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une seule pointe sort librement dans la cavité buccale : elle représente l'ouverture de la glande dorsale œsophagienne où céphalique. >
À sa base s'élèvent de chaque côté deux lamelles chitimeuses libres dans la cavité buccale.
La bourse copulatrice compte cinq lobes, le lobe dorsal étant double, et douze côtes rayonnantes. Les Spicules ont une pointe terminale en forme d’hamecon (Verdun).
Le vagin s'ouvre ventralement dans la moitié antérieure du corps.
L'ankylostome américain et l’ankylostome duodénal ne sont connus d’une facon certaine que chez l’homme. D’après Looss, c’est une erreur d’avoir foi en les divers traités qui signalent la présence de l’un ou l’autre chez le chien ou le cheval ; il y a eu tout simplement confusion avec d’autres espèces. On avait pensé trouver le véritable ankylostome de l’homme chez les singes anthropoides, mais l’ankylostome américain Stiles, que von Linstow à décrit chez le chimpanzé est d’après la description qu'il en à faite sûrement une autre espèce.
L'Uncinaria trigonocephala à été signalé chez le chien, puis le chat domestique, le loup, le renard, ete... mais il n’infecte pas l’homme. et ce n’est qu’exceptionnellement qu’on a pu infecter le chien avec lankylostome duodénal.
Habitat de l’Ankylostome. — D’après Lortet, l’ankylostome (européen ou américain) habiterait le duodénum ; d’après Raïllet les deux tiers antérieurs du duodénum ; d’après Toth, le Jéjunum et l'intestin grêle; d’après Patrick-Manson et Courtois-Suffit, le duodénum,
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mais plus souvent le jéjunum et l’iléon, mais Jamais l’estomac ni le gros intestin. Nous nous rangerons à l'opinion d’Herman qui a vu l’ankylostome répandu sur toute l’étendue de l'intestin.
Œuis, Embryons, Larves
Œufs.— C'est Grassi quile premier, en 1878, signala dans les déjections des malades l'existence des œufs.
Les œufs pondus en grand nombre, puisqu'un centigramme de matières fécales peut en renfermer plusieurs centaines. ont une forme ovoïde ; leurs dimensions sont variables : leur longueur atteint 56 à 61», leur largeur 34 à 382; Tenholt donne des dimensions un peu moindres ; Letulle donne 62 à 694 sur 42 à 47. D’après une de nos microphotographies, nous avons trouvé 69 sur 42, ceci pour l’ankylostome duodénal (Planche IL, fig. 3 et Planche IV).
L'ankylostome américain, qui est un peu plus petit que l’ankylostome européen, pond des œufs cependant plus gros, attendu qu’ils mesurent 64 à 722 de long sur 364 d'épaisseur ; comme caractéristique, il nous offre des pôles moins arrondis (Planche II, fig. 4).
I faut bien se garder d'attribuer une importance exagérée à ces dimensions puisque, par la simple pression de la lamelle sur la lame, on arrive à les modifier sensiblement.
Nous ne ferons pas l’étude du diagnostic différentiel de tous les œufs des parasites qu’on peut rencon-
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trer dans les fèces de l’homme et à plus forte raison dans l'eau, car de Launay en a compté jusqu’à 18 différents. Nous nous bornerons à indiquer pour le moment les caractéristiques des œufs d’ankylostomes.
Les œufs des deux espèces d’ankylostomes se caractérisent :
1° Par leur forme: ils représentent un ovale régulier, à extrémités arrondies, moins arrondies cependant pour l’ankylostome américain.
2° Par leur enveloppe : à un grossissement moyen, elle paraît simple, sans couleur et très mince; à un fort grossissement, elle paraît avoir un double contour. (Planche VII.)
3° Par leur manque de coloration, leur reflet brillant argenté qui attire les yeux. Leur intérieur’est une masse grisâtre, toujours séparée de la coque par un grand intervalle. Dans les selles fraîches, on trouve le plus souvent quatre blastomères munis d’un noyau; cependant. on peut n’en trouver que deux ou bien un multiple de deux (Planche Il, Stades du développement de l'œuf d'Uncinaria duodenalis. et Planche VIP.
