‹ Animaux de sport, lévries-taureaux-coqsChapitre 7 sur 118 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

OK a beaucoup écrit sur le coursing comme sur la tauromachie et celui qui se pique d'apporter du nouveau sur ces matières difficiles et vastes pourrait bien en être, comme l'on dit, pour ses frais. Le sujet est ample, certes, mais ici comme ailleurs, tout est dit,.. Ce manuel n'a donc pour lui que le mérite d'être le plus récent. On s'y est attaché seulement à présenter dans l'ordre le plus clair les différentes phases de la poursuite du lièvre par les lévriers et de la course de taureaux, à expliquer les « points » du coursing, comme les suertes les plus usitées dans les corridas, à donner en un mot quelque connaissance du sport des greyhounds et quelques notions d'économie tauromachique à ceux qui n'en auraient point eu jusqu'à ce jour — et, par ailleurs, à ne rien omettre de ce qu'il est essentiel de connaître.

Sur l'élevage et l'entraînement des lévriers de course anglais, et sur cet admirable sport du coursing, nous avons réuni dans les pages qu'on va lire les renseignements les plus indispensables; et, si nous ne nous flattons pas de rien apprendre à quelques connaisseurs à qui rien de canin n'est étranger non plus qu'aux sportsmen, trop rares encore

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dans notre pays, qui ont entrepris d'introduire et de répandre les courses de greyhounds en France^ du moins espérons-nous que la plupart des amateurs bénévoles qui se sont trouvés séduits par le spectacle auquel le Greyhound Club de France les convie depuis deux saisons déjà trouveront dans notre manuelde nouvelles raisons de s'intéresser à un sport si beau. C'est bien par erreur en effet que le public se fait un monde, si l'on peut dire, de l'entraînement des lévriers : tout homme qui dispose de quelques loisirs le matin et qui habite aux environs de Paris peut à peu défroisse donner le plaisir d'entraîner lui-même deux ou trois paires de ces splendides animaux et la joie passionnante de les voir lutter, au jour de la course, contre des rivaux dignes d'eux. Le coursing, qui forme pour les spectateurs un divertissement plus varié et non moins beau que la course de chevaux, offre aux propriétaires de greyhounds des émotions aussi séduisantes que celles que sentent les propriétaires de pur sangs. En Angleterre, les grandes épreuves de lévriers déplacent et attirent des foules innombrables. On ne saurait trop souhaiter que le Greyhound Club de France réussisse à faire entrer dans nos mœurs un divertissement incomparable, et que ses efforts obtiennent un succès très mérité.

Pour la tauromachie, ses annales sont inépuisables ,■ aussi ne saurions-nous nous flatter d'être complets et d'avoir tout dit. Il nous a semblé nécessaire de ne pas entrer dans un détail trop technique, quant à la description de toutes les suertes et de toutes les passes. Nous prions ensuite notre lecteur de ne pas oublier en lisant ces pages que les courses de taureaux forment un spectacle auquel le soleil, la

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lumière et cette excitation particulière que Von ressent dans les paysages méridionaux sont indispensables. A en noter sèchement dans un livre les particularités dépouillées de cette atmosphère éclatante des jours de feria, on risque d'en donner, à qui n^a point assisté à une corrida, une idée singulièrement imprécise, inexacte et tronquée. Il faut que le lecteur ajoute à nos analyses toute la poésie dont il est capable. Nous n'avons point voulu que ceci fut un exercice littéraire. Les véritables amateurs nous en sauront gré peut-être.

Nous ne terminerons pas cet avant-propos sans noter toute la gratitude dont nous sommes redevables, pour différentes causes, tant au Field, le grand journal de sport anglais, qui nous a fourni des clichés précieux, et à MM. Horace Ledger, Pierre Cassius et Teyssonnière, dont la compétence ou les photographies nous ont été plus utiles que nous ne le saurions dire, qu'à M. le baron Georges de Précourt, aficionado émérite et des plus qualifiés, qui a bien voulu mettre à notre disposition ses admirables collections de documents tauromachiques, et à M. Henri Delàcour, autre connaisseur, qui nous a gracieusement donné de fort précieux avis. Nous prions ces Messieurs de trouver ici tous nos remerciements.

Par Jacqubs BOULENGER

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