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LE CHENIL

du soin, de mettre très biea en condition ses lévrieis, sans autre aide que celle d'un ou deux lads.

LE CHENIL Et d'abord un mot sur le chenil.

Iva première écurie ou étable venue peut parfaitement en tenir lieu, si elle est bien close et bien sèche, et si elle donne sur une pelouse ou sur une cour oà les chiens puissent prendre leurs ébats pendant trois ou quatre heures chaque jour. Il faut seulement avoir soin d'établir des boxes, s'il n'en existe pas, et de ne Ic^er dans chacun d'eux que deux chiens, de sexe différent autant que possible ; ce ne sont que des lévriers d'un caractère particulièrement paisible qu'on pourra loger par trois sans trop craindre les rixes : les greyhounds à l'entraînement, quand ils sont bien en condition et débordant de force et de santé, sont facilement batailleurs et ils ont la dent terrible. Il faut se garder aussi de loger un puppy avec un vieux chien qui ne serait pas d'une douceur exceptionnelle : sans cela, le puppy sera littéralement brimé par son compagnon.

Au fond de chaque box, à C'.so du sol, s'étendra le banc de couchage, divisé par des cloisons en planche en autant de compartiments qu'il y aura de lévriers, et couvert d'un toit de façon à conserver la chaleur dégagée par les animaux. Cette division en cases empêche qu'un chien puisse empêcher l'autre de monter sur le banc, forçant ainsi son camarade à passer la nuit couché sur le pavé. I^ sol sera dallé, avec une pente et une rigole pour faciliter l'écoulement des eaux et supprimer l'humidité qui est on ne peut plus néfaste aux greyhounds — ou à la rigueur sablé, mais en ce cas le sable devra être entièrement renouvelé très souvent. De même, il faudra lessiver de temps en temps les planches du banc et changer la paille du couchée tous les trois ou quatre jours. Ces précautions sont aussi essentielles qu'une bonne nourriture et un exercice régulier à la santé des chiens.

LE PANSAOE Autre son indispensable : panser méticuleusement les lévriers chaque matin au retour de l'exerdce. On leur lavera avec une éponge les yeux, le nez, la bouche et les parties sexuelles ; on leur brossera tout le corps avec une brosse de chiendent; enfin on leur frictionnera à la maîn nue, toujours dans le sens du poil et en se gardant d'appuyer sur l'épine dorsale, les jambes de devant et les épaules d'abord, puis le cou, les côtes et le dos, enfin le rein et les jambes de derrière ; cela active la circulation et délasse le chien. Un greyhound pansé r^ulièrement n'aura point de parasites, ou presque, et il ignorera vraisemblablement les maladies de peau (même le k roi^e s à quoi nos chiens sumourris sont si suj ets) ; son poîl sera Usse et brillant comme de la soie. Il faut également examiner soigneusement ses pieds ; la sole doit en être dense, souple et dure comme du cuir : si l'on y découvre la moinde sensibilité, on cessera le travail sur route et on commencera aussitôt un traitement : baigner le bas des pattes, trois ou quatre fois par jour, durant un quart d'heure environ, dans une solution spéciale. Voici une recette donnée par M. Daiziel : Prenez deux livres d'écorce de chêne et concassez-la au marteau. Faites bouillir lentement dans l8 litres d'eau, jusqu'à ce qu'il ne reste que 8 à 9 litres, et faites dissoudre là-dedans un quart de Utre d' alun. La solution pourra servir indéfiniment.

Voici encore une autre ordonnance pour raffermir les pattes blessées, dont j'ai constaté que l'effet était excellent (il faut seulement avoir soin de bien boucher la bouteille et de dianger le bain tous les sept ou huit jours pour que la solution ne s'évente pas) :

Acide fialicilyque i gra.mme.

Alcool camphré 135 —

Teinture d'amica bo —

Extrait de satume 4 —

Essence de thym rouge 10 goutte*.

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