MALADIE DU JEUNE AGE
LADIES DU CHIEN, trèscomplexe.denatureinfectieuse.s obser- MALADIE DU ^ 1 1 ■ j ■ s
vaut chez les jeunes animaux de cmq à
six mois jusqu'à quatorze ou quinze mois, qui, par la diversité de ses manifestations et la gravité des lésions
orgamqaes qoi l'accompagnent, mérite bien la âénominatî<m de Maladie infectieuse.
Elle apparaît, le plus fréquemment sous fonne bénigne, p^£ de la gaîté, diminution d'appétit, et par les symptômes de corriza, d'angine ou de bronchite, lannoiement, toux, étemuement et écoulement muqueux plus ou moins abondant des narines. Cet état particulier n'excède guère dix ou douze jours.
Si la maladie n'est pas enrayée à cette période, ime fièvre plus ou moins intense apparaît, la tristesse de l'animal s'accentue, les sécrétions sont plus abondantes, le jetage se concrète autour du nez, causant une gêne de la lespiration qui force l'animal à lespiiei par la bouche (respiration labiale), la toux devient plus fréquente et des râles sont perçus à l'auscultation.
I«es lésions inflammatoires s'étendent aux divisions bronchiques (bronchite capillaire), et même au parenchyme pulmonaire (broncho-pneumonie), la respiration devient alors courte, pénible, douloureuse, l'animal succombe vite à l'apparitioD de ces dernière symptômes.
A ces complications respiratoires viennent se joindre souvent des accidents oculaires, des ulcérations apparaissent sur la cornée (kératite ulcéreuse) et l'œil est lésine d'une inflammation violente.
Dans d'autres circonstances, le trouble se manifeste du côté des voies digestives, il y a inflammation catarrhale de l'appareil gastrointestinal.
Enfin, lorsque la maladie se prolot^e, ce sont les complications nerveuses que l'on voit apparaître sous forme d'accès ^ileptiformes ou sous forme de contractures Ioniques des muscles (chorée), puis la forme paralytique (paraplégie).
Si la guérison rdative intervient à la suite de ces manifestations nerveuses, il reste souvent un tic, quelquefois de la surdité et des troubles de la vue.
X^ accidents cutanés de la maladie sont fréquents ; ils appa-
raissent aoos la forme de petites papules, soua le ventic, sous la poitrine et à la face întetne des cuisses.
Cette éruption huileuse, vingt-qoatre ou quarante-huit heures aptèa son apparition, laisse échapper un liquide opaque, purulent, formant croûte, l'animal répand alors une odeur désagréable.
On comprend aisément qu'une maladie qui se présente sous des formes si variées soit grave .
I/CS chances de léusnte ne peuvent se réaliser que par un traitement rationnel, rapidement appliqué et tout d'abord renoncer aux moyens empiriques employés par certains amateurs.
Jusqu'à présent les inoculations préventives n'ont pas donné de résultat positif ; il faut s'en tenir pour les moyens prophylactiques aux applications rigotireuses de l'hygiène, une alimentation rationnelle et surtout soustraire les jeunes sujets à la contagion.
Si la maladie apparaît, les recommandations à suivre sont les suivantes :
Lavages fréquents des yeux, du nez avec une solution chaude de thymol sodé.
FadUter l'évacuation des mucosités nasales par des fmnigations Ëtromatiques (menthol, teinture d'eucalyptus).
Combattre l'élément infectieux avec le sulfate de quinine et le salol.
Stimuler l'organisme avec des infusions de thé, de café, dans lesquelles on ajoutera quelques gouttes de rhum.
Calmer la toux avec
Bromoforme o gr. 50
Sirop de Tolu 50 grammea
Eau distillée de tUleul 90 "
Calmer l'éruption cutanée avec
Amidon 50 gramniM
Acide borique porphyrisé 10 —
36o CARNET DU VÉTÉRINAIRE
pour les ccnuidications intestmales ; potion laudanisée en cas de diarriiée.
Pour les complications nerveuses, employer les bromnres.
Nous allons maintenant décrire aussi succinctement que possible les diverses maladies et accidents qui peuvent survenir dans le cours de l'existence des animaux qui nous intéressait.
