‹ Annales agricoles de RovilleChapitre 10 sur 67 · BERGERIE · texte numérisé non relu

BERGERIE

del'ihventaibe.

d'instrumens.

So

mio

4ii

Si Ton déduit , pour chaque année , du total de Tinventaire ^ le montant des deux articles réunis de la fabrique et de la bergerie , on aura le résultat saivant , qui représente les variations annuelles de rinventaire^ distraction faite des deux articles dont je viens de parler.

A:«NEîs.

SOMMES

ob

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PAR M. DE DOMBASLE. l3

On voit que les variations de Tinvenlaire considéré ainsi , ne sortent plus des limites que Toq pouvait naturellement leur tracer.

On pourrait désirer de connaître le montant du produit brut des diverses branches de l^établîssement*, c'est pourquoi jVn ai dressé le tableau, pour Texercice quis^est terminé au i^** juillet dernier , et je le présente ci- dessous. Dans ce pro^ duit brut ^ on fait entrer seulement les rentrées réalisées en argent , ou les produits destinés à la vente , sans y comprendre ceux qui , ctanl consommés dans rétablissement ^ doivent être considérés seulement comme employés à la production des objets destinés à la vente. \

Fabrique dMnstrumens (produit des

instrumens vendus dans le cours

de Vannée) 52o59^83^

Institut (rétribution payée par les

élèves) 4^70 9

Apprentis (rétribution payée par les *

apprentis) • l^aS 16

Fécule de pommes de terre (prix de

la fécule fabriquée) 8944 44

Bergerie (prix de la laine et des bêtes

vendues ) 7o83 ^

Blé (pour le grain seulement) 8174 91

^reporter 76260^34'

l4 COMPTE RENDU

Report 76260^34^

Betteraves porte-graines (prix de la

graine vendue) , ^446 i iî

Colza (prix de la graine vendue).. 556o 60

Camélîne (prix de la graine vendue). 879 »

Lin (prix de la graîne et de la filasse). 2822 4^

Lentilles (prix du grain) ... : 820 20

Maïs (produits vendus) 3o5 79

Escourgeon (pour le grain seulement) 2895 1 5

Houblonnière (prix du houblon).. . . 1066 70 Plantations (prix du bois et des fagots

vendus) 908 29

Bœufs à l'engrais (différence entre le

prix d'achat et le prix de vente

des animaux) 1017 65

Total 93482^27^

Cest donc sur un produit brut de 93482 £270. que nous avons réalisé le bénéfice de 1 29 1 0 f. 84 c, ce qui frWt un peu moins de 14 pour Yo, après l'acquittement des fermages, de l'intérêt des fonds etde toutes les dépenses quelconques d'exploitation.

Je vais , de même que dans les années précédentes , écarter pour un moment du résultat général de la comptabilité, les comptes étrangers à l'agriculture , afin de présenter à part le résultat de l'ensemble des comptes de culture , c'est-à-dire de l'exploitation agricole proprement dite. Les

PAR M. DE DOMBASLE. l5

comptes suivans étrangers à Tagrl culture ^ sont

ceux qui ont présenté du bénéfice ou de la perte.

En bénéfice.

Apprentis 4^6^ 56*^]

Bois de service 62 44 f rf

Institut 1263 73 f 7975 ga^

Fabrique d'instrumens . 6243 19 J En perte.

Bois de cbaufiage 82 78 ]

Fécule 1933 46 f

Mobilier de Tancienne [ *"

distillerie 4^3 o3 )

Reste en bénéfice 5526^ 70^

Si du bénéfice total de Tannée. .... 12910^ 84*^ nous déduisons la somme ci-dessus^ qui représente la balance en bénéfice des comi^ïes étrangers à T^^griculture : 5526 70

Nous trouverons pour le bénéfice de Tcxploitation agricole proprement

dite 7384 i4

On remarquera sans doute que la fabrication de fécule de pommes de terre a encore offert celte année la perte excessive de 1933 fr. 46 cent. Un résultat analogue s'est présenté chaque année , depuis la fondation de rétablissement , pour tous

l6 COMt^TE RENDU

les genres de fabrication au moyen desquels j^ai voulu tirer parti des pommes ^ de terre ^ et je trouve du moins dans une comptabilité régulière^ Tavantage de reconnaître avec précision ce résultat , qui m^a détermirié à cesser , dès cette année, de fabriquer de la fécule aussi-bien que de Peau-de-vie.

