I. Erreur : la poitrine vraiment large est un défaat
javdot; tout concourt, encore un coup, à faire du greyhomid la plus parfaite, la plus réussie des œuvres de la création.
Et cette élégance dans les façons, cette dignité dans le maintien, cette nonchalance dédaigneuse, jointes à la beauté complète, écrasante, à la beauté grecque du greyhound, je me demande si ce ne sont pas elles qui empêchent qu'il ne plaise beaucoup au populaire : chez nous, la foule n'aime pas les aristocrates...
Alors, on lui a fait, comme à tous les lévriers, cette réputation de manquer d'intelligence et de cœur qui ne convient qu'au barzoï. Quelle injustice! Certes, n'attendez pas d'un noble greyhound qu'il joue aux dominos comme un caniche ou qu'il fasse le beau, la pipe au bec, comme un barbet. Maïs sauraient-ils, vos diîens savants, comprendre comme lui les ruses du lièvre, déjouer ses défenses, juger ses allures, prévoir ses crochets ? Sont-il aussi sans esprit ces galgos d'Espagne qui conduisent si parfaitement un troupeau de chèvres qu'on le leur confie parfois sans berger ? Et ce greyhound du commandant Metman qui fut cité à l'ordre du jour de l'armée, durant la guerre de Crimée ', ou ces sloughis qui chargeaient et combattaient aux côtés de leurs mfdtres, en Afrique, comme le rapporte Toussenel, étaient-ils dénués de cœur et d'intelligence ?... Quant à la fidélité du lévrier, elle est proverbiale depuis le moyen âge. Ce n'est pas lui qui livrerait indécemment son cœui à tout le monde comme le premier bouledogue venu, ou qui obéirait à n'importe qui à la façon d'un chien d'arrêt ; il ne s'attache pas vite, mais il s'attache bien. Joignez que le greyhound est le plus doux, le plus aimable des compagnons ; et, pour le dire en passant, adroit et peu remuant comme il est, un peu d'éducation fait de lui le modèle des chiens d'appartement : que je voudrais que toutes
I. Une photaf^apbic, accompagnia d'eztriiti dsi joarnaui do teinpi, l'en trooviit affichée i ]'Expo*iÛon du UTrier organiite som loi aaipicai du Greyhonad-Club eo janYier dernier, 1 la gâterie Derambei. Le chien itait dit : l^rier du Caucase ; en réaliti un greyhound corome on pouvait le voir *ur *«9 imagei.
La Ctupetle-en-Seroul, s octobre i
V'aterloo Cup, 1913. Le duc de Leeds {voir p. }j\.
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les femmes s'en trouvassent persuadées, afin que nous eussions la joie de les voir accompagnées, quand elles sortent, non pas de quelque médiocre et vulgaire roquet qui les dépare, mais du greyhound stylisé comme un dessin de médaille, qui leur sied si bien ! Enfin, pour le coursing, aucun lévrier ne vaut le greyhound qui est de tous le mieux construit. Un bon greyhound peut galoper à 70 kilomètres à l'heure et peut-être plus vite encore ; le cheval de course ne dépasse pas 65 kilomètres à l'heure {Castdnau a couvert à Chantilly les 1.400 mètres du Prix de la Forêt en une minute dixhuit secondes, s<nt du 64 km. 584 à l'heure). Mais la vitesse n'est pas tout pour le coursing ; la souplesse et l'adresse sont au moins aussi nécessaires, et pas plus qu'en rapidité, aucun lévrier, pas même le sloughi, n'égale en agilité le greyhound. Cela s'est vu avec éclat aux premières réunions organisées par M. de Sauvenîère en 1S79 et 1880 ; dans les sept poules qui eurent lieu alors, des lévriers de toutes sortes coururent, sloughis, galgos, etc. : non seulement les sept vainqueurs furent des greyhounds, mais encore pas ttne seule fois, au cours des nombreuses épreuves éliminatoires, il n'arriva qu'un lévrier anglais, si médiocre fùt-il, se trouvât vaincu par un lévrier d'une autre race. Et cette supériorité du greyhound n'a rien d'étonnant si l'on songe qu'elle est le résultat des efforts méthodiques que font les Anglais depuis des siècles pour en perfectionner l'espèce : ils ont obtenu le lévrier de coursing idéal comme ils ont obtenu le cheval de pur sang.
POINTS DD Voici les caractères et les points du greyhound. GRETHOUND j^^ gf poUg. — La taille moyenne est de 65 à 70 centimètres pour les mâles et de 62 à 67 pour les femelles, car la différence est assez sensible entre le chien et la chienne. D'ailleurs la Waterloo Cup a été remportée par Coomassie, une chienne minuscule qui pesait 19 kilogrammes, et même Pénélope, arrivée seconde en 1886, ne pesait que 18 1^. 600 ; de telles
victoires on fort ébranlé l'antique adage : qu'un bon chien grand doit toujours battre un bon chien petit, à mérite ^^I. Il est vtaî que Honeyvood et MisUrton pesaient 38 kg. 500. Un greyhound de petite taille est généralement désavantagé sur la vitesse ; mais d'autres répondent qu'un chien trop haut et trop lourd est moins vite aux tournants. La vérité, c'est qu'il n'est pas de règle générale : souplesse et vélocité dépendent autant de l'influx nerveux que de la construction. Pourtant, le greyhound étant im chien de hèvre et la rapidité n'étant pas la seule quaUté qui lui soit nécessaire, il n'y a pas intérêt à grandir trop la race, comme on ne manquerait pas de le faire si le chien était destiné aux courses en hgne droite.
