SECTION V
CALCULS DE PaODUITS ET DE DÉPEIfSES.
SomiAUs.-- Produkt d^ime raœ «onamn* ditatminle. •— DoUls et valeur de 1^ toison 49a brebis. — - Valair dss i^otaw* -^ P«id» do toisons «et accroissement de valeur des animaux à difierents âges, -v Valeur du fumier. — Comparaison de ces produits avec ceux de méinos de grande et de petite taille, —l'art à itire aeac ohêBees de morlaltlé et d^jiM»dents. — Proddîts prob^lf*., en lUAsse, dW troupean dVn nombre déterminé d^animaox. •— Dépenses de ce même troupeau. — Evaluation de la- consommation , annuelle réduite en^oîn.— 'Salaires des bei|«era et dépenses diverses. — Infériorîlé des prodoite nr la d^cnae lAtale «îan cdcoiée. i-^ Gavées sur Ics^eileB peuvent se fonder les bénéfices. -^ £ngraiwemeut des moutons. -— Calculs de. d^ensee et d^accroissement de valeur des animaux.
Le^.pioduits anidusD^e ete» himx ^ moere Jjditf ea aigont 4es drveiowfl rai^s die moulcoys, pewent varùr sutyaat une multîtiide de cveonsUmces ; on ^e peut 4oiic établir d'avwea de i^ids bien positif -A 4»t égard. Cependant il viàB parait utiles de piéaeDter iei quelques don- Bées foi pourront du mœm aider Içs cultiviiteufftii 41»blir des calculs 4e «e fieore^ ^ftcun pour le» «irpoosInAces 4Mà il 30 tcou^e placé. Ua troiyeaU/Se joaaxpose ffér néraleiaeiU d'animaux de diverçes «lasses ;^ et avant de présenter des données sur le produit toltd^ Je vais.ana* fyaer ie pcpdiûty «en étaUissant le edcul pour chaque da^se À part. Supposons ua troupeau do race oonuQune et d'êmsaaMX 4e taUle im peu forte y dont les mouton» grasy^àTâge de4oBx ans etdionià tcoisans, dcHU^ent un poids JBi^fm de M à 4^ livnâf de ¥kuide Aâtte. Je psendiui Texoniple^ue je oite id4ansuae nous^raçe^ue Ton rencontre dans une partie de la Lpriiaine aUemande, et qui ^lapprocbe be^ucouip^sotts.Ierapportde la taille
166 ÈtfEB A Ljuna.
et des prodints y des sous-races de bétes à laine communes qui peuplent certains cantons de la Champagne , l'ancien Baisigny et d'autres loealités^dans le Nord-Est du Royaume. Les toisons de cette race sont assez grossières ; mais cette ladue est empfoyée en très-grande quantité aux usages de la bonneterie, à la febrication des étoffés communes ,< à h confection des matelas , etc. ba vente en est assurée, en quelque quantité qu'on la produise; et les cultivateurs trouvent toujours à la vendre chez eux, peu de temps après la tonte. Les* brebis de la sousnrace dont je parle donnent environ quatre Uvres^ de' laine btvée à dbs, en y eompr^iant la laine de leur agneau à la première tonte. Le pvix de cette laine varie communément de i fr. 60 c. à f t. 80 c. la livre. Je prendrai' pour moyenne if. 70 c. La valeur de la toison sera donc de 6 £ 80 centimes. L'agneau lui-même, à l'entrée de l'hiver qui suit sa naissance, vaut gDmmuném^t 8^ francs. Le produit en fumier des Brebis peut èdre évalué de 800 à 1000* kilog. par téte% f (Compris celui de leitrs agneaux, et Toti peut attrifiulsr à' ce' fumier une' valeur de 8 francs- dont* la moitié sera imputée à la dépense de kr paille qui a été employée en' Uûère, et l'autre moitié à l'accroissement de valeur que lés elcrérafents des animaux ont donnée k cettie pailto. Cette partie du pn>duit d'une brebis est donc d^ t francs, et le produif total pour l'année se trouvem poité â^ i8*fr.80 centimes;
L'agneau de cette race, devdmf aoftenois à la secondé tonte, donnier ekitii^n trois livres de laine / soit un pro^ duit de S fr. 10 e^t. La^ valeur dé* son corps s'accrott en outre d'une somme d'environ* 5 fnAics, en sorte que Fantends mouton \a^i environ imze francs à l'entrée - db Fhiver. En comptant deux francs pour le produit en fîi'mier , nous trouvons seulement 1^ fr. 10 cent, pour produ^ totd de la béte i laine dans «k deusièmie aimée;
bAtBS a LAINB. 167
Aaig aussi elle consonmie moins alors que la brebis por^ tiéreion le meiiton dans s» troisiènie année.