On a pu voir aussi que le compte du mobiliier de Tancienne distillerie a encore présenté une perte de 433 fn o3 cent Je ferai mon possible pour achever, dans le cours de cette année , la vente de de ce qui reste de ce mobilier, afin de liquider entièrement ce compté. Je passe maintenant à la comptabilité spéciale de Fexploitation agricole*

Comme les dépenses générales qui sont portées dans notre comptabilité sous le titre de frais généramc , méritent toujours une attention particulière , je vais , messieurs , vous présenter le montant de ces dépenses pendant le dernier exercice , en les comparant à celles de Tannée précédente. Ces dépenses se classent ainsi qu'il suit :

Dépenses de ménage. . • Frais d^administation. . • Intérêts des capitaux. • .

A reporter.....

1828, Il

ai37

7ao5

Hl

PAU M^ DE DOMBASIE.

Reports

Entretien du mobilier

de la ferme. ....

Entretien des bâtimens. .

Id. des chemins. .

Id. des fossés. .

Un 10® du compte d'améliorations foncières

Totaux.

D'où il résulte , sur les dépenses générales du dernier exercice ^' comparées à celles de Texercice précédent ^ une diminution de 1092 fr. 1 1 cent.

Si nous parcourons les divers comptes agricoles du bilan de ceUe année , nous trouvons que les suivans sont ceux qui se font remarquer par la perte la plus considérable.

Caméline 245^ 49®

Employés de la ferme. • « • • . 4^3 19

Fourrages en magasin ^ 718 4?

Gaude • 822 61

Grains en magasin * 1 96 34

Houblonnière 3o5 54

Prés • . . • 801 76

Pommes de terre. ...•••• 222 o5

Seigle è84 16

6® LIYK. \2

l8 COMPTE RilNpU

Les perles indiquées par les comptes de grains cl àtjourrages en magasin^ présentent la différence de valeur des objets sortant du roagasia pour la consommation ou pour la vente, avec Févaluation qui en avait été faite au moment de Temmagasinement.

La perte que présente le compte à'emplojé^ de lajerme , est la différence de la dépense to-» taie occasionée par les employés et domestiques ^ en salaires, nourriture, etc. , avec le prix de leur travail évalué à 1:2 cent, par heure, et que Ton porte à ce taux a^ débit des divers comptes auxquels le travail est appliqué. Jusqu^en 1826^ j'avais fixé le prix de Theure de travail à 1 5 cent.; mais comme ce compte se balançait constam^ ment en bénéfice, j'ai baissé alors le taux de rheure de travail, pour le fixer à 12 cent.; mais comme les trois dernières années se sont baian-* cées en perte , je vois que j'ai trop descendu le chiffre, et à Tavenir je pense que je serai trèspeu éloigné de la vérité, en prenant le taux de o, i35 millièmes pour le prix que me coûte l'heure de travail des employés, en moyenne sur les divers taux des salaires.

Les comptes qui présentent les bénéfices les plus importans sont les suivans :

Bergerie • 6149^ ^ ^^

Betteraves porte-graine 1698 48

PAR M. DE BOMBASLE. 19

Betteraves u i^ 08''

Chevaux 366 54 :

Colza • • 2i53 64

Carottes 227 01

Lia 296 78

Labours •••.•••• 253 83

Escourgeon ou orge d'hiver 122& o3

Blé 53o 36

Épeautre d'automne. • • • • 24a 22

Fumier. • ^ 1 132 74

Relativement au compte de bergerie qui ofiFre ua bénéfice de 6149 fr. 1 1 cent., je dois dire que dans le compte rendu de Tannée dernière j je vous aï fait remarquer que le produit de la tonte de 1828, qui n'était pas encore vendu au moment de Tinventalre , Vavalt été depuis avec un bénéfice de 1037 fr.^sur le prix auquel il avait été évalué dans rinventaire; en sorte que cette somme, qui ne doit figurer que dans la comptabilité de cette année, représente bien un bénéfice fait dans Fexcercice précédent. D'un autre côté, le produit de la tonte de 1829 qui figure dans rinventaire que je vous présente, pour une somme de 5 142 fn, a été vendue depuis pour une somme de 4355 fr. 20 cent, seulement, ce qui présente une différence de 786 fr. 80 cent., qui figurera Fan prochain en déduction du produit de la bergerie. Il résulte de ces deux dif-

fërences ^ que le bénéfice de la bergerie se trouve augmenté cette année d^une somme totale de 1823 fr. 80 cent., au détriment de Texercice précédent et du prochain exercice.

