MACHINE A BATTRE
planches dans linterValle des batteurs, la paille est sortie >j
de la machine, entière et sans être brisée, comme eUe l'avait ^
toujours fait avec Tandenne machine dont le cylindre était «
également revêtu ; le battage s'opérait d'ailleurs 4 peu près g^
de même dans les deux modes de «construction. Pour la ^
paille, il est sans inconvénient pour l'usage qu^on en &it i
dans Texploitation , qu'elle soit brisée. et découpée ; mais i
cette circonstance est fort nuisible au nettoyage du grain, ,g
parce que des épis détachés et des brins de paille courts ^
tombent avec lui en grand nombre, à travers les fuseaux de ^
la sur&ce concave au-dessus de laquelle fonctionne le rà- ^
teau. Ces fragments de paille ne sont pas tous séparés par »
la ventilation , et le grain qui sort de la machine est moins ^
propre que lorsque la paille est restée entière. Il est donc '^
préférable de revêtir en planches la sur&ce du tambour f
batteur. ^
Dans les machines qui battent par-dessus, les deux cylin- ^
dres doivent être en fonte et un peu pesants. Cette dernière ^
circonstance est nécessaire pour le cylindre supérieur; |
car si la paille n'est pas saisie avec force entre les cy- ^
lindres , il y a souvent engorgement entre eux , parée ^
que le cylindre supérieur cesse de. tourner. En effet, le ^
mouvement n'étant transmis directement qu'au cylindre ^ inférieur, la rotation n'est imprimée à l'autre que par la
couche de paille placée entre eux. Dans les machines qui ^
battent par-dessous, l'action des batteurs est appliquée di- ^
rectement à la surface supérieure de la couche de paille , ^^
aussitôt que les épis ont dépassé les cylindres alimen- ^
taires ; et cette action tend à £aiire avancer la couche ^
de paille , en favorisant le mouvement qui est imprimé ^
par le cylindre inférieur, à la surj&ce opposée de cette ^ couche. Mais lorsqu'on bat par-dessus, c'est la sur&ce in-
férieure de la couche de paille qui reçoit l'action des bat- | teurs , de même que celle du cylindre inférieur; et rien , si
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ce n'est le frottement des diverses parties de la couche de paiUe entre elles , ne tend à £aâre avancer la sur&ce s^périeure de cette couche , et à im|Nrimer un mouvement de rotation au cylindre qui repose sur elle. Il faut. donc que ce cylindre soit assez pesant , et porte des cannelures assez aiguës pour que ces dernières s'impriment dans toute l'épaisseur de la couche de paille, jusqu'aux cannelures correspondantes du cylindre inférieur, même lorsque la couche de paille est fort épaisse.
Bans les machines anglaises qui battent généralement par*dessus , et dont les cylindres alimentaires sont d'un très-petit diamètre, on emploie souvent un engrenage particulier pour communiquer le mouvement d'un des deux cylindres à l'autre ; et cette dispoâtion a certainement pour but d'éviter l'inconvénient dont je viens de £edre mention, et qui s^est fait vivement sentir à nous dans les premiers essais de la nouvelle machine. Mais l'engrenage destiné & atteindre ce but présente des difficultés d'exécution , à cause de la mobilité dans le sens vertical qu'il £|ut conserver au cylindre supérieur , pour qu'il opère toujours une pression égale sur la couche de paiUe, quelle ^ue soit l'épaisseur de cette dernière. On a vaincu cette difficulté en Angleterre , en prolongeant d'environ trois pieds , sur un des cAtés de la machine, les axes des deux cylindres. Le prolongement du cylindre supérieur est brisé par un genou de Cardan, et tous deux portent, à leur extrémité, des roues dentées qui s'engrènent entre elles. Cette disposition complique la machine, et on peut l'éviter en construisant les cylindres alimentaires conune le sont les nôtres et selon la description que j'en donnerai dans l'explication des figures , car ils fonctionnent fort bien depuis qu'ils sont disposés ainsi.