MALADIES DE L'AP- Stomatite. — Inflammation de la mu- PAREIL DIGESTIF queuse buccale, essentielle ou consécutive, ulcéreuse ou catarrhale ; provoquant une tuméfaction des gencives et quelquefois de véritables ulcérations accompagnées de salivation abondante à odeur désagréable, la forme grave pouvant se compliquer de gai^rèue partielle de la laïque.
Dans ces accidents, à part la médication causale, il importe de pratiquer des injections détersives aseptiques fréquentes avec une solution ainsi composée :
Thymol o gr. 60
Alcool à 90° 50 gramnaes
X gouttes dans un demi-verre d'eau bouillie tiède.
Pharyngite. — De même origine, compliquée par de la fièvre, de la dysphf^e, de la toux, se traite de la même façon ; dans ces deux circonstances, il est indispensable de donner une alimentation liquide de facile dentition: lait et bouillon concentré, eau de Vichy.
Gastrite. — Cette affection très commune est généralement peu grave et la guérison survient par l'administration d'un vomitif, 15 à 50 centigrammes d'ipéca.
Gastro-entérite. — Le plus fréquemment, l'inflammation de la muqueuse de l'estomac entraîne celle de l'intestin ; la mauvaise habitude avec laquelle le chien absorbe tout ce qui peut se trouver à sa portée exphque la facilité avec laquelle il peut contracter cette maladie (gastro-entérite primitive).
! Dans d'autres drconstances, elle se développe dans le cours des maladies infectieuses (gastro-entérite consécutive).
La maladie débute par la perte de l'appétit, la tristesse, les douleuia abdominales ; il recherche l'eau froide avec avidité, l'haleine est fétide, la fièvre est intense, les vomissements sont fréquents, glaireux et sanguinolents.
Dans le début de l'affection, il y a presque toujours constipation qui finit par dégénérer en diarrhée.
Il faut, au début, pratiquer les frictions sur le ventre avec de l'huile de camomille camphrée et donner la potion suivante :
Benzo-napbtol o gr. 30
Laudanum de SjrdftDham X gouttes
Sirop de fieurs d'oranger 30 grammes
Eau diatilUe de tilleul 100 —
par cuillerées à café toutes les deux ou trois heures.
Comme alimentation, du lait additionné d'un tiers d'eau de Vichy et des œals.
Gastro-entérite hémorrhagiqw. — A certaines périodes de l'année, une forme de gastro-entérite d'origine infectieuse sé%^t sur les animaux de l'espèce canine avec une intensité et une gravité telles qu'elle prend le caractère d'une véritable épidémie, les symptômes se précipitent avec rapidité et déterminent une mortalité des plus importantes ; la caractéristique de cette affection très commune depuis quelques années se produit par une sorte de paiésie de l'intestin qui provoque dans toute la longueur du tube intestinal des foyers où les produits de déchets s'accumulent, fermentent et déterminent une véritable infection des colî-badlles.
Les symptômes qui accompagnent cette maladie sont les mêmes au début que ceux de la gastro-entérite aiguë, mais avec des caractères plus précipités, plus accentués ; il est nécessaire d'enrayer le plus rapidement possible les phénomènes inflammatoires.
Four ramener les mouvements péristaltiques de l'intestin et
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empêcher le développement des f oyeis infectés, donner par cuilleiées à café toutes les deux ou trois heures :
Salicylate de naphtol o gr. 60
Sulfate de quinine — 50
LaudanuiD de Sydenham XV gouttes
Gouttes amères de Baume : X —
Sirop de fleura d'oranger 115 grammes
puis lavements matin et soir avec :
Bicarbonate de soude 5 grammes
Bento-naphtol o gr. 10
dans 150 gianunes d'eau bouillie tiède.
Calmer les douleurs intestinales par des frictions à l'huile de camomille camphrée.
Constipation. — L'état sédentaire de quelquea-uns de ces animaux, le mode particulier d'alimentation, l'insuffisance d'ezerdce prédisposent à cette affection très fréquente.
1a traitement doit consister en lavements et en laxatifs; la magnésie calcinée à la dose de 10 à 25 grammes suivant la taille et l'âge.
Pour éviter une rechute, il est bon de soumettre l'animal à us r^ime alimentaire mélangé de décoction de graines de lin.