Le compte de chei^aux se balance cette année par un bénéfice de 366 fr. 54 cent. , sur un total en dépenses annuelles d^environ 4000 fr. , ou en d'autres termes , Theure de travail d^ua cheval a coûté , dans le cours de cette année , un peu moins de 20 cent. , < prix auquel le travail des chevaux est porté au débit des divers genres de culture. Cependant la différence est peu considérable ; car si je n^avais fixé Pheure de travail qu^à 18 cent., le compte serait déjà en perte. Ce compte flotte chaque année entre un peu àt perte et un peu de bénéfice, ce qui montre que létaux auquel j^ai fixé Theure de travail, approche très-près de la vérité. Cette année, ce travail a coûté un peu moins , parce que rétablissement n^a éprouvé aucune perte, ni aucune maladie grave sur les chevaux.

Le bénéfice de ^53 fr. 83 cent, que nous offre le compte de labours^ présente la différence entre les frais qu^ont entraînés les labours , en évaluant Theure de travail d'un cheval à 20 cent., et la valeur des labours au taux auquel en sont débitées les diverses récoltes. Comme cette dififérenee se rencontre sur une valeur totale de

PAR M. DE DOMBASLE. ai

1717 fr. 55 cent, ponr la valeur des laboars eiécut^ dans le cours de Tannée , elle n^est pas très— considérable , et ne sera pas pour moi un motif de changer le taux de Tévaluation des labours.

lie compte àt fumier prÀente celte année le bénéfice considérable de ii3afr. 74 cent, sur la somme de 10176 fr. 62 cent^ pour valeur totale du fumier produit dans Tannée. Dans mon précédent compte rendu , j'ai annoncé, que ce compte ayant présenté, dans \es années anté« rieures, de très-fortes pertes, j'en avais conclu que je n^avais pas porté assez haut le taux de la valeur de la voiture de fumier pesant 6 à 700 kil. : jusque-là je ne Tavais évaluée qu'à 3 fr. , et à partir de cette année , je TajLév^iluée à 5 fr. Mais il parait que î^ai un peu trop forcé cette évalua-* lion 9 d'après \sl perte énorme de 3991 fr. 2 cent, que présentait le compte de fumier au bilan de ^ 1827 ; et peut-être aurais-je dû me fixer au taux de 4 f^* P^^ voiture.

Au reste , la différence dans ces résultats est

encove^ influencée par une autre cause : j'ai été

forcé, par des embarras causés par la disposition

gênante des bâtimens de la ferme, de prendre

le parti de débiter en masse le compte de fii-

mier de 1^ valeur des pailles, au lieu de faire

des distributions régulières de paille aux animaux^

al COMPTE RENDU i

comme je le fais pour les fourrages, afin de débiter ensuite chaque compte d^animaux, de la valeur de la paille qu^ils auraient reçue. Il en résulte qu'il n'est pas possible de déterminer avec précision la proportion de paille que consomment les animaux comme nourriture ^ et celle qui est employée en litière , et qui devrait seule figurer au compte de fumier ; mais je sais bien que cette dernière proportion a été beaucoup plus considérable dans Tannée dernière que dans les années précédentes , parce qu'ayant à ma disposition une plus grande quantité de fourrage, la bergerie, en particulier, en a reçu des distributions plus abondantes , ce qui a né«» cessairement diminué la consommation de la paille par les bêtes ||]aine. Aussi , le compte de fumier est de tous les comptes de la ferme celui quimeprésente encore le plus d'incertitude sur le chiflFre que je dois adopter pour l'évaluation de Tùnité du produit 5 et comme cette incertitude naît de difficultés locales qa'il ne me sera pas possible de surmonter, ye crains de ne pouvoir arriver, pour cette branche si importante de l'économie rurale , au même degré de précision que pour les autres objets qu'embrasse la comptabilité de l'établissement.

On conçoit bien îiu reste que cette incertitude ne peut altérer en rien l'exactitude des

PAR M. DE DOMBASLE. ai

irësultats généraux de la comptabilité : en effet, les comptes Atfumierj de chevaux^ de labourSy et autres semblables , sont des comptes intermédiaires , ou comptes d'ordre , qui n'ont pour but que de faciliter la répartition des dépenses en consommations et en travaux de toute espèce, sur la production des objets qui peuvent offrir Au bénéfice ou de la perte; selon la manière d'établir ces comptes, il peut bien se trouver qu'une partie de la perte ,ou du bénéfice qui sont Je produit des divers genres de culture, se trouve transportée sur les comptes d'ordre qui ont servi d'intermédiaire; mais ces derniers comptes ne peuvent jamais présenter de bénéfice ou de perte, que