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I. — GÉNÉRAI,ITÉS

CONTUSIONS. PLAIES. Elles sont la conséquence de coups, de HéMORRAGIES. chocs, de chutes {traumoHsmes) et peuvent siéger sur toutes les parties du corps.

On dit qu'il y a coiUusion lorsque la peau n'a été ni sectionnée, ni déchirée. Une flaie est le résultat d'une division plus ou moins profonde et plus ou moins étendue du tégument et des tissus sousjacents (tissu conjonctif, muscles, tendons, etc.) ; il y a lieu de distinguer des plaies simples à bords nets, comme celles qui sont

produites par des instruments tranchants, et des plaies coniuses ; dans lesquelles les parties vives ont été déchirées, comme mâchées, en raison même de la nature de l't^nt qui les a causées.

Qu'il s'agisse de contusions ou de plaies, on constate toujours, au niveau de l'oidroit lésé, un gonflement inflammatoire et une douleur d'autant plus intenses que le choc a été plus violent. Faire disparaître le gonflement et diminuer la souffrance doivent être les deux indications principales du traitement : on y arrive par l'hydrothérapie sous forme de douches froides en pluie ou en jet modéré ou de lotions chaudes à l'aide de la main ou d'un tampon d'ouate. Cette manière de procéder a l'avantage de faire évacuer les corps étrangers qui, s'il s'i^t de plaies, ont pu rester implantés dans les tissus ; on terminera, pour ces dernières, par des^détersions chaudfes antiseptiques (crésyl à 2 p. lOO, adde phénique à 2 p. lOO, permanganate de potassium à i p. 1000, subhmé à i p. 1000, eau oxygénée diluée, etc.).

Quand la solution de continuité est bien nettoyée, on peut se rendre compte de la profondeur et de la nature des régions traumatisées ; si le coup a porté au niveau d'une articulation ou d'un tendon et s'il s'écoule, par la plaie, un liquide dtrin, filant comme de l'huile, c'est que la synoviale de glissement des surfaces articulaires ou tendineuses a été ouverte : le pronostic est alors des plus grave et il est urgent de prévenir le vétérinaire ; en attendant, l'animal sera placé dans l'inuDobilîté la plus absolue de laquelle dépend, dans beaucoup de cas, la guérison.

Tout traumatisme s'accompagne d'une hémorragie : elle se fait dans la profondeur des tissus et sous la peau quand il s'^t de con* tusion ; c'est ce qui constitue l'ecchymose ; au contraire, le sai^ s'écoule au dehors lors de plaie véritable et, bien souvent, avec une telle intensité qu'il faut intervenir immédiatement, afin d'éviter à l'animal une sa^ée qui peut lui être fatale.

La ligature du vaisseau ouvert est, bien entendu, le procédé de

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choix : elle se fait avec du fil ou mieux de la soie ; mais, dans la plupart des cas, elle n'est pas réalisable sur-le-ghamp et l'on doit recourir à la compression : la blessure siège-t-elle à l'extrémité d'un membre, il suffit de lier solidement celui-ci soit au-dessus, soit au-dessous de la plaie, suivant que le vaisseau sectionné est une artère ou une veine.

(Une hémorragie artérielle se traduit par un jet de sang rouge vermeil, de longueur et d'Intensité maxima à chaque battement cardiaque ; elle est grave et nécessite une compression rapide ; dans le cas d'une veine, le sang s'écoule uniformément et il est de couleur noirâtre ; dans la grande majorité des cas, la veine s'aplatîssaut, l'hémorragie s'arrête d'elle-même.)

Enfin, si l'on ne peut faire la ligature ni le garrottage, on est ol^igé de recourir au tamponnement de la plaie avec de l'ouate ou, à défaut, de l'étoupe ou des lii^es imbibés d'une solution antiseptique (eau oxygénée de préférence), et maintenus en place par des cordes ou des bandes '.

FRACTURES Elles peuvent porter, ches le taureau, sur les cornes, les membres, la colonne vertébraîe ou le crâne.

Les fractures des cornes sont complètes ou incomplètes. Elles sont toujours consécutives à des coups violents portés en cette région et elles se manifestent par la mobihté des abouts fracturés.

On peutr si la lésion siège à l'extrémité ou même à la partie moyenne de la corne, sectionner celle-ci et arrêter l'hémorragie par un pansement serré ; mais si l'on veut conserver la corne intacte, ce qui est une des qualités du taureau de combat, il faut faire un pansement d'u^ence en réalisant aussi complètement que possible la coaptation des abouts et en les maintenant ainsi par des bandes

I. te traitement des blessurel reçn» pir les cheTani peaduit les counei, blesiures qui lont, pra>que toutes, la mntiqiMDca d* coapi d* cornes, ne diffère pis de celui t^at noue naoct d'indiquer pour le taureau de combat ; il doit s'inspirer dos métatt principe* «iientieli et 11 doit rlpondie aox tnémes deilderiti.

enroulées autour de la corne et trempées au préalable dans du plâtre ou du silicate de potasse : on a, de la sorte, fait de la bonne besogne en attendant l'arrivée du vétérinaire qui consolidera et complétera le pansement.

La fracture d'un membre est accusée par un défaut absolu d'appui, une mobilité anormale ou une déviation de l'extrémité inférieure, une crépitation spéciale au niveau du trait de fracture et une vive douleur à ta palpation ou à la pression.

Dans la grande majorité des cas, il n'y a pas lieu de traiter ; il faut diriger le plus tôt possible l'animal sur la boucherie.

Quant aux fractures de la colonne vertébrale et du crâne, qui sont le résultat de chutes ou de heurts très violents, elles sont décelées par des paralysies des membres ou l'inhibition complète du sujet, suivant le lieu et la gravité de la lésion ; si l'animal n'est pas mort sur le coup, il faut le faire sacrifier immédiatement.

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