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NAISSANCE D£S CHIOTS

Un chien est appelé sapling pendant la saison de coiirsii^ qui suit immédiatement sa naissance ; pttis, durant toute la saison suivante, il est dit puppy ou chien de première saison ; la saison suivante encore, on l'appellera chien de deuxième saison ; et ainsi de suite. Comme la saison de coursing dure de septembre à avril, il s'ensuit qu'un chien né en janvier sera sapUng de neuf à quinze mois, puppy de seize à vit^-sept, chien de deuxième saison de vii^-huit à trente-neuf — tandis qu'un diien né en juin, par exemple, sera sapling de quatre à dix mois, puppy de onze à vingtdeux, chien de deuxième saison de vingt-trois à trente-cinq, etc. Or, il existe des épreuves réservées spécialement aux saplings comme aux puppies. Etant donné qu'un greyhound ne peut pas courir avant l'î^e de onze ou douze mois, il faudra qu'il soit né en janvier ou, au plus tard, au début de février pour prendre part aux épreuves de saplings. Mais beaucoup de connaisseurs estiment qu'il est mauvais de faire courir un chien à l'âge où il est encore sapling ; et d'autre part, il n'y a pas en réalité grande différence entre un puppy de dix-sept ou dix-huit mois et un puppy de vit^-deux ou vingt-trois. Si bien qu'il peut sembler préférable de faire naître les chiots au printemps ou même au début de l'été, où ils seront plus faciles à élever, qu'en plein hiver.

Le rut de la chienne dure de vingt-cinq à vîi^-sept jours environ ; c'est durant le second tiers de cette période qu'elle accueille l'étalon. Beaucoup de mâles greyhounds sont froids (parfois, dit-on, à cause du surmenage qu'ils ont subi durant leur carrière). D'autre part, certains éleveurs, plus commerçants que sportsmen, ne se privent pas de donner à leurs étalons des stimulants qui rendent leurs montes plus nombreuses, mais qui ne sont pas sans nuire à leurs produits.

La lice porte rarement moins de soixante jours et plus de soixante-trois. Il faut, quand elle est pleine, lui donner une nourriture substantielle et un travail régulier, de manière qu'elle soit en

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bonoe santé et qu'elle mange à sa faim sans àevenit grasse. Quelques jouis avant sa délivrance, on lui préparera dans un box un peu obscur un bon lit de paille, et il est à peine besoin de recommander qu'on la laisse tranquille pendant son accouchement, quitte à intervenir si cela devient absolument nécessaire.

La chienne gieyhound est très féconde et a de nombreuses portées : il ne faut jamais laisser que deux ou trois petits à. la mère, on confiera les autres à une nourrice, soigneusement muselée durant les premiers jours.

SEVRAGE i^es chiots peuvent être sevrés au bout de six semaines. A ce moment, on pu^era la mère, pour Im faire passer son lait, avec un peu d'huile de hein, et on lui appliquera des bandées sur les tétiaes.

î/es petits auront été habitués depuis quelque temps à boire du lait tiède dans une écnelle, et même un peu de bouillon. Après leur sevrage, on leur doimera de la panade au lait, de la farine d'avoine, du bouillon de cheval, de tête de mouton, de bœuf, etc. ; puis des pâtées de légumes,de viande cuite et de pain, le tout bien écrasé. Il sera boa paiement de leur laisser pour jouer quelque gros os sur lequel ils se feront les dents et dont le phosphate les fortifiera.

DENTS ET AGE Vers l'âge de deux à quatre mois, les pre- DES CHIENS mières dents de lait commencent à tomber et la seconde dentition est généralement sortie entre cinq et huit mois. Un chien d'un an a ses incisives et ses crochets tout à fait blancs et intacts. A deux ans, ses pinces inférieures commencent souvent de s'user. Entre deux ans et demi et quatre ans, les pinces inférieures sont généralement usées en partie et les supérieures commencent de l'être. Vers quatre ans et demi ou cinq ans, les pinces supérieures sont assez usées à leur tour et les dents jaunissent. De» six ans, qu^uefoia, les

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mitoyetmes de ta mâchoire supérieure sont râsées. Plus tard, les dents s'écartent, se couvrent détartre, et la gueule n'a plus la belle couleur rose de la jeunesse. Il faut d'ailleurs noter que ces caractères varient considérablement selon la nourriture que l'on donne aux cbiens et leurs dispositions propres.

LA 1 MALADIE 1 l>s petits lévriers, comme tous les chiots, ont de grosses pattes maladroites et les articulations épaisses. Mais parfois ces dernières paraissent gonflées d'une façon excessive : c'est du rachitisme. Il disparaîtra si l'on alimente la ration de viande (en veillant toutefois à ce que le chien ne s'en trouve pas édiauffé), si on lui donne des fortifiants (huile de foie de morue, émulsion Scott, pilules de fer, etc.), et si l'on a soin de saupoudrer ses pâtées d'un peu de phosphate de chaux.

Enfin le chiot doit être soigneusement pansé et brossé tous les jours. Il faut aussi veiller à ce que son chenil soit propre et sec ; rien ne saurait lui être plus néfaste que l'humidité. Un petit lévrier de cinq à dix mois bien nourri, bien logé, bien pansé, a toutes les chances d'échapper à la « maladie n, pourvu qu'on ait soin de lui donner une très légère pui^e de temps en temps, de surveiller ses déjections et de lui faire prendre au besoin le vermifuge nécessaire, de lui donner des fortifiants s'il paraît anémique (voir notamment le blanc des yeux, et le dedans de la bouche et des paupières) ; enfin, s'il semble un peu souffrant, de le placer dans un endroit où il soit très tranquille et où il puisse passer ses journées blotti dans la paille et au soleil. Si toutefois la « maladie » prenait une forme aiguë, il n'y aurait qu'une chose à faire : appeler au plus vite !e vétérinaire — un vétérinaire spécialiste, naturellement, car la plupart, habitués aux chevaux, n'entendent rigoureusement rien à la thérapeutique des chiens — lui seiil saurait ordonner les médicaments utiles : toutes les indications qu'on trouve dans les fivres spéciaux ne peuvent remplacer l'habitude et la pratique du médecin des chiens.

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