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LES BANDERILLES

harpon. La poignée pai quoi le banderillero tient en main la banderille est en bois nu et lisse. On appelle les banderilles rehiletes ou palos. Parfois, lors des cérémonies exceptionnelles, les banderilles sont plus luxueusement garnies de rubans et de papiers d'or ou d'argent. Certaines laissent échapper des oiseaux, d'un étroit filet, des ballons ou d'autres silhouettes comiques d'an efEet inattendu. Quelquefois encore, les banderilleros, pour corser la difficulté, usent de banderilles plus courtes, n'ayant pas plus de 25 centimètres, et que l'on nomme banderillas à qitarta (quart de banderille) dont le placement est malaisé, parce qu'elles obligent le torero à s'approcher de plus près des cornes de son adversaire et à toucher de la piain le morillo.

S^alons enfin les banderilles de feu, dont l'emploi est infamant pour la ganaderia d'oà vient le taureau qui les a méritées, car elles ne sont que le châtiment de la mauvaise conduite et de la bravoure insuffisante du bicho qui a refusé les trois piques réglementaires. Le public ne se fait jamais faute de les réclamer au président, en criant:» Alfuegol... » Si celui-ci le juge nécessaire, il agite un mouchoir roi^e, et les banderilles sont posées au taureau. I^e choc, lorsqu'elles entrent dans son col, provoque la déflagration d'une amorce de fulminate qui met le feu à des pièces d'aitifice. Brûlé, piqué, aveuglé, assourdi, le taureau le plus pacifique ne saurait accepter sans émoi m fureur ce châtiment, dont il tire un juste ressentiment qui lui tient lieu de courage. S'il se faisait, d'ailleurs, que le feu ait été un adjuvant insuffisant à sa bravoure, un mouchoir vert, î^ité par le président, fera emmener et conduire au milieu des cabestros le mauvais taureau hors de l'arène, à la boucherie {ou maiadero) où il devra périr, injurieusement pour sa ganaderia et ignominieusement pour lui, de la main du boucher.

Les banderilles remplacent aujourd'hui l'emploi des dogues, qui de plus en plus tendent à disparaître.

SDERTES DE Les banderilles doivent êtie plantées dans le BANDERILLES ganot du tauieau, à l'enditàt appelé los rubios (les blonds), partie saillante du cou située entre les deux omoplates, juste à l'intersection du cou et des épaules. Il faut que les banderilles — ainsi le veut la loi du parear (action de planter les polos) soient posées par paires, qu'elles soient bien accrochées et assez fortement, assez profond^ent pour ne pas tomber, lorsque l'animal court et secoue la tête.

Autrefois on ne posait les banderilles (rehiletes, arpones) que une à une. Depuis le début du xix^ siècle, c'est par deux qu'elles sont plantées.

Pour poser les banderilles, l'homme doit tenir les po^ets élevés, tes mains rapprochées, les coudes écartés. H les plante, après avoir cité le taureau, bien en face, lors de l'humiliation ; et aussitôt après sort de suerte par le côté.

Les banderilleros posent les palos dans l'ordre de leur ancienneté, autant que possible ils doivent exécuter la suerte du côté droit. La même suerte ne doit jamais s'exécuter deux fois avec le même taureau quand elle a réussi une première.

Si le banderillero fait deux ou trois fausses sorties sans planter la banderille, il perd son tour, et on passe à \m autre.

n y a un grand nombre de suertes de parear. Nous allons les examiner et décrire leur appUcarion.

AL CUARTEO Cette suerte est la plus fréquemment employée.

Elle consiste, pour le banderillero, à courir sur le

taureau en effectuant un quart de cercle, et à le frapper à j uridiccion.

Il se produit deux cas.

