vois !.. {Il la couvre de baisers.) Tu ne m’as donc pas abandonné?.. Tu reviens! tu m’aimes... Oh! parle-moi! parle-moi!

MARIE , dans le plus grand trouble.

Pitié ! pitié pour moi !.. Si vous saviez !.. Malheureuse que je suis...

ANGO

Eh bien , oui !.. Ils t'auront tendu quelque piège infâme, les misérables!., ils auront voulu te perdre, t'enlever à moi!.. Mais tu leur as résisté... tu t’es sauvée de leurs mains... tu me reviens... Sois bénie!

GALLIES.

Que je suis heureux!

MARIE

Sois-je digne de tant de bonté , mon Dieu ?

ANGO

Ohîquc j’ai souffert, Marie!.. Ne plus te voir, toi , ma compagne, mou amour, mon bonheur!..

Te croire coupable! car je t’ai supposé des crimes, car je t’ai maudite dans mon âme... je voulais mourir... J’étais devenu fou... Ne pleure pas!.. Était-ce ta faute, dis?.. Mes amis, mes amis, Gallies, Forslembcrg, venez ! Je suis fort à présent, je n’ai pins peur... j’ai du courage... je suis si heureux!.. (Le Comtcs'approche.) Tiens, Marie , c’est le comte de Furstemberg , tu le connais... tu l'as va à l'hôtellerie des Trois-Couronnes... tu t’en souviens?

FURSTEMBERG

Oh! madame ne doit pas me reconnaître...

nous nous sommes vus si peu!

MARIE, en voyant le Comte, devient pâle et tremblante.

C’est vrai !.. c’est vrai !.. Je ne reconnais pas monsieur... Ah !.. Je sois perdue !

(Elle tombe évanouie sur la poitrine d’Ango.)

GALLIES.

Qu'est-ce que j’ai fait là , mon Dieu?

ANGO , après avoir Umg-temps promené ses regards au tour de lui.

Emmène-Ia, Gallies, cmmène-la!

(Galbes et Marie sortent.)

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