Vers intesHnaMX. ~ L'estomac et l'intestin du chien peuvent entretenir des parasites dont la présence est totgours gênante et peut déterminer des accidents dont le gravité dépend du nombre et de la qualité des espèces — dans certains cas, ils vont jusqu'à provoquer des accès épileptiformes entraînant ramaigrissement, le marasme et même la mort du sujet. Ces parasites sont : l'ascaride, le spiroptère, le dochmie, le strongle, les oxyures, d'une paît, les tœnia serrata, cucumeria et autres variétés d'autre part
On arrive à débarrasser très facilement le chien de ces parasites en employant la pondre fraîche de noix d'arec. Mais il est indu-
CARNBT DU VÉTÉRINAIRE 363
pensable que ce médicament soit fraîchement pulvérisé. Voici la formule qui nous a toujours téussi :
Foudre fraîche de noix d'arec. .... gr. 50 à o gr. 80 Santonine i gr. to
suivant la force des sujets.
Depuis quelques années, devant les difficultés de tiouvet des pharmacies où le produit indiqué soit déhvré dans de bonnes conditions, j'ai faîtconfectionueT des pilulesàun milligramme de bromhydrate d'arécoliue et j'en indique de s à lo suivant la force et l'âge de l'animal ; le résultat est excellent.
Maladies du foie. — Une maladie encore assez fréquente, l'ictère, s'observe par les changements brusques de la température, facilement reconnaissable par la teinte plus ou moins jaune des muqueuses et de la peau aux endroits où le poil est plus rare ; le traitement classique est souvent inefficace.
Je conseille par petites doses répétées, l'emploi du calomd, 10 à 23 centigrammes, deux ou trois fois par joui, et l'administration de lavements : bicarbonate de soude, 5 grammes, et salicylate de napht(d, cfi',10 dans 100 grammes d'eau bouiUie tiède.
MALADIES DE L'APPA- Coryxa. — Rhumede cerveau, accident REIL RESPIRATOIRE ^ pgy ^ gravîté caractérisé par des étemuements et du j étage.
Des fumigations de teinture d'eucalyptus, de menthol suffiront à guérit cette afiection.
Angine. — Mal de gorge, toujours le résultat d'un refroidissement subit, atte^nant la muqueuse du larynx ou du pharynx, d'où angine laiyt^e ou pharjmgêe ; les symptômes sont la tristesse, la toux, la difficulté respiratoire, sensibihté de la gorge, difficulté de d^utirion ; à l'entendre tousser, on croirait que l'animal cherche à rejeter un corps étranger qui serait dans la gorge.
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Il est bon, ausaitôt l'apparition de ces symptômes, d'adnmiistiei mi léger vomitif :
Ipéca o gr. 60
Tartre StiWé o — 10
puis, autoiir de la goige, soit ime application sinapisée, soit une application de teinture d'iode.
Calmer la toux avec le sirop de Tolu.
Bronchite. — Pli» fréquente que la précédente, peut revêtir la fonne aiguë ou passer à l'état chronique. La bronchite débute par la tristesse, l'inappétence et la toux plus on moins quinteose, puis celle-ci devient plus grave, les naseaux sont le si^ d'un écoulement muco-pumlent pins ou moins abondant et se dessèdie quelquefcàs et provoque la re^ration labiale.
Dans le cas où la bronchite passe à l'état cluxmique, il reste une toux qui se manifeste par quintes, accompagnée d'une grande gène respiratoire.
Une variété commune chez le chien, c'est la bronchite capillaire, forme grave avec râle muqueux et sous-crépitant de la poitrine, qui se compUque dans la plupart des circonstances de pneumonie lobulaire (broncho-pneumonie), l'animal est alors très déprimé, la toux est pénible, douloureuse, le jetage devient abondont, il faut immédiatement appliquer une révulsion sur la poitrine avec des sinapismes et confier les soins à un vétérinaire spécialiste, étant donnée la variété des accidents qui peuvent survenir.