Ou bien le taureau est apiomado et ne bouge pas. Alors le banderillero se présente en face, dte le taureau, court à sa rencontre en opérant sxm. biaisement, suivant l'inclinaison du taureau, à droite ou à gauchè,~plante ses deux banderilles quand, arrivé tout à juri-

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A MEDIA VUËLTA 2%\

dicdon, le taurean humilie. Et il prend sa sortie par la tangente, sans se presser, car le taureau, en recevant la piqûre des banderilles, fait instinctivement an temps d'arrêt, s'agite, s'ébroue, avant de courir après son ennemi.

Ou bien le taureau est levantado et court. Dans ce cas, le banderillero exécute la suerte de la même façon, mais sans citer l'anima^.

L'arc de cercle décrit par l'homme, bien entendu, est plus ou moins loi^, suivant l'état des jambes du taureau. S'il est encore très vaillant, son adversaire n'indiquera la sortie qu'il va prendre que lorsqu'il est presque sur la bête, pour que celle-ci ne lui coupe pas le chemin.

Le cuarteo peut se faire également au pas et sans courir, si le taureau est très fatigifé. De toute façon l'homme tient ses bras très allongés.

AL QUIEBRO A l'écart. Jolie suerte. Le torero ne bouge pas le» jambes. Il cite de pied fenne, penche violemment le buste de côté, attend le bond de l'animal, et, au moment de l'humiliation, se redressant rapidement, il plante les banderilles. Le taureau donne le coup de cornes dans le vide.

Cette aueite s'exécute avec des variantes. Le diestro peut avoir un homme étendu entre les jambes, par terre. C'est ce qu'on appelle aî quiebro con un hombre entre las -piernas.

AL QUIEBRO Autre variété de quiebro. Le banderillero, assis EN LA SILLA g^j. y^g chaise, attend le taureau dté. A juridiccion il plante les palos et se relève vivement en faisant un pas de côté. Le taureau envoie, d'un coup de cornes, la chaise en l'air.

A MEDIA VOELTA Au demi-tour. Le torero se place devant le

taureau, un peu de côté. Il cite, en criant,

l'animal qui vioit de recevoir une paire de banderilles. Le taureau

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se retonitte et c'est à ce moment précis que le diestio pose ses faseaux et sort.

A VOLAPIE OU Cette suerte s'exécute en courant et est des plus AL SESQO OU pÉriiieuaes. Aussi ne doît-on la tenter qu'avec I des tauieaoz aplomados, ou en querencia. I^

fauve étant arrêté, le diestro s'approche de lui, ou bien surgissant par derrière, il lui plante les banderilles dans le col en passant devant lui sans que le taureau comprenne d'où lui vient ce nouvel ennemi. Ou bien, l'homme décrivant un axe de cercle rapide surprend et profite de la seconde d'étonnement de l'animal pour poser les banderilles. Puis il fuit, tandis que les mantellistes détournent l'attention du fauve.

A TOPA CARNERO De pied fenne. Pour les taureaux francs. Le OU DE PECHO torero, se présentant de front, cite le taureau de loin, l'attend, plante les banderilles à l'humihation et sort par un quiebro léger, d'un pas en avant ou de côté et le taureau passe.

AL RELANCE Cette suerte nécessite l'intervention d'un mantelliste qui, après une larga, se laisse poursuivre. Le banderillero, alors, court sur le taureau, le croise, pique et sort de côté opposé à la cape.

On banderille aussi de cette façon à l'improviste, le taureau étant levantado. Au heu de poursuivre une cape, le taureau peut être pris lorsqu'il sort de juridîcdon d'une autre suerte.

AL RECORTE Suerte assez rare. ]> torero court derrière le taureau, le dépasse et le rasant sur le flanc, il plante ses dards d'arrière en avant. Le taureau s'enferre de lui-même en relevant la tête dans le coup de cornes.

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1a président est seul juge, pour les banderilles comme pour la pique, du nombre de polos que peut prendre le taureau. Ces difiéreotes suertes n'étant que les moyens de préparer le fauve pour l'espada, c'est d'après son état phy^que que l'on peut décider s'il a été assez travaillé, et si le dernier terdo peut commencer.

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