Le mmUew^ à sa; traisiàne tonte ^ produit environ 4 MVies de laine q« Tandront 6 fr. 80 cent. , et il aura im-môme une valeur d'environ iS^hnes pour être livré à Vaigiaissement dans l'automne de .«a- troisiènie année, ffest un accroissement «de valeur de cinq..fiincs;.et si rott y aiofoS^ trois francs pour la valeur du liimier , on annre à ut pro^t total de. 14 fr. 80 cent. pour, le dans sa troisiteie année. La famelle, dans cette 0, d<mne son premier agneau^ et rentre. dans la classe des brelns. Elle eonserveunevakurvjqiieroa^ieut porter à^M francs.
Les «Hnmes que j'ai portées comme oiccroissement de^ valeur des Jemies ammauxf^ ne sont pas généralement rëa^bées ainsi «à* la fin da chaque année y mais elles sont repsésentées par ^la: valeur, des moutons que Ton vend ord&ttirement dans la troisième année ^ et parcelle des;viei]les hebis qui senl'iéfoimées.' chaque année j el qut'son^ rem^ [dacées dans le troupeau par les antenoises.
Si l'on compare ce produit à celui des mérinos , on trou- Tonr qu'il est peu de troupeaux de cette dernière e^èce dont les toisons offirent en moyenne une valeur de orne àidene francs pour lei^ animaux.adullesdes>deux.jexas, diaprés lea^piÛL-qi^^ont obtenus les laines.de 1832 à .1836. Ceux qui sont dans ce cas^ sont.de trèsrgrande. taiUe.^et consomment beaucoup plus que les animaux' dft jaee-com-» unne éaiA je viona de parler ; iU exigent surtout une nourriture^ d'une qualité supérieure et plus coûteuse. Bans te |^na,frand nombre des troupeaux , même des. grandes moestde- niérinosy .la. valeur de la toison ne dépasse guère éix-^ francs. Quant, àoh. valeur des âèves, à leurs difiéf? lents âges, en a pu .pendant longtemps la porter à un ehiSke.. ékné.^ . jgme qm les jeunes animaux étaient des».
linés à la prqpaffttiaii; maig pmir Im usag0ft de la boucherie, ces animain: auroat à peine aulaot de valeur qp» <Seiix de la race eommuiie fue j'ai prise pour point de comparaison. Nous ne trouverions donc qu'une difiëreiM» de i à S francs an plus , par tète y dans les produilia ott masse d'im troupeau» en tovmt ded grandes races *d0 mérÎQQs. liais ee cakid est fondé sur la sopposilson 4*011 eeurs assei élevé des laines mérinos; «t si lea prix re» ti^mbaient ans eetirs qéé nous aVoiks vus é$ lâ25 ii i§m y ttbe grande partie du moins do cette d^fifosAce. eenâl effiusée. Il est certain que les prix des laines cammunes se soutiennent généralement aveo beaucoup plus de fiarmeté^ parce que c'est un produit qiû répond à une plue grande masse de besoins.
