CHAPITRE VII
SOINS DES Dès que le chiot greyhound atteint l'âge de quatre SAPLlNGS ojj (^q mois, il faut l'habituer à marcher en laisse. Pour cela quelque patience sera souvent nécessaire ; mais la plus grande douceur est recommandée : on ne dresse pas uo noble greyhound comme un chien couchant, et il ne faut pas user du fouet contre eux. Si même, plus tard, votre j eune lévrier commet quelque méfait dans la basse-cour, s'il poursuit les lapins, s'il fait passer de vie à trépas quelque chat, ennemi traditionnel de sa race, gardez-vous de le corriger : contentez- vous d'enfermer vos volailles, et de l'attacher ou de le museler quand vous le promenez. En courant sur l'animal qui s'enfuit, le lévrier ne fait que son mériei. Toute l'éducation que vous donnez au greyhound doit tendre à exalter en lui cet instinct de poursuivre ; c'est exactement le contraire au dressage qu'on fait subir au chien d'arrêt.
Il est absolument nécessaire que les chiots aient à leur disposition une cour ou un jardin où ils puissent jouer et courir durant les belles heures de la journée. Ce n'est qu'à cette condition qu'ils pousseront vigoureux et dnis. Il faut pourtant veiller à ce qu'ils ne soient pas mouUlés et à ce qu'ils n'aient point froid. Sans doute, on ne doit pas charger de couvertures les greyhounds tant que leur entndnement n'est pas commencé, sous peine de les rendre frileux et délicats. Mais la nuit, quand la saison est humide et friche, il
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est bon de les couvrir, prindpalement à l'âge où ils sont sujets à la maladie.
Aussitôt que leurs forces le permettront, les jeunes chiens devront accomplir en laisse, en même temps que les adultes, de longues marches sur route. Il n'y a pas de meilleur travail pour les muscles ; de plus, c'est ainsi qu'on leur n fait les pieds ». Or, rien n'est plus important pour un greyhound que d'avoir de bons pieds : un chien sujet à se blesser souvent, en course et à l'entraînement, cause des déboires sans fin. C'est pourquoi il est utile de sécher soigneusement les doigts quand on rentre de la promenade et que le sol est humide, et de baigner de temps en temps le bas des pattes jusqu'au poignet dans une solution astringente'. Mais, encore un coup, c'est par les marches sur route qu'on rend les pattes solides, et non par des médicaments.
S'IL EST MAUVAIS Beaucoup de connaisseurs estiment, comme DE FAIRE COURIR jg y^ ^^^ q„'il gg^ mauvais de faire voir le LES SAPLINO ijiévre aux greyhounds avant qu'ils ne soient puppies, et qu'à tous les points de vue les courses de saplings sont néfastes à la carrière future de ceux qui y prennent part. Certes, théoriquement, tout lièvre couru retire un peu de loyauté au greyhound et le rapproche du moment où il sera devenu trop mahn pour être un bon chien de coursîng. Mais, pratiquement, il est bien clair que tout dépend du caractère du chien, et que tel qui a pris deux centaines de lièvres restera plus ardent et plus innocent que tel autre qui n'en aura couru que deux dizaines. Quant à savoir si cela ruine les forces d'un sapling de douze mois, de prendre part à une course — à cela encore il faut répoudre que tout dépend de la vigueur du chien. N'oublions pas que poursuivre le gibier est le plus grand plaisir qu'on puisse don-