‹ AnkylostomatoseChapitre 31 sur 46 · PLU V · texte numérisé non relu

PLU V

teuse (chlorate de potasse, antithermiques), à des parasites surtout intestinaux (tænia, botriocéphale.)

Cristaux de Charcot-Robin. — Ce sont de petits cristaux octaédriques, brillants, pointus. Disons seulement que ce n'est querarement que certains auteurs les ont rencontrés, tandis que d’autres les auraient toujours trouvés, Bucklers les aurait vus 272 fois sur 272 examens stercoraux. Dans un cas où on ne trouvait plus d'œufs d’ankylostome dans les selles, Leichtentern aurait soutenu avec raison que le malade n’était pas débarrassé de ses parasites parce qu'il existait encore des cristaux intestinaux. Sahli rapporte des faits analogues.

Eosinophilie. — L’éosinophilie retiendra davantage notre attention, car elle constitue un procédé d’investigation rapide et permet de dépister un simple «porteur du ver » (Wurmträger) aussi bien qu'un « malade du ver » (Wurmkrank).

En 1904, Lambinet et Goffin ont trouvé que sur quinze porteurs du ver, n’accusant aucun trouble de la santé, pas un seul ne présentait un degré hématologique normal, mais une moyenne de 10 % de leucocytes éosinophiles au lieu de 0,5 à 3 % (Ehrlich, Hayem, Leredde, Codina-Castellvi.)

Chez les malades, le pourcentage des éosinophiles est plus élevé, 40 à 50 %. On a cité des cas où l’on avait compté 70 et même 72 % d’éosinophiles.

Chez notre malade, nous avons fait, en compagnie de notre regretté ami A. Feyerstein de fréquents examens hématologiques sur du sang pris de Jour ou de nuit, surtout dans le but de trouver quelques embryons de filaires.

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