Quant aux traopuauK de peiiles races de tnéiJBOf > les toisons des bètes adniles oat en gënécal une valeur mojenae de huità neuf francs et souvent moitts ; et les animaux^ kn»qu'il faut les livrer à la boiidierîe, «tt une valeur tcès^infi^ rîeure à ccile des amnaanx de race commune. Mais aussi leur consoramatioQ en nourriture est m peu an-dessoiis de*celk de la pramiéFe race d'aannaux eemnmnr-doat J'ai parié. Au total, on peut voir que la É*ace avérite s'éel à pan près nivelée avec les auto«s pour les produits, doinns cela devait nécessairement arriver par l'eilTet de là eènéar* rence. Et si d'autres sous-races de l'espèce commune pt^sentent, dans d'autrei cantons^ desproduits inférieurs à am% que je viens d'indiquer , c'est que la «omooaanatkm est in* isÉment moindre par l'ef&t de fêtai de misèce dans bqpKl on enti^tient ces SQus-races. Qne l'on renMsrque bien aussi qu'à part iè ii^[ime plus abondant danscertains pays , U n'a été jusqu'ici donné presqu'aucun soin à l'amâieralion des produits des mces communes, aoas le tspport de la qualité dé la laine , du peids des leisons et des qualités mlatives à la boucberie. On s'est au contraire constamment
oocu^ de ees «ttéliontimift pour les mémos , et il o'e^t |iM âmâÊWn qae ld$ produite 4b$ mce$ cwuuunes ne puissent lacewir un giand acccoisseHientp lorsqu'on leur con^ flêera» dies «oî«s4ii méniefepre^t une nourriture aussi abondante «t d'ausM tenao fualité quo celle «que Ton donjie ^éwéraltwiBrit ta& troupeaux 4e mérinos. C'est vraisembla- MenMnt daosisetiie dîr«ctkm que se renoontrent les plus im* porteiÉtes ainéUeiralMMis ^e l'industrie des Jbétes à laine est appelée à reoe^mr Résonnais en Ft^nee. Pour sentir toute* h poMe de ees eméfieirations, il suffit de comparer attentivement, noB-seuleiaiMit divers troupeaux de la même sous-race dans le même canton, et soumis à divers régimes, mais même les individus du même troupeau : on y remarquera des différences très-sensibles , d'abord relativement aujc formes des animaux, et ensuite dans le poids relatif des toisons, dans la finesse et les divers caractères de lalainequîsont^ppréciésou rebutés par les consommateurs. En s^attachant à propager les animaux qui offi*ent au plus haut degré les qualités que Ton recbercbe, en réformant scrupuleaseMetit ceux qui pèchent par quelques graves défauts, ou en <M^rrigeant ceux-4^i par des croisements judicieux, on anivera inliaiUiblement à créer une sous-race beaucoup plus profitable que celle sur laquelle on travaillait.
J'ai indiqué approximativement le produit annuel par tète d'animaux de diverse^ classes qtii composent nk troupeau de bétes à laine , parce que cette donnée peut 'être utile dans plusieurs cas ; mais on s'ei^poserait À de gm^es mécomptes , si on eslculfliit le produil tneyen d'un treiçeàu, en mtdtipliant le produit incKviduét par le ^ottibre 4es «animaux ^pi le composent : il y a le chapitre de la mortalité et des accidents de tous genres , dont il &ut bien faire la part. Psâ indique te produit diiiiefbrèMsetee^en agneau ; mais toutes les brebis d'un troupeau ne deviennent ptii pMaes^»fl «f a<deB avnrtmnents; un œntaiA nt>mbi>e d'à-
170 bAtBS a LAIHB.
gneaux succombent dans le premier âge. Outre la mortaUtë générale surlesanimauxded^rentsâges, il y en a aussi quelques-uns qui ih'accrcHssent pas de taille et de valeur, comme ils lè devraient naturellement. Si nous prenons pour emtmfie un troupeau de la* race commune dont j'ai parlé tout à Heure, roulant annuellement sur 30^ brebis portières à Tépoque de la monte, c'est-à-dire en aoM ou septembre, et dans lequel on conserve les moutons jusqu'à l'âge dç de deux ans et demi environ^ nous trouverons que, d'après les cbances probables de mortdité et d'accidents, Feffectif sera.à peu près comme il suit , au moment de la tonte suivante :
Brebis portières. •« 285
Béliers adultes . . . 12*
Agneaux 270
Brebiis antenoîises .^ ..... 130*
Moutons et béliers antènois 130 '
Moutons et bélfers de 2 ans et 1/2. 12S
Total..... 952bôtes*~
On conçoit que les femelles de deux ans et demi sont comprises dans les brebis portières, puisqu'elles ont déjà donné un agneau.
