SCÈNE HL LE nui, MARIE
MARIE , dans l’oratoire : elle s'est levée au bruit.
Qui qst là?.. Personne ne répond... (Elle avance un peu.) Est-ce toi, Gallies?.. (Elle avance toujours.) Est-ce vous?.. (Elle voit le roi.) Le roi ! Smon Dieu! sauvez-moi , sauvcz-moi...
(Elle veut rentrer.)
LE ROI , la retenant.
Me fuir ainsi... déjà... quand, après deux mois, je vous retrouve enlin?., Oh! non, non! Marie... vous m’aviez oublié, vous, n’esl-cc lias?., mais moi... depuis deux mois je vous pleure... depuis deux mois je vous appelle, je vous cherche... O Marie, ma belle, mon adorée Marie ! (Il veut la prendre dans scs bras.)
MARIE se dégage, et recule.
Ne me touchez pas, sire, ne m’approchez ps!.. Vous n’étes plus à Chambord, vous êtes ici à Varangcviile. Ango règne ici et non pas vous... je suis sa prisonnière , je ne ne suis plus votre maîtresse.
LE ROI
Oh ! mais vous êtes mille fois plus intéressante et plus belle... Sa prisonnière, oui... età cause de moi , car le crime est à moi , à moi seul... aussi je vous délivrerai, je vous sauverai, entendez-vous, je le veux, je le veux.
MARIE
Il n’y a qu’une voix dans ce palais qui puisse dire : je le veux, et cette voix n’est pas la vôtre, sire. Ici personne ne vous obéirait