‹ Animaux de sport, lévries-taureaux-coqsChapitre 111 sur 118 · II. — Appareil digestif · texte numérisé non relu

II. — Appareil digestif

OBSTRUCTIONS Elles surviennent à la suite de la déglutition CESOPHA QIENHES d'aliments trop volumineux et non mastiqués (betteraves, carottes, pommes, etc.) ou de corps étrangers (pierres, morceaux de bois, etc.), qui s'arrêtent dans un endroit variable du conduit œsophagien : quelquefois, à l'origine de ce dernier, mais, le plus souvent, à l'entrée de la poitrine. 1> taureau cherche à se débarrasser de l'obstacle qui le gêne par des mouvements de déglutition s' accompagnant de vives contractions des muscles de l'encolure ; la salive s'écoule constamment par la bouche puisqu'elle ne peut être avalée et si l'on exa m i n e le cou, du côté gauche surtout, on peut voir une déformation produite par l'arrêt du corps alimentaire ou étranger.

Il faut essayer de désobstruer le conduit par des pressions continues, des deux mains, sur le corps et de bas en haut : de la sorte,

on peut le faite lemonter jusque dans la goige où il est facile de le saisir ; mais c'est là un procédé souvent inefficace et l'on est obligé d'avoir recours au vétérinaire.

INDIGESTIONS. Lcs indigestions sont des affections graves, METEORISATION. gouvent mortelles, chez le taureau; la plus importante est l'indigestion gazeuse, causée, notamment, pat l'ingestion de fourrages verts artificiels, mouillés surtout, ce qui leur donne un pouvoir fermentesdble considérable : les gaz, élaborés en grande quantité dans la panse, distendent celle-ci qui fait gonfler le flanc gauche : on dit que l'anima] est baUonnS ou météorisé ; cet état augmente de plus en plus, g^ne le flanc droit et gêne la respiration qui devient rapide et pénible ; la mort survient si l'on n'intervient rapidement.

Il faut d'abord parer au plus pressé : éviter l'asphi^xie du malade en ■ ponctionnant » le rumen au niveau du flanc gauche. Cette ponction se fait d'ordinaire avec un instrument spécial appelé trocart, mais, à défaut de cet appareil, il ne faut pas hésiter à la pratiquer avec un simple couteau flambé au préalable ; il suffit d'introduire ensuite un tube creux dans la plaie, une tige de sureau, par exemple : par cette ouverture, les gaz s'échappent, ce qui soul^e l'animal.

Compléter le traitement par le massage du ventre avec des bouchons de paille et l'administration de breuv^es antifermentesclblea ou absorbants, à base d'éther ou d'ammoniaque — ces médicaments étant, bien entendu, mêlés à une quantité d'eau suffisante pour leur faire perdre leur causticité.

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