‹ Ango drame en cinq actes, six tableaux, avec un epilogueChapitre 60 sur 83 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

payer, dites ? Je dounc aux pauvres de Dieppe ce que vous m’apportez pour mes navires à moi ; je demande cent mille écus d’or pour mes matelots. Maintenant il faut une réparation à la ville que vous avez outragée dans ma personne : il la faut telle que celte ville va vous ia demander par ma bouche. Gallies , prie M. l'ambassadeur de te remettre sou épée.

l’ambassadeur.

L’épée d’uu noble Portugais !

ango.

Non pas , monsieur; l’épée de sa majesté très fidèle.

gallies, 4 l’ambassadeur.

Allons donc ! un peu d'aetiou.

(L'ambassadeur donne son épée, tialiies va la poser sur les genoux d'Ango.)

ANGO

Maintenant, noble Portugais! à genoux et le front découvert, criez-moi grâce et merci , on je jure Dieu que votre roi , Jean troisième , n’aura plus de palais à Lisbonne.

GALLIES.

Ça doit être drôle un roi qui déménage.

l’ambassadeur.

Mon genou ne peut lléchir que devant un souverain.

ANGO , avec fierté.

Ma flotte n'a-t-elle donc point la voix haute comme une flotte de roi ou d’empereur ? ne suisje point assis sur un trône? n'ai-je point une cour autour de moi? Votre dignité ne dérogera pas, monsieur; à genoux donc! et sauvez au Portugal la peine de rebâtir sa capitale.

(L’ambassadeur, après avoir consulté sa suite , se découvre et s'agenouille.) gallies, lui poussant l'épaule.

Plus bas donc ! plus bas ! faisons bien les choses.

l’ambassadeur, 4 voix basse.

Grâce et merci pour Lisbonne. C'est le vceu de mon maître.

ANGO

C’est bien , monsieur. Le blocus de Lisbonne sera levé. On va vous rendre votre épée.

(Gaillies rend l'épée 4 l'ambassadeur.)

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