‹ Annales agricoles de Roville (volume 3)Chapitre 53 sur 72 · NI^OLOGIE · texte numérisé non relu

NI^OLOGIE

eipes raisonnes d'Jgriculture , dont nous devons iine très-bonne tradaction frânfàîsft, à M. le baron Crudf peu d^années auparavant^ il avait publié sa Description des noui^eauas Instrumens d^ Agriculture les plus utiles^ que }^ai .essayé de faire connaître à mes concitoyens par une traduction.

Thaer a publié aussi ^ depuis son retour en Allemagne jusque dans les dernières années de sa vie, sous le titre di Annales d^ Agriculture ^ un recueil périodique dans lequel on rencontre une multitude d^articks d^un baut intérêt

Le gouvernement de la Prusse ne cessa de témoigner combien il sentait le prix des travaux de cet illustre agronome. Nommé d'abord conseiller privé, il fut élevé, en 1807, ^^ ^^^S de conseiller d'État, et chargé du rapport des objets concernant Tagriculture , près du ministre de Tintérieur. Dès le moment de son établissement en Prusse, il fut homme membre de Facadémie de Berlin, et en 1810, lorsque Funi* versité de Berlin fut formée, il y fut attaché en qualité de professeur d^agriculture. Un grand nombre de sociétés savantes de FEurope ont cru si^honorer en inscrivant le nom de Thaer sur U liste cde leurs membres.

Doué d^un jugement très-droit ^ d'un esprit d^observation très-remarquable, écrivant avec

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clarté et ptëcision ^ et toujours sous Finfluence des faits, de Tobservalioa et de la pratique, Thaer a donné à tous ses écrits, un caractère particulier qui les rend éminemment utiles aux praticiens, parce que, sur chaque point, ils y trouvent des directions sûres et dictées par Texpérience* En décrivant une méthode, il va toujours droit au point essentiel , et il n^oublie aucune des considérations qui doivent exercer de l'influence sur le succès. Ses Principes raisonnes sont peut-être le meilleur traité méthodique d'agriculture qui existe chez toutes les nations de l'Europe 5 et comme écrivain agricole, le nom de Thaer sera certainement placé a côté de notre Olivier de Serre et S Arthur Young.

Thaer était d'un extérieur simple et modeste^ entouré d'une famille qui le chérissait, il vivait aussi au milieu de ses élèves, comme un père au milieu de ses enfans* Il fut excellent citoyen, et l'on peut même dire patriote enthousiaste. C'était au moment même où rAUemagne était écrasée par des invasions continuelles , qu'il s^efforçait, en améliorant la culture de sa patrie, de la mettre en état dé se relever après de longs malheurs, et son cœur a pu jouir du fruit de ses travaux, en voyant l'immense développement d'industrie agricole qui a été Teffet

de rimpulsion <j[u^il lui avait donnée^ Si Von décernait des palmes aux hommes qui ont le plus puissamment concouru à la prospérité dé ^Allemagne depuis la fin du dernier siècle, une des premières coui'onned viendrait certainement se placer sur le buste de Tkaefé

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