MACHINE A BATTRE
habiles pour Texëcution des diverses parties de l'appareil. D'un autre côté, tout ce qui se rapporte à la construction de la machine à battre prése^ite en ce moment tant d'importance pour les agriculteurs français, chez lesquels cette machine commence à se propager , que je n^ai pas hésité à entreprendre cette tâche. Tout l'hiver de* 1835 à 1856 a été employé à observer dans la marche de la machine les effets de divers modes de constmction ; at ces observations ont été reprises esn novembre et en décembre 1836, jusqu'à ce qu'on fût parvenu à résoudre les diverses questions que j'avais en vue; et la machine, avec les modifications qui ont été le résultat de ces diverses expériences, ne laisse plus , je crois , rien à désirer pour la célérité et la perfection du battage.
La forme extérieure du bâtis de la nouvelle machine est à peu près la même que celle de l'andenne , qui avait été construite en 1822 , et qui est figurée et décrite dans le 2™*' volume des annales de Roville. Cette machine était, je crois, la première qui eût été construite en France dans le système écossais, c'est-à-dire, avec un râteaa circulaire pour séparer le grain de la paille. Elle a battu tous les grains de la ferme depuis cette époque, ^ j'ai lieu de croire qu'aucune des machines établies depuis dans diverses parties du royaume , n^a fonctionné d'une manière plus satisfidsante. J'ai conservé dans la nouvdle machine le système anglais de nettoyage du grain sur up plan incliné, à l'aide d'nn ventilateur contena dans le bâtis de la piachine dle-méme. Le local n'a pas en ^fifet assez d'élévation pour admettre l'emploi d'un tarare séparé de la machine, comme on le pratique g^éralementen France. D'ailleurs la construction anglaise me paraît plus simple et préférable sous beaucoup de rapports.
L'ancienne machine battait d'abord par-dessus; mais après quelques années d'expérience, je m'étais d^erminé
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i Aaaggg le mMBranuart «t à la fiûr^ ba^e par^deBsoiu, par un motif ^pie f ai eaplkpié aillewrs. Oyencbat m traYail de pi^sieurs anëeg m'aurait fiut Decoiuudlce des incooTéiiieiits dans cm mode de oonsIriictioB^ le fbu grave consiste dans la mobilitë que Topi est jforoé de «donner au tambour batteur, afin de pouvoir, ^selon la natune da grain que Ton bot, l'approcher ou r4êloigner de la «usAioo concave , contre laquelle «'opère le battago des épÎM. £etto mobilité est un mal dont on reconnaît fréquammMit. la gravité dans le travail, et que Ton peut entièrement évit^ en opérant le battage par-dessus, puisque alors on peut facilement, en plaçant le tambour batteur dans une positimi invariable, rendre m<^âe la surfeee eoncavcelle* même, qui forme alors le couvercle de cette partie de la macbine. Il m'a paru d'ailleurs, ^près une plus longue étude du travail de cette machine , ipie Ton pourrait év^M le seul inconvément qui m'avait fait abaadoimer le battage par-dessus : c'était là lé premier objet des recherdies que je me proposais. Il s'agissait encore de savoir si les eannclitr res que l'on pratique communément sur la sur&Ge concave, sont réeBement utiles. Il fallait aussi étudier les effets qu'opèrent sur la perfection du bottoge et «ur la lésistaane, les contre- batteur B , que quelques constructeurs placent immédiatement aQ;rès les cylindres alîmentairo^, afin de forcer la paille à passer dans *un espace fort étroit entra les haitewrê et les contre-battews. Je voulus aussi «eoon* naître quds avantages on trouve à revêtir de plaïushes la surface entière du tambour batteur , au Keu de la bisser vide entre les barres ou batteurs , comme on le fait souvent dans la construction des machines anglaises. La nouvelle machine fut construite , dans la prévision djOS diverses modifieatiotts auxquelles pourraient donner lieu 4es expériences auxquelles on se livrerait dans le travail , sur ces divers
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points y et sur qoelquiea auti^s d'une raekidre impcurtanct. Je vais indiquer les résultats de ces recbercbes.