Robe. — Le nom même du greyhound indique que sa couleur primitive devait être le gris. Mais cette couleur importe peu en réahté, qu'elle soit « rouge » (fauve, rousse), « bleue > (gris ardoise), bringée, noire, blanche, noire tachée de blanc, ou blanche tachée de noir, de rouge, de bleu, de briogé : des greyhounds de toutes les nuances ont remporté les grandes épreuves. Ce qui importe, c'est la qualité du poil, qui doit être fin, serré, brillant. Rien ne marque plus clairement la mauvaise origine d'un chien qu'un poil grossier. Tout greyhound de race pure a « beau poit », pourvu qu'il soit bien soigné.
Aplombs. — C'est un point très important, et auquel les juges ne sauraient prêter trop d'attention, que celui des aplombs. Vues de face, les jambes antérieuies du greyhound doivent être tout à fait droites depuis la poitrine, et bien perpendiculaires au sol. Vu de profil, le chien ne doit pas reposer sur ses talons ; le poids de son corps doit porter plutôt sur les do^ts des quatre pieds. I/es jambes postérieures doivent suivre une l^ue obhque, de manière que les pieds soient bien au delà de la ligne perpendiculaire qui, partant de la naissance de la queue, arriverait au sol. C'est un défaut seosible, chez un greyhound, que d'être m sous soi » comme un whippet.
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Tête {cote 15, d'après Dalziel). — ^e doit être la^e au crâne, longue, sèche, pointue. Poux un chien de 65 à 70 centimètres, la longueur, depuis la base de l'os occipital jusqu'à l'extrémité du museau, peut être de 25 à 27 centimètres ; le tour de la tête, devant ou derrière les oreilles, de 37 à 40 centimètres ; le tour du museau au milieu du chanfrein de 20 à 22 centimètres. Les oreilles, petites et plantées haut, s'appliquent au crahe quand le chien est calme ; quand il est ex.àté, elles se dressent, l'extrémité retombant vers le dos de l'animal, et l'intérieur tourné, comme il est logique, vers le dehors. La couleur des yeux est sans importance et c'est par erreur que les ji^es français, trop habitués aux harzoïs, loi en accordent ; mais il faut que les yeux soient brillants, perçants, pleins de feu, et leur regard généralement dirigé vers l'horizon. Les joues ne sauraient paraître assez maigres. Les lèx^res doivent tout juste recouvrir les dents ; c'est un défaut sensible que des lèvres trop longues parce qu'elles empêchent le chien de mordre bien. Les dents du greyhound sont blanches, très fortes et exactement appliquées les unes sur les autres ; les canines longues et légèrement recourbées en arrière afin de bien assurer la prise.
Cou (cote 10). — Il doit être long et très flexible, mais fort et musclé aussi, afin que le chien puisse cueillir sa proie au passée, à toute vitesse. Légèrement courbe dessus et dessous, le cou va en s'élaif^ant de la tête aux épaules.
Poitrine et avant-main (cote 20). — Le poitrail ne doit pas être trop large, pas plus que l'avant d'aucune machine de course, et il y a la même différence entre une poitrine de dogue et une poitrine de greyhound qu'entre la proue d'un chaland et celle d'un bateau de course. Mais il faut une poitrine profonde pour que les poumons se développent facilement et que le cœur batte à l'aise, sinon le chien n'aurait pas de « souffle ». Un chien de 65 à 70 centimètres doit avoir 74 à 77 centimètres de tour de poitrine. Il est capital que les omoplates soient très obliques, afin de permettre aux
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jambes de s'alloi^ei aussi loin que possible en avant, et c'est un signe de vitesse que cette obliquité jointe à une bonne longueur de la jambe entre l'omoplate et le coude, le coude et le poignet, à condition toutefois que le chien ait une solide arrière-main. II faut aussi que les épaules soient musclées, non pas comme des épaules de trotteur certes, mais stiffisamment pour que le lévrier puisse faire l'effort très violent que nécessitent ses tournants brusques sur les crochets. Les coudes doivent être droits, et non pas dirigés en dedans ni en dehors ; les tendons bien détachés. Tour de lajambe au-dessous du coude: 17 à i8 centimètres en moyenne.
Dos ei arrière-main. — La poitrine du greyhound est très harpée eb son ventre relevé, eSacé. Dans le galop, c'est par son arrièremain que le chien se pousse en avant ; aussi est-ce là surtout qu'une puissante musculature est nécessaire. Les musdes de i'arriéremain se part^ent en deux masses, celle des reins et celle des cuisses. Les reins (cote ig) doivent être r^ulièrement arqués et fuyants, et leurs muscles denses et solides, bien visibles, formant saillie de chaque côté au-dessus du ventre ; c'est d'après ces muscles du dos qu'on juge d'abord de la condition d'un lévrier. Les cuisses et les jambes ont (toujours d'après Dalziel) la cote 20. Plus encore que ceux des reins, les muscles des cuisses doivent être puissants et solides, et aussi bien en dessous de la cuisse qu'en dessus. Quand l'animal les contracte, ils doivent être durs, mais très souples quand ils sont détendus ; à cela, on juge de leur qualité, au toucher. Des bons galopeurs ont les jambes de derrière sensiblement plus longues que celles de devant. Les jarrets doivent être bien pliéa et près de terre ; la longueur entre les doigts et le jarret égalera la moitié de celle de la jambe.
Pieds (cote 10). — Tous les connaisseurs s'accordent à dire que le greyhound doit avoir le pied plutôt rond qu'allongé, le pied de chat plutôt que le pied de lièvre. Cela, toutefois, sans excès, car s'il est vrai qu'un pied trop long ne peut que nuire à la vitesse et
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POINTS DU ORBYHOUND
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