D'après ce que j'ai dit sur l'inutilité des contre-batteurs , et de toute surfiice fixe présentant un appui derrière les
ëpis , kffsqiitt FaclÎMir des batlenirs s'exarce snir eux , il est fteSé de sentir qw cr n'eét p«s pmr finetion^ ou freissesieiit; fue s-'^Are Fé^nMiafe^ nais c'est paat un mëeanîsme que l'oii cmoprendr», â l'oft observe ce qui se passe danis u» épi de frtHnent que Voil tiendrait suspendu d'une bmAi , mi lesaisisfimBilpsnrfaipaiUeà peiidedistaiicederë^y et auquct m donaerait de Tantme maiÉ un coup see aiFec k face plate d'une règle mince de bois. On fera jaillir au kÂn, par ce seul coup , tous les grains de l'épi, tandis que ce der- Éier restera siâpendÉ oomme il l'était, garni encore de la pkie gtaande partie die ses balles^ Ge mode d'action est ce que l'qppellerai \m prejeeHm des grains hors de Vépi. Les^ gndhs ont cédé pins que les balles à l'action du choc ^ d'abord parce que ces demièses sont a^éientes àfépi , Uuidis que les grains ne le 80i^ pas; mak surtout parce que les grains ayant beaucoup plus de pesanteur spécifique , ont ifeçu plus d'impulsion paar la force vive qui a été éommvh riiquée par la percusstoit^à toutes les parties de Fépi. On eonçoit^que l'égrainage serait beaucoup mrâis parËût , si l'épi, enreeevafiÉ le choc, eût été libre d'y céder tout entier, au lieu d'être retenu, ccNcmne je Yiens de le dire*, dmis ce cas , quelques grains aimôent aussi été lancés au loin par la percusstDn; mais un grand liombre seraient restés envekppés date les baHe», parce que la Ibroe par laquelle ils étaient lancés , aurait été amortie par le mouvement mêoie qu'aurait fait l'épi en cédant à ilmpulrion. C'est peur cela qu'Sb est fort utile pour la perfection du battage y que la paille siiit retenue ^stre les cylindres alimentaires,' pendant que les ^is qui la terminent reçoivent Factien des batteurs*
On a rojàa ceimtruire des machûnss dans lesqn^es là paille se présente en travers, dans toute sa longuoar à la fins, aux cyifDdres alimentaires, au Eeu de se présenter de bout, les épis en Hvsuit. Ge que je viens de dire fera
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faileiiieirt comprtencbe que le battage des épis ne peut être parfiit dana cette combinaison ; ou du moin^ , poui parv^dr à an égnonage eomptet , il faut alors avoir recours à un finonsement des épis contre le tambour batteur et la surbee ccmcàye qqji doit, dans cette combinaison , être fixe , fbrt rapprochée du tambour et couTerte d0 canûdhares ; encore faufil que les batteurs forment très* peu de saillie sxst le taiiAour , afin d'ei^pécher que les épis se logent en arant du ^mier batteur qui les renecmtrera , et soient aind entraînés et soustraits au froissement contre la surftce concave* Ce méeuisme dénature complètement ractiou de ta macbône à battre, tdie qu'elle a été inventée par MeUde; et Xovl obtient ainsi un effet dilBËrent , pa«ce que X^^smn»^ s'opère par un autre principe. L'eiq^enee montrera toujours que lorsqu'on opère ainsi par froissement, les efforts dq moteur sont considérablement augmentés; et l'égrainage des épis est imparfait, à moins qu'en ne réduise à une très -petite quantité, le grain battu dans mi espace de temps donné. La dispodtî<Mi que je* viens d'indiquer avait été imaginée dans un but particulier dont |e ne veux rien dire ici; mais il ne fiAit jamais oublier qu'mi des principaux avantages de la macbine à battre, consiste à produire un égrainage beaueoij^ plus parfiadt qu'on ne peut l'obtenir à l'aide du fléau; et Y on doit réprouver toute disposition qui lui ferait perdre cet avantage , oi| qui le ferait acbeter par une gmmle déperdition de la force matrice.
La iFilessé du tambour batteur a été augmentée dans la doùvî&né madiine de RoYiUe , non par aucune disposition nouvelle des engrenages, mi^ par le seul effet de la mardie aécélérée que prennent naturellement les dievaux allégés ps^ la nouvelle construction dont j'ai parlé. Cette vitesse da tandbevir est certainement une des circonstances^ qui contribuent le plus à. la perfection actuelle du battage.;
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En effet, lorsqu'on se rend: bien compte du mëcattisaw de l'égrainage par prcjection, on comprend combien il importe que la percussion <^rée par les batteurs soit forte et vive, afin qu'elle exerce une action suffisante sur ceux mêmes d'entre les épis quS sont entremêlés dans la couche de paille. Ce. n'ost donc pas en augmentant lo nombre des batteurs, qu^il finit chercher à multiplier le» chocs qu'ils opèrent, mais en accroissant leur vitesse, c'est-à-dire , celle du tambour ; et l'expérience montre qu'yen effet la même machine bat toujours avec d'autant plus de perfection , que l'attelage marche plus vite* C'est pour cela que les machines auxquelles on applique > un» force motrice considérable, fonctionnent, en général, aver plus de perfection que les petites machines. Dans ce» dernières, en effet j on est contraint , pour ménager la force motrice , de diminuer la vitesse du tambour batteur, ou ce qui revient au même, de diminuer le diamètre de celui-ci. C'est en vain que l'on croit compenser ce défaut de vitesse , en multipliant le nombre des batteurs : on obtient bien le même nombre de chocs à l'aide de cette compensation ^ mais l'efifet n'est pas du tout le même, parce que la percussion n'est pas assez vive. Quatre batteurs au tambour suffisent parfaitement pour opérer un égrainage parfeit, lorsque la vitesse est convenable; et l'on accroîtrait la résistance sans aucune utilité, en en mettant un plus grand nombre.