Le battage par-dessus, c est-à-dire celui quîs'es^cuteea fiiisant passer la paille par-dessus le tambour batteur, au lieudela &ire passer par-dessous , a été entièrement exempté de l'inconvénient que je lui ai trouvé quelques années auparavant, à Faide d'une bonne construction de la sur&M concave inférieure , qui doit se prolonger de maoiëre à fermer toute issue aux grains qui s'échapperaient par tout espace vide que l'on laisserait entre elle et le cylindre alimentaire inférieur. Il est impossible en effet d^empécher qu'une partie des grains et des balles détachés des épis en dessus du tambour batteur , soit ramenée en ^dessous par le mouvement de rotation des batteurs; et c'est cetts partie qui s'échappait autrefois et sortait de la madïine ea dessous des cylindres alimentaires : mais lorsque cet espace est fermé avec soin , cette portion de grain est entraînée de nouveau en dessus du tambour et finit par s'échapper du oôté opposé, comme elle doit le &ire. Comme il importe au reste que cette portion de grain soit aussi peu considérable que possible, et comme U &ut éviter que la paille suive la même voie , on doit rapprocher beaucoup du tambour batteur , la barre placée entre ce dernier et le râteau circulaire , et qui forme le point de réunion des deux surfaces courbes qui entourent l'une et l'antre dans leur partie. inférieure. Cette barre, très-solide et d'un bois très-dur, et présentant par-dessus la forme d'un V renversé, ne doit laisser qu'un espace de 8 à 9 lignes entre elle et les batteurs.
' Le battage s'opérant par-dessus , c'est la sur&ce concave du couvercle qui est chargée de forcer la paille et les épis à se tenir en contact avec le tambour, ^fin de les soumettre à l'action des batteurs. L'expérience a fait reconnaitre ici une vérité que j'étais loin de soupçonner . c'est qu'il n est
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nullement nécessaire , pour que le battage des épis soit complet, qu'usa grande force soit employée pour presser la paille contre les batteurs : non seulement on a reconnu queJes contre-batteurs fixes sont très-nuisiUes^ en augmentant considérablement la fatigue des attelages; mais le simple poids du couvercle a suffi pour opérer un battage parfait, c'est-à-dire, des épis, complètement dépouillés de grains. Enbardi par la connaissance de ce fait , on est allé plus loin : le couvercle , fixé sur un centre de rotation , comme je le dirai plus loin , offre , à sa partie la plus rapprochée des cylindres alimentaires, une pression verticale d'environ 22 kilogrammes, parce qu'il est formé de bois de diéne fort épais ; on a établi au-dessus un levier fermant bascule, et au moyen duquel on peut Ëûre équilibre à cette pression, à laide d'un poids qui se meut à volonté sur la plus longue branche du levier , de même que sur la queue d'une romaine. A l'aide de ce contrepoids , on équilibre le couvercle , de manière à ne lui laisser qu'une pression de 8 à 9 kilog. , qu'on Mt varier, au reste , à volonté, en sorte que les épis soient complètement dépouillés par l'action des batteurs.
Dans cette construction , le couvercle dont les dimensions sont de â pieds 3 pouces de longueur- développée dans sa courbure, sur une largeur égale à celle du bâtis, de la madbine, est soutenu par deux tourillons fixés des deux côtés du couvercle, et qui s'appuient sur de& coussinets, que porte le bâtis de la machine. Ce centre de rotation n'est pas placé à l'extrémité du. couvercle , du côté du râteau, mais à la distance de il pouces de cette extrémité', ^i sorte que lorsque la partie antérieure du couvercle se trouve soulevée par une masse de paille un peu plus considérable qu'à l'ordinaire, la partie postérieure du couvercle faisant bascule , s'abaisse et s'approcbe un peu du tambour batteur. Je ne suis pas assuré toutefois que cette disposition imitée des machines anglaises soit
j^éênement iffile ^ si ee n^èst tân de diammer là pfesricm du eouverele à ili pstttàe »léiié«M, fargqu'cMi ne soutient p!k9 cetfe partie par «n cMCre-poids. Peut-être conviendrait-fl autant, lorsqu'o* emploie ee eouttv-poids, de placer tes tourilloiM ans éevoi extrëSHtés éet bord postérieur du couvercle. Queîqft'il éB Soily le eouvercle aiini disposé fonctiolme fort Uen.