Une faible lumière rend la recherche des œufs beaucoup plus facile ; la lumière du jour est de beaucoup préférable à la lumière artificielle.
Embryon. — L'embryon se développe plus ou moins rapidement selon que les conditions de chaleur, d’humidité, d'aération, sont plus ou moins favorables.
C’est par suite du manque d'oxygène et de la haute température intestinale que les embryons ne se forment pas durant le séjour des œufs dans l'intestin.
Rapidement, après l’évacuation des fèces, puisque
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quelques heures suffisent, le stade morula est effectué ; les cellules qui constituent cette morula se fusionnent en une masse granuleuse offrant la forme d’un haricot, puis les deux portions terminales grandissent donnant naissance l’une à l'extrémité caudale très effilée, l’autre à l'extrémité céphalique arrondie.
Cette forme est dite rhabditoïde.
Ce sont Perroncito. Grassi et Parona qui étudièrent les premiers cette évolution et qui purent suivre la manière dont l'embryon sort de la coque de l œuf.
Larve. — À sa sortie de la coque, l'embryon devient larve et mesure 2002 de long sur 142 de large (Planche Il, jeune larve d’ankylostome).
Immédiatement après l’éclosion, il croît rapidement, car il se nourrit avec voracité de boue, d’excréments, d'œufs et de larves mortes d'ankylostome.
Ce qui le caractérise, c’est un renflement bulbaire de l’æœsophage dans sa portion terminale ; sa cavité buccale est recouverte d’une épaisse membrane ; Looss signale à cette époque une première mue.
Au bout de quatre à six jours, la larve rhabditoïde mesure 480: de long sur 254 de large.
C’est alors que commence la seconde mue dite d’engainement (Encystierung.-Looss) ou stade strongyloïde ou filariforme.
Elle est caractérisée par la transformation complète du tube digestif qui devient rectiligne et d'égal diamètre sur tout Son parcours, par une ébauche de la cavité buccale et par le décollement d'une fine cuticule qui ne se détache pas complètement du corps de la larve, mais lui forme une délicate enveloppe, une sorte de gaine
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qui la .moule complètement au bout de quatre ou cinq jours. Elle est d’une ampleur telle qu’elle permet à la larve de se mouvoir à son intérieur dans tous les sens (Planche Il, larve d’ankyl. mûre).
Ce deuxième stade nous donne la larve mûre, c’està-dire qu’elle ne grandira plus, ne prendra plus aucune nourriture et qu’elle sera surtout contagieuse. Elle mesure 500% de long sur 284 d'épaisseur ; elle est donc visible à l’œil nu. Sur des larves enkystées provenant d’une culture de onze jours, nous avons relevé les dimensions moyennes de 5054 pour la longueur, dont 100 pour le pharynx, et 30 pour la largeur ; nous avons noté qu’un espace libre de 10% existait le plus souvent entre l’extrémité caudale de la larve et celle de son manteau calcifié (Planche VII).
Cette larve mûre abandonne, pour peu que cela lui soit possible, les matières fécales ou la boue dans laquelle elle se trouve et gagne une flaque d’eau, une terre humide où elle peut continuer à vivre de longs mois sans changer de forme. Elle se nourrit alors d’aliments de réserve constitués par de petits corpuscules brillants situés dans son intestin ; leur résorption explique pourquoi l'intestin de granuleux et de sombre qu’il était devient complètement clair.
Dans l’eau tranquille, la larve ne peut, malgré ses mouvements, flotter : elle y tombe toujours au fond; cependant, quand la température du liquide est douce, elle se meut, rampe et grimpe sur des objets quelconques, pourvu que leur surface soit mouillée. C'est ainsi qu'Herman a pu la trouver dans la mousse qui recouvre les bois de mine.