Pneumonie. — Fluxion de poitrine qui débute par une congestion et peut présenter la forme aiguë ou chronique ; est caractérisée par tous les symptômes de fièvre avec toux sèche et jet^;e de cotileui rouillée ; la respiration est fréquente et douloureuse, les muqueuses deviennent rouge-jaunâtre, l'auscultation indique l'absence de murmure respiratoire dans les parties atteintes, les battem^its du cœur sont forts et précipités. Après l'apidication immédiate de
révulsifs énergiques, il est indispensable de faire tomber la fièvre par l'emploi du sulfate de quinine à doses massives, 25 centigrammes, et de donner une potion à base de teinture d'aconit et de digitaline pour régulariser les mouvements du cœur et ceux de la respiration ; dans ce cas encore l'intervention d'un spécialiste est absolument nécessaire.
Asthme. — Affection chronique qui s'observe surtout chez les chiens ^és, s'aimonce par une respiration difficile, courte et laborieuse ; on se trouve en présence, dans les diconstances les plus fréquentes, de lésions organiques absolumoit incurables.
Le moyen d'atténuer dans la limite du possible les inconvénients de cette afiection consiste dans l'emploi de l'arséniate de soude et de l'iodure de sodium.
MALADIES PO C<EOR Le diagnostic différentiel des affections du cœur est souvent très difficile à établir];jdans tous les cas il existe une perturbation importante dans la circulation, des bruits anormaux de souffle et de palpitations peuvent être perçus par une oreille un peu habituée malgré les bruits de diastole et de systole normaux. Dans toutes les circonstances de rétrécissement des orifices des valvules, il se produit dans le système circulatoire des embarras qui occasionnent la production d' œdèmes et d'hydropisie ; la respiration qui est profondément associée aux phénomènes de l'hématose devient difficile et dans certains'cas donue^un'aspect particulier au fades de l'animal.
Les affections du cœur sont encore assez fréquentes chez les sujets qui nous occupent, par suite de l'exagération des fonctions de cet organe dans les efforts que l'animal est appdé à donner qudquefois au-dessus de ses propres forces et confiant dans son tempérament et sa résistance.
Le processus inflammatoire est toujours chronique, des troubles
importuits de la àrculation et de la nutrition entraînent les épanchements séreux et la paralysie du cœur. i
Nous recommandons dans cet acddents de xenfoicer la ctmttac- I tilité du cœui par l'emploi de l'araéniate de strychine associé à la digitaline.
I/'action de l'iodure de sodium peut avoir un effet bienfaisant dans les cas d'épaississement valvulaire.
Mais lorsque les symptômes de troubles cardiaques scmt affirmés, le sujet n'est plus apte à rendre aucun Berrice.
MALADIES Convulsions des jeunes chiens. — Cette maladie, MERVEUBES très commune et qui cause un préjudice incontestable à l'élevage, se présente sous la forme essentielle et symptomatique. Cette dernière forme a pour cause la présence dans l'intestin de parasites et nous avons doimé dans la desciiptioa des affections intestinales les moyens de la combattre ; nous ne nous occuperons ici que des convulsions essentielles dues à des lésions du système nerveux.
Cette maladie se présente toujours brusquement, alors que l'ani- ' mal présente les âgnes d'une santé parfaite; sans motif apparent, tout d'un coup, on le voit effrayé, comme pourchassé, se lançant à toute vitesse devant lui, en jetant des cria perçants, ses yeux sont fixes, ht^ards, la bouche remplie d'une bave écumeuse ; il donne de la tête contre les obstacles qui se présentent, il s'arrête un instant sur ce choc et reprend sa course lorsqu'il s'est ressaisi ; s'il ne trouve pas d'issue et qu'il soit dans un appartement, il grimpe sur les meubles et après un temps encore assez long il tombe sur le côté et se livre à des mouvements convulsifs plus ou moins violents. Ivorsqu'on cherdie à le prendre dans l'accès, il cherche à mordre, ne reconnaissant plus les personnes auxquelles il est attaché. Combien de fois ai-je eu l'occasion de constater pareils accidents, et combien aussi n'ai-]e pas eu à intervuiir auprès de perarames qui décidaient
CARNET DU VÉTÈRINAIRM 367
d'une façon intempestive que ce pauvre chien était atteint de rage. J'ajouterai que nombreux sont «uz qui ont été gnéiia radicale* ment d'une façon des plus simples ; en les préservant tout d'abord des contusions extérieures, en les mettant dans une nidie bien matelassée, en calmant l'état nerveux par des inhalations d'éthet et en complétant la médication pat une potion au bromure et à l'hydrate de chloraL
Bromure de sodium 5 grammes
Hydrate de chloral 3 —
Sirop de fleurs d'oranger 115 —
par cuillerées à café toutes les heures ou toutes les deux heures.