Le bord antérieur du couverde se trouve placé de loamére que le eylifidre aMâietttaim supérieur s'en approebe de.Irès-près y lorscjne ce ^mier est soulepvé par une épaissear de paille un peu considérable.
La coflicavité de ce couvercle présente un are de cercle à peà préis eoneemlrfqcieau taiAbour battetnr. Sur la ligne placée verticaleinent flf«-<îessous du centre de rotation , la surface inférieure du couvercle est placée à la distance d'un pouce et demi des batteur» ^ et son bord antérieur, ç'est-à-^ dire la partie la pins rapprochée des éyUndres alimentaires , est soutenue k la bâniteuf qm Fou désire , à Faide de deux vis vertioailes^ placées aux deux angks, et. dont les extrémités infi^ieure» forment des pieds qui s'qppuient sur le bâtis de la machine. Au moyen de cette disposition , OÂ écarte à vokmté le couvercle du tambour batteur , sans empêcher que le prettider soilf mobile, en n'opérant la pression que par son propre pdds. Pour te battage du froment, on fixe à envitoil 4 lignes la distance entre le couvercle et les- batteurs dan« cette partie , c'est-à-dire Étst la ligne étf èotirvercle la ptus rapprochée des cjHndres dimentaâres.
Oà éonçott feéilemen# cembietf de facilité donàe à la marche de la machine ceftte mobffîté de fat surfece oonôive , dans la partie où la paille s'engager entre elle et le tamboi» batteur , et où s'opère toute Factiou de Fégrainage des épis : dans les imdennes madiines, si Fal&nentation n'est ^aS' parâdteÉielit i^Uère, les forées de Fat-
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tdage sont cliargëês fort inégateoMiit; et h vitesse de sa marebe rme^ de iBèaie que cdle du taaibour batteur ; et il swfkat wowffM des engoifements qui artôtent tout court le tandxmr batteur , ou qui fiNPceat d'exiger des animaux uiredoiibleBieiit d*eibrts , au risque de rompre quel, ques partMB de la machine. Avec la nouvelle cMmstruction , au eontrûre, la résiatanoe et la vitesse sont toujours unifofBBiS, parce que le couverdese soulève pour laisser j^aiMT les portions de paille qui auraient pu gôner le moisvvaaent. Une longue expérience a démontré , comme je Tai dit , que le battage des épis n'en est pas moins pavfiôt 9 pourvu toutefois que Fouvrier cbargé d'alimenter le fiHSSe sang trop d'irrégularité. Les animaux sont beau • eou)^ moins fittigués , et la quantité de gerbes battues par heure est plus considérable.
On avait construit le couvercle en madriers épais de chtoe, afin de pouvoir ptatiquer des cAmidures dans cette épaiiseurY ri Topération en démoniraût la nécesrite : au» cria est devenu ccwiplètement inutile, comme on a pu en juger par ce que je viens de dire; et je suis persuadé maiin tenffiit qike ces cannelures qui présentent divers incoÉvé* nienfe , ne contribnent en rien à la perfection du battage.
le vwikds reconnaftre aussi, comme je Tai dit, quelle était Fmflnenoe du revêtement en ^anches dont on garnit généralement la suv&iee drcidaire du tambour batteur, et que Ven a aapprimé da[ns plusieurs machines anglaises dont le tambour est entièrement vide , et n'est formé que des quattfè^bawes ou batteins. Oki a d'abord disposé ainsi le tambour de la nowefle macbiBe , mais en le construisant de maidére qu'il flkt ftdle de revêtir sa surface , lorsqu'on h (lésirerait. Tant que la machine a fonctionné avec le tambour baHeur vide , on a remarqué que la paUle qui en sortait étaH beaucoup plus froissée, hachée et découpée, tanfis que lorsque la mir&ce du tambour a été revêtue de