D'après les indications de vitesse que je présenterai dans l'explication des figurés , la paille qui sort des cylindres alimentaires s'avance d'une longueur de près de 13 pouces par seconde; et pendant le même espace de temps, le tambour batteur fait 4 2/3 tours, en sorte que le nombre de coups de 'batteur donnés sur cette longueur de paille est d^environ 19; et la circonférence du tambour étant de 9. pieds 8 pouces, chaque coup de batteur est dcmnéavec-
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tine vitesise d'un peu plus de 45 pieds par seconde. Le rë* sultat est lin égrainage aussi complet qu*on puisse le désirer, car il faut cbercher pendant longtemps pour trourer un grain de froment restant dans les épis sortant dé la machine. La quantité de froment battu par heure est de 5 à 7 hectolitres de grain , selon la longueur de là paille et le rendement des gerbes.
Bans les annonces &ites par plusieurs constructeurs, on a quelquefois indiqué un produit plus considérable de machines à battre; et il est bien possible que, dans quelques cas, le produit annoncé ait été le résultat d'une expérience réellement faite. Je dois avertir à cet égard les personnes qui ne connaissent pas bien le travail de la machine à battre, qu'il y a une très-grande différence à établir entre le produit obtenu en travail courant , et celui que Ton calcule d'après une expérience faite, la montre à la main, sur une centaine de gerbes. On peut Êicilement, lorsqu'on procède de cette dernière manière, arriver à des produits très-considérables : il ne s'agit pour cela que de forcer pendant quelques instants la marche des animaux. Les hommes qui dirigent la machine de Roville feraient volontiers la gageure d'obtenir en une demi-heure , le produit que je viens d'indiquer pour chaque heure de travail de cette machine. Dans les petites machines qui ne séparent pas le grain de la paille, et où l'on fait cette opération à la main pendant une bonne #partie de la journée, sur le produit d'une couple de cent gerbes que l'on a battues le matin en deux ou trois heures de temps, le produit obtenu par heure du travail des chevaux pourra aussi être plus considérable que celui que j'ai indiqué ; mais les chevaux, par des efforts extréor- ^naires faits pendant quelques heures, ont dépensé les forces de toute une journée de travail. Le produit par heure que j'indique ici comme étant celui dé la machine
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de RoYiUe, est o^ii ^efon obtieDtde ékevdm tmTaittaiil B ou 9 heures par Jour, selon la saison, et qui doivent recommaicerje même trayail le lendemain et les jours suivants, sads éprouva plus de fiitîgu/e que dans des travaux de diaiTois ou de lajKNira^.
D'après les renseignement^ que j'ai pu me proeurer sur ce qu'on obtient de même en travail coviant, en employant les meUleures maelônes en Framne et en Angleterre, je crois que ce produit doit élire regsrdé ^^omme le plus cou* sidérable que Ton puisse obtenir d'luM> machine à battre, opérant un égrainage pajflait ; car, en sacnfiant ce dernier point, on pourrait ceiCaiMmenit aocrottre le produit en grain par heure.
Les construotewi annoncent aussi quelquefois comme un des avantages de la nuvshine qu ils 4)ffrent au public , une diminution }dus «u mmns <ïonsidéraUe sur le nombrç d'ouvriers nécessaires pour servir ces machines. A cet égard, il me semUe utile de fiiire connaître les données suivantes SLV& personnes qui s'enquièrent souvent du nombre d'ouvriers qu'exigera le service de tdle machine: Up ouvrier est nécessaire pour étendre la piôUe sur le tablieret l'engager entre les ejlindres alimentaires. Comme ce service exige heancoup de soin, il absorbe tout le temps de cet homme , si le travail de la machine est actit; * et il est indispensable, pour éviter beauco»^ de pertes de temps et une grande diminution dans la quantité de gerbes battues4lan8 un temps donné, qu'un second homm^^ placé à jcùté du premier, mette les gerbes sur le tablier, les délie, les mette à. la portée du premier ouvrier, et firenne smn de recueiUir les liens. Un troisième ouvrier doit être jocGupé à iqiporter les gerbes de la change » et & les élever sin: la plate-£arme où softt jdacés les deux autres hommes. Un quatrième ouvrier que je suppose être le chef de TateUer, vague autour de la machine,