Epilefsie. — Affection nerveuse chronique intermittente, dont les causes sont multiples, et souvent héréditaire, qui se traduit par des accès de durée variable, pendant lesquels l'animal est pris de mouvements convulsîfs avec perte de connaissance, l'cdl est fixe, la respiration accélérée, les mâchoires s'^tent avec salivation abondante et expulsion involontaire d'urine et d'excréments.
La guéiison est problématique et le meilleur calmant est l'emploi dté précédemment du bromure et de l'hydrate de chloral.
Chorée. — Danse de Saint-Guy, maladie caractérisée par des mouvements involontaires du système musculaire, qui atteint les jeunes chiens et d'origine toxi-infectieuse.
Cette^afFection peut s'atténuer, mais disparut difficilement.
La forme grave entraîne l'épuisement, la paralysie et la mort.
Ici encore, la setde médication à employer est le bromure, en ne négligeant pas de donner aux malades une nourriture très alibile et de digestion facile.
Eclampm des chiennes nourrices. — Cette affection se produit pendant l'allaitement chez des chiennes pléthoriques, quelques jours après l'accouchement ; elle se traduit par des convulsions qui agitent tout le corps, la réparation est haletante, les yeux devien-
nent fixes, la conjonctive injectée ; il se fonne dans la bouche une bave mousseuse, la chienne tombe sur le côté, et ces symptômes se leproduîsrat par intermitt^ice, souvent pendant plusieurs heures. Cepoidant, il est raie que cette affection prenne un caractère grave. EUe cède le plus généralement à une médication active, à t'hydrate de chloral ; la potion suivante nous a toujours réussi :
Bromure de Bodium ogr. 60
Hydrate de chloral 4 grammes
Sirop de fleura d'oranger 115 —
Paralysies. — Caractérisées par la diminution ou l'abolition de la motilité et de la sensibilité dans tme région quelconque.
I,a médication la plus sérieuse est l'emploi de l'électricité par courant faible, l'emploi du petit appareil de Gaifie donne d'excellents résultats.
MALADIES Les plus fréquentes chez le lévrier sont la conjoncti- DE8 YEUX vite et la kératite.
'''^< Conjonctivite. — La muqueuse qui tapisse la face
interne des paupières est le siège d'une inflammation plus ou moins intense due à l'action des courants d'air, des poussières irritantes.
' On arrive facilement à calmer cette inflammation par l'emploi du collyre suivant :
Borate de soude ■> gr. 35
Chlorhydrate de cocaïne o — 01
Laudanum de Sydenham V gouttes
Eau distillée de roses 90 grammes
quelques gouttes dans l'intérieur de l'œil, trois ou quatre fois par jour.
Kératite. — Inflammation de ta cornée, superficielle, întetsti' tielle ou proftmde, primitive ou secondaire, faisant suite souvent à
■V, Cookie
la précédente ; plus grave, puisqu'elle peut entraiaerla perte de l'œil, elle se traduit par une vascularisation du globe oculaire, donnant une teinte rouge qui se mélange de petits épanchements blancjaunâtres formant taies.
Il faut s'empresser d'opposer un traitement énergique ; le médicament qui réussit le mieux est la solution de collaigol à 0^,10 pour 30 grammes d'eau distillée ; dans les circonstances plus graves, l'application d'un séton à la nuque ou les dépuratifs sont absolument indiqués.
MALADIES II peut se présenter chez les jeunes sujets une DES OREILLES inflammation du conduit auditif, véritable catarrhe auriculaire qui cède très facilement à l'action de la médication suivante :
Acide tannique o gr. 10
Hydrate de chloral 2 grammes
r^udanum de Sydenham X gouttes
Vaseline bariquée 30 grammes
gros comme un pois dans l'intérieur de l'oreille, deux fois par jour. I,avage avec une solution de lusoforme à 10 p. 100 le matin.
MALADIES Très fréquentes chez le Greyhound, résultant d'un DE LA PEAU ^jjj nerveux particulier, de cor^estion ou de diathèse, les dermatoses éruptives se présentent sous la forme d'eczéma aigu ou chronique.
