‹ AnkylostomatoseChapitre 27 sur 46 · EL GE · texte numérisé non relu

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voit avec attention celui qui l’observe, fixité liée à une dilatation pupillaire

Récemment Austregesilo et Gotuzzo ont eonsidéré l’ankylostomatose comme une cause déterminante de dysphrénie. Les troubles se présenteraient sous la forme de grands syndromes mentaux. Ces auteurs reconnaissent cependant que l'apparition de ces troubles dépendrait d'une cause prédisposante, la dégénérescence, l’ankylostome n'étant que l'agent déterminant.

Lorsque l’évolution de l’ankylostomatose se poursuit, on observe des troubles des fonctions de la reproduction : impuissance chez l’homme, stérilité chez la femme; si c’est un enfant qui est atteint, on note un retard dans l'apparition de la puberté, une absence de développement du système pileux, en général du nanisme ankylostomatosique.

Formes cliniques. — Boens-Boissau, dans son Traité des Maladies des Houilleurs (Bruxelles 1862), puis A. Manouvriez, dans son mémoire De l’anémie des mineurs dite d'Anzin (1878), nous ont donné les meilleures descriptions des formes cliniques qu'on peut rencontrer ; ils ont distingué trois formes principales ; nous ne ferons que les énumérer :

1° Formes abdominales | res pee En

| forme dyspeptique chronique;

2° Forme anémique proprement dite, essentiellement

chronique ou cachexie anémique des mineurs, de beau-

coup la plus commune dans les pays tropicaux ou nos

pays tempérés qui fait que, «malgré sa bonne volonté,

l’ouvrier travaille avec moins de courage et se repose plus souvent » (Boens-Boissau) ;

3° Formes anormales où les éruptions cutanées, la bronchite catarrhale ou « catarrhe des gourmes » retiennent l'attention. C’est avec raison, nous semblet-il, que nous devons faire rentrer dans cette forme (sarnes) l’ankylostomatose du malade de notre obser- -vation.

Une quatrième forme dite ictérique serait rare (Calmette et Breton).

L'enfant, l'adulte, le vieillard des deux sexes peuvent être atteints d’ankylostomatose ; en France, en Belgique, en Allemagne, ce sont surtout les hommes qui sont frappés, sauf aux environs de Cologne, là où les femmes constitueht la majeure partie du personnel des briqueteries; en Italie, dans le district de Pavie, on voit que principalement les femmes sont des « malades du ver », car ce sont elles qui binent dans les rizières.

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