Le produit probable en laine sera comme il suit, rédiiit en argent :
285brebisportièresaveoleursagneauxà6^80<'. 1938^ »« 137 béliers vieux et moutons de2ans 1/2 id. 931 60 260 antenois des deux sexes à 5^ 10 <".. . • . . 1326 j»
Total.. 4195 60
On aura à vendre, en animaux, dans l'automne suivant :
Vieilles brdl^is qui seront i^emplacées par les femdUbs an-
tins  tâitftf. fn
tenoiseset béliers de réformé, 130 ou un peupibs, àraûoB
de 13 fr. par léte 16^0^'
Moutons ayant presque Sans et prétsàétremisà^ l'engrais, en réservants bâiers pour le service dU' . tifiiqieau* : H5 à 18 fr • 20W'
Total 3Ï60
Eh ajoutant à ce prodidt celui defir laine, nous trouvons une smnme totale de- 7955 fr. 60 eent. , &laquelle il fiiudrait encore ajouta' qu^elque chose pour le prix des peavK des animaxOL morts dans Tannée;
Mais on se tromperait encore si l'onregardait cette sommé comme le produit moyen d*un troupeau ainsi composé ; car j^ai supposé une année où l'on ne' court que le» chances ordinaires de mortafité* et d'aeddents ; mais il arrive de temps à autre des épizooties ou des accidents qui dépassent fes limites ordfaiaires et qui causent dans les troupeaux des ravages plus ou moins considérables. Il fiiut bien en tenir compte, lorsqu'on cherche le produit moyen. Les avis pourront être fort partagés sur le chiffre auquel il &ut porter la déduction, pour couvrir les chances de ces accidents ; et ce chiflSre doit en effet varier suivant les rituations et le9 circonstances ; mais je pense que, dans la plupart des cas , il conviait de porter ce diiffreà 10 p. *7, du produit total. Ce dernier se trouverait donc réduit à la sommB' de 7t60 fr. comme moyenne sur un grand nombre d'années du revenu produit en argent parle troupeau. vil but y lyoutw la valeur du fumier qui , d'après les données que j'ai établies einlessus , se portera à 3071 fr. pour la valeur ajoutée à celle de la paille p«ur sa conversion en fumier. Le produit total du troupeau sera donc de 9231 fr.
Si nous passons maintenant au chapitre de )a dépense, nous trouverons que Tévaluation est fort difficile, prinâpaiement en ce qfd concerne les pâturages , dont la valeui?
laMie beaucoup à rar^njie. Si loutela amirriture «e4oDnaît en foin , on pouirait évaluer à deux Uvres et demie par tête la raliaajoiiriia^ère des brebis 4e la race dont je parle;: autant pour les bâiers et les aioatons dans leur troiÂôrne soÊuée, et un peu moins, deux livres peut étce^ pour ksantenots des deux sexes ; de plus environ une li ve de foin par tête d'agiieau pendant neuf mois , depuis Titpoque de leur aaissaace jusqu'il rniitcmiie suiy«0t. le eempCe eetto i^on «depuis lu naissaiipe de rQgpfBii, quoiqu'il ne mawge .pas epicov0;«iAisilâi]^bîeQ lu donner comme sii^plëm^ 4 la brebis pendant l'allaitement. La CQBsenunatioA du irpii^pe^u s^'^^taUira <K^iane ilsuit :
. Pour 422 brebis, béUem f(t moutons d^ 3 ans, ftâ livres i/2 par tète pendant 365 jours, ^en nomlnae rond 3ftS» mUiirs.
