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LES DÉBUTS DE L'ENTRAINEMENT

LES DÉBUTS DE lorsqu'un chien arrive chez l'eiitt^neiir L'EHTRAIMEMENT jj^^j jg forme, la première chose à faire avant <Je commencer à lui donner du travail, c'est de le purger. On peut lui donner une pilule purgative ainsi composée :

Podophyllin 3 grammes (3 grains).

Extrait composé de coloquinte

en poudre i«',78 (i dram).

Extrait de jusquiame 13 grammes environ (i scrupule).

Extrait de taraxacum 24 ~ — (1 — ).

Mêler le tout et faire 12 portions de 10 grains chacune ; chaque portion forme une dose à administrer le soir.

Mais la simple huile de ricin réussit parfaitement bien.

D'ailleurs, beaucoup d'entraîneurs abusent fâcheusement des purges, voire des vomitifs (quoique vomir soit presque un acte naturel chez les chiens). C'est en changeant le régime de nourriture qu'il faut rafraîchir le chien, et non point par des drogues dont l'usage doit rester toujours exceptionnel. On n'a jamais vu un athlète à l'entraînement traité comme certains éleveurs traitent leurs lévriers de course ; mais la médecine des bêtes est de trente ans en arrière sur la médecine humaine, et beaucoup de vétérinaires ressemblent encore aux médecins de Molière.

Si donc le chien est tout à fait hors de condirion, soit trop maigre, soit trop gras, les muscles flasques et rétrécis, il faut se garder de chaîner ses habitudes du jour au lendemain : c'est peu à peu, lentement, qu'il devra être ac<;outumé à son nouveau régime. On en suivra avec sûreté les effets en pesant régulièrement le chien : c'est à l'aide de la balance qu'on arrive à doser exactement sa nourriture et son travail. Ce n'est donc pas eivquriques jours qu'on mettra un greyhound en état de courir : il faudra p]us ou moins de semaines, selon le tempérament du lévrier et l'état p^ se trouvaient

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ses pieds, ses muscles et ses poumons au moment où on a commencé de le préparer.

LA NOORRITDRE Passons à l'importante question de la nourriture. I.^s avis sont divers sur ce point, et les régimes auxquels on soumet les greyhounds sont assez variés : chaque entraîneur a sa méthode ; mais il semble qu'on puisse poser quelques règles générales en s'appuyant à la fois sur l'expérience et le bon sens.

D'abord le nombre des repas. Il est plus commode de n'en donner qu'un seul ; mais il semble bien préférable d'en donner deux, aiîn de ménager l'estomac du chien comme on fait celui de l'homme. En tout cas on servira la pâtée tiède pour qu'elle soit moins « lourde », et, si le chien en laisse une partie, loin d'insister, on enlèvera l'écuelle.

I^ premier repas se place logiquement après l'exercice du matin et le pansage. Il est naturel qu'il soit plus léger que le second, qu'on donnera tard dans l'après-midi, et que les chiens pourront digérer tranquillement et couchés à leur mode, puisqu'ils n'auront plus qu'à s'endormir pour la nuit. Donc, ce premier repas se composera de pain rassis, de biscuit de chien ou de farine d'avoine cuite, l'une ou l'autre de ces trois nourritures bien trempée dans du lait ou dans du bouillon. Le biscuit donné sec a l'avant^e, étant dur à mâcher, de nettoyer les dents du chien et de le forcer à manger plus lentement ; mais il est évidemment moins nourrissant ; et d'autre part beaucoup de lévriers sont trop goulus pour avoir la patience d'en mâcher comme il faut les morceaux. On peut corser le repas en faisant avaler au chien un œuf cru.