Cette maladie, constitutionnelle, n'est pas contagieuse ; elle peut évoluer sous l'influence de causes occasionnelles telles que celles des saisons, de la mauvaise alimentation, d'une hygiène mal observée, de la fatigue.
Ces circonstances imphquent l'obligation de s'occuper, par des indications appropriées, de combattre l'état général défectueux.
■,:,CoOc^lc
C'est une erreur de supposer qu'une éruption survienne par le fait d'une alimentation camée, dans la plupart des circonstances au contraire, elle prend naissance sur des sujets dépriioés, anémiques. ce qu'il faut retenir cependant au sujet de l' alimentation, c'est que la graisse et tous les corps gras s'éliminent par la peau et qu'ils doivent être absolument supprimés de la nourriture des sujets atteints d'eczéma.
Dans toutes ces manifestations éruptives, depuis quelques années nous nous servons d'application d'un topique spécialisé, que nous tenons à la disposition des éleveurs, m£ds qu'il ne nous est pas permis de formuler. Ce topique fait disparaître en très peu de temps toute éruption inflammatoire, associé avec une médication interne dêpurative comme le sirop de raifort iodé, i la dose d'une cuillerée à entremets tous les matins.
Dans les cas où le prurit est intense, on se trouvera très bien des applications de poudre de talc, mélat^ée en parties égales à l'adde borique porphyrisé.
Pour les dermatites d'origine parasitaire, chez les sujets qui nous occupent, elles se déclarent assez rarement.
Maladies acddenteUes de la peau. — Les plaies, lésions traumatiques, ne sont pas raies chez les lévriers en exercice, elles sont superficielles, profondes ou pénétrantes.
Dans toutes les circonstances, il faut prendre soin de nettoyer la blessure ; les solutions de lusoforme ou de thymol sont les plus efS* caces pour obtenir la cicatrisation par première intention.
Dans les cas d'hémorrhagie, faire la hgature, réunir les lèvres de la plaie & l'aide d'une sature et faire des applications d'un topique cicatrisant composé :
Teinture d'aloës 35 gramiaes
Teinture d'arnica 25 —
Eau-de-v1e camphrée 50 —
Eitrait de Saturne 10 —
Abch. — Dans certaina acddents, la contusion des muscles peut produire une collection de pus au milieu des tissus ; il en résulte une inflammation localisée de nature infectieuse, avec engorgement périphérique œdémateux. Au début, appliquer une pommade émoUiente :
Onguent populeum 60 grammes
Extrait aqueux de belladone o gr. 05
Aussitôt que l'abcès mûrit, lorsque, avec le doigt, on peut percevoir un point fluctuant qui indique l'existence du liquide purulent, facUiter son évacuation pat un débridement au bistouri, au trocart ou au cautère actuel et faire des lavages fréquents avec la solution antiseptique précitée.
Aggravée. — Aâection de la face plantaire, assez fréquente, produite par l'inflammation du réseau vasculaire qui est recouvert par i'épiderme épais de la sole.
La région est échauffée, douloureuse, la marche est difficile, il y a souvent de la fièvre et de la tuméfaction de l'extrémité de la patte ; quelquefois même il en résulte de véritables crevasses avec décollement partiel de I'épiderme.
Le traitement à suivre, en dehors du lepos absolu, consiste en bains fréquents dans du vin aromatique tiède, et dans les applications de pommade composée :
Acide Unnique o ST- '5
Acide salicylique o — 05
Huile de vaseline oxygénée 20 grammes
Lanoline 30 —
Essence de thym rouge X gouttes
Nous avons terminé l'examen des diverses circonstances pathologiques qui se présentent le plus communément pendant le cours de l'existence du lévrier, dans le but de renseigner éleveurs et amateurs sur les moyens les plus efficaces à employer pour éviter les
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conséquences parfois très graves qui surviennent accidentellement et pouvant entraver le travail des sujets préparés spécialement pour les concours si intéressants dont les détails ont été exposés si judicieusement dans cette publication.
Aimé HÉBRÉ,
HJdecia VJtiriDiire,
ChcTilicr de la UgioD d'hoDDCUT,
Chef du SeiTlcc saDÎtaire dei EzpositioDi canioes de Paris.