Pour 260 «Dtenois deadeiix sexes, à 2 livres par tête 19d
Pour 270 agneaux À une litre par lète fendait 280 jouti..* «•-••* ...,^ »..«».« 75
Total 650 milliers.
lEftévàlooi^ seulement le foHi à 18 fiianes le mîUier ,
cela formerait uœ dépense de lt.,700 fr. Il Êiut j ajouter les autres dépenses de la bcnrfieurie ,
que Visa peut étaUk.f^iMi :
jUn chef berger isoàtwa rarement moins de 600 franes^,
ei| eomptont son logeaneul et las autres mews aijfwlag^s
qu'il £uijt lui iiqcordbr * ^00^
Un «aide bercfer*. , « . ^ . . 359
N^urritui^ de den^ ebiens A 30 tsam$ par
Loyerdê laiien^erie 300
£clatragp , enferetien des nteelîers , idaies ,
«le... ,. iOO
è reportât, . . tWO*"
Bàms M LAiffB. 173 répari. . . ^,4tO^ Bépcttfles évenlueUes de Tétérbiaire et remèdes 4.^ 1^
bttétéis d'on capital évalué à 13,000 firamea^ et qœ muaMdeToas porter qu'à S p. %^ puis» ^'o«tîeiitcoiiqited6scIifluMea.d'afiddaiti dwa les prodwlB.... .••*...,..•* 650
Total des dépenses autres que la nourriture. . 2^160^ Dépeôsea de nourriture en fûin oomnae cidessus , . . . . 11,700
Total de ia d^ense du troupeau. . . . 13,860^
Nous avons vu que le produit total était de 9231 fr. ; la perte serait donc de ^,^29 francs.
Ce résultat suffit pour démontrer qu^ serait impossible d'entretenir éconcmiiquement des bétes à laine , si on les Bourriasalt de finn paadaoït toute Tannée , et cela est vrai pour qudtftie race que ce soit ; mais pendant au moins la moiCiâ de l'aimée , les animaux se nourrissantaux pâturages, consomment une nourriture moins coûteuse , d'abord parce qu'elle ne supporte aucun frais ni aucune chance de récolte et de dessication, ensuite parce qu'elle est produite ^ dans beaucoup de cas,, par des terrains qui ne pourraient pas domi^ une récolte de quelque importance en fourrages À fiittcher. Les troupeaux consomment aussi sur les chaumes et a|Hrès la dernière coupe des pndries naturelles et artificie&es, un produit qu^an peut bien considérer comme un pur béuiéêce des bétes à laine, {Miisqu'on ne pourrait en tirer parti autrement. Qi^ant à la nourriture d^hiver, le foin n'en forme encore généralement qu'une partie ; et le reste se compose d'aliments que le cultivateur peut produire à plus bas prix , relativement à leur Êiculté nutritive, ou auxquels il ne peut attribuer un prix aussi élevé , parce
tn BÉTBS A LAIHIS.
qu'il ne peal en réaliser la valeur que par rintermëdiaire de son troupeau. Ces aliments sont ^la paille des céréales y .des pois , des vesoes, des féyerolles , etc. , les balles du froment et de TaToine, les siliques du colza ou de la navette y «te. Ainsi, au lieu.de 3 livres 1/â de foin par tétede brebia ^et de.moutoDS, on ne donnera le plus souvent qu'une livre^ et le-ieste de la ration se composera de quelques-uns des aliments que je viens d'énumérer. Gomme la .nourriture ^d'biver ne comprend que la moitié de l'année au^dus, on trouvera qu'en définitive la consommation en foin est réduite à moins du quart de la quantité qui serait nécessaire^ si les animaux ne mangeaient pas autre .-cbose pendant toute l'année. Souvent on la réduit encore devantage ; et là où l*on a une grande abondance de racines , principalement de betteraves , ainsi qu'un fort aprovisionn^nent en paille ^ le troupeau que j'ai pris pour exemple pourrait être fbrtbien entretenu sans consontmer chaque année plus d-unecinquatttainede milliers de foin de prairies naturelles ou artificielles ; mais dans ce -cas, il fiiudrait presque toujours évaluer lea racines à un prix correspondant à leur propriété nutritive relativement au foin. C'est dans l'éeoncmiie que Ton peut faire sur ces diverses portions de la nourriture, que- se rencontre réellement le profit que l'on peut trouver dains Fentretien d'un troupeau de bètes à laine.; mais il est impossible de poser d'avance Ijos^cbiffres de la réduction que ¥<m pourra dbtenir ainsi sur le montantdes dépenses, parce que la nourriture des troupeaux se compose en grande partie d'articles auxquels on ne peut attribuer de valeur fixe comme cela se fait pour les fourrages secs, mai»quechao»ii doit évaluer suivant les circonstances dans lesquelles il se trouvé placée II est important de Êiire remarquer toutefois que les économies de ce g^ire sont beaucoup plus considérables pour les animaux de races communes que pour les mérinos, parce que ces animaux étant moins délicats, en
bAtbs a laine. • t7S
peotremplaoer le foin dans une plus grande proportion par de h paOle et d'autres alimenls^ et surtout par le pâtun^e qu'ik peuvent supporter en hiver et dans les mauvais ten^s beaucoup mieux que les mérinos.