Pour le second repas, il faut considérer que, si les chiens sont omnivores, et que si même, à la ville, ils se passent fort bien de viande, en revanche, à l'entraînement, il n'eu va pas de la sorte. M. J.-B. Rixon, dans un article du Field (30 septembre 1911,

LA NOURRITURE 8i

p. 771), donnait les recettes suivantes : prendre des têtes de mouton, de bœuf, etc., ou de la viande de cheval (maïs celle-ci si l'on est sûr que l'animal n'a pas été drogué) ; les faire bouillir longuement dans un grand chaudron ; verser le bouillon sur des biscuits, de la farine pour chien ou du pain noir, et laisser le tout macérer longtemps dans un récipient de faïence ; puis ajouter la viande bouillie coupée menue, et ne pas oublier de saler ; joindre les légumes qu'on a pu, à la rigueur, faire cuire avec la viande, mais qu'il est préférable, surtout quand ce sont des choux ou des légumes verts, d'avoir fait bouillir à part : on réservera l'eau de leur cuisson pour tremper le premier repas du matin (je ne sais si c'est là une idée bien fameuse ; elle est économique en tout cas, car l'eau des légumes coûte moins cher que le lait ou le bouillon] ; enfin, une fois par semaine, on pourra donner avec avantage, à la place de viande, des têtes et des queues de poisson achetées à bon compte à la poissonnerie voisine, ou des poissons de grossière qualité, après avoir eu soin d'en ôter les arêtes. Pour M. Rixon, il est très important de varier beaucoup la nourriture des chiens.

Un autre procédé consiste à faire bouillir dans de l'eau chaude la viande coupée menue, avec aussi les os; quand elle est bien cuite, on l'enlève et on mélange au bouillon autant de livres de farine d'avoine qu'on a employé de livres de viande ; on laisse bouillir une demi-heure ; on ajoute encore, si l'on veut, des biscuits Spratts concassés, et on laisse bouillir à nouveau dix minutes ; après quoi, si on a mis la quantité d'eau qu'il faut, ce qu'on apprend par l'expérience, le mélange forme en refroidissant une sorte de pudding, qu'on pourra distribuer avec des légumes cuits. On donnera aussi, pour changer, une pâtée composée de pain rassis ou de farine de chien dans du bouillon de têtes de mouton.

Il me semble que l'inconvénient de ces recettes économiques, c'est qu'elles ne font manger aux lévriers que de la viande très cuite, bouillie, c'est-à-dire dans l'état où elle est le moins nourris-

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sante et où elle convient le moins à l'athlète : nos coureuis et nos boxeurs ne se nourrissent pas de bouilli. Je préfère donc pour le second repas les légumes et le pain Ou biscuit, trempés dans le bouillon de bas morceaux (tètes de mouton, pieds de bœuf, etc.) où ont cuit aussi les légumes — pâtée à laquelle on mélange, avant de la donner aux chiens, un peu de bonne viande de cheval, passée au feu et hachée. Quant à la quantité et à la qualité de la nourriture à accorder à chaque chien, on n'en peut juger que par l'état de sa musculature : tel lévrier a besoin de manger une quantité double de celle qui suffit à tel autre. Une nourriture trop riche (trop de viande, œufs, etc.) cause des troubles intestinaux et retarde l'entr^nement plutôt qu'elle n'y aide.

L'EXERCICE Voici maintenant l'entraînement proprement dit. Toute la difficulté est de le doser comme il faut. Presque tous les novices ont tendance à donner trop de travail à leurs lévriers, et le jour du coursing, tes chiens sont surentraînés et ne font rien de bon. On ne saurait donc fournir ici que des indicatiens : quant à la quantité d'exercice à donner, elle dépend de l'état du chien ; tel a besoin de beaucoup de travail, à tel autre il en faut peu, et c'est l'entraîneur seul qui peut juger de cela : s'il n'a pas ce tact naturel, ce sentiment inné que l'expérience augmente, mais ne procure pas, il n'amènera jamais au coursing un greyhouud finprêt. Tout le travail doit être calculé pour que, précisément à la minute où on boucle les slips à son cou, le chien se trouve au summum de sa condition.

On entraine les greyhounds par de longues marches et par des galops.

D'abord, avant toute chose, les chiens doivent faire chaque jour, au pas, en laisse, lo à 12 kilomètres environ : c'est, à mon avis, suffisant. On les couple par deux, en réunissant les compagnons de box, et un seul homme peut fort bien promener quatre chiens. Il

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