'Quant à ^engraissement des montons , on ne peut y dans on grand nomlnne de cas, parlo/motif que je viens d'indiquer, poser un chiffire déterminé pour la valeur de la nourriture qu'ils prennent au pâturage. La seule question que paisse se poser le cultivateur.à lui-m^me dans ces circonstances , cfest celle de savoir s'il {trouvera plus de profit A faire consommer eette pAtive par des moutons à l'engrais ou par des bètes d'élève, «ou en général par du bétail de telle ou teHe eqpèce. En effet, k-valeurde ces pâtures n'est déterminée que par le produit qu'on »peut en tirer par Tintermédinre dubétail, et loute^autcebase d'évaluation serait illusoire.
Pour l'engraissement d'hiver qui s'opère à la bergerie, 01 trouve des bases plus fixes de calcul. J'ai supposé que las moutcms de la race que j'ai prise.pour exemple, valent 16 «fipancs la pièce, à l'automne de leur troisième année. .Si on les met à l'engrais an cmnmencement de l'hiver , on aura d'abord, pour .produit de la retonte, environ une livre et demie de laine nralant environ 2 fr. 50 cent.., ce quiféduit k prix de l'animal à 15 >fr. 50 cent. Il cons(«nmera luen par jour l'équivalent de six livres de foin pendant la durée «de l'engraissement, tant en fourrages secs qu'en racines, tourteaux ou grains. Si l'engraissement dure cinquante jours, la consommationseraparttéte de 300 livres, qui, au prix de 18 fiancs le millier, èntune valeur de 5 fir. 40 cent, n fiiut donc que ce mouton gras -se vende environ âl fiancs pour payer la dépense de son engraissement , en laissant le fonder pour compensation des soins et de la valeur de la paille de litière , car l'animal â l'engrais n'en consomme pas d'antre. Ce prix se réalisera souvent et même avec quelque
176 * VéTBg A LAINB.
bëiiéfice , car il est f are que dms cette saison le piix du mouton gras ne dépasse pas 55 francs le qointal ; et en sup* posant que ce mouton donne quarante Uvres de TÎande , il vaudrait à ce prix 22 firanos« Il ne fiiirt pas mare cependant que les engraissemenls de montons à la bergerie présentrat toujours les rësidtats flivoraUes que Je mna d'indiquer. C'est une opération qni est soumise à beauoonp de ohanoM, par les variations accideitfdles dans le prix des animanx y h rachat et à la vente , et aussi parce que Fengraisaement de* mande à dtre dkigé avec beaucoup d'habiloté pour que ks fourrages consommés produisent le plus grand acooisae* . ment de poids qu'il est possible chez les animaux , et pour que ceux-ci se maintiennent exempts de diverses maladies ou accidents auxquels ils sont sujets pendant l'engraissement. Il &ut aussi que la même habileté , résulti^ dn tact et de l'expérience , préside au choix de l'instant où il convient de présenter sur les marchés la totalité ou seulement une partie d'un lot d'animaux que l'on a soumis à Tengraiscernent. Cette opération ne sera donc généralemoit lucrative que pour les hommes qui possèdent des connaissances pratiques sur ces matières; qui s'occupent euxHnèmes des achats et des ventes , ainsi que de la direction du T^çitme des animaux ; qui sont à la fins, en un mot , d'halnles connaisseurs en bestiaux, dliabiles spéculateurs et d'bahiles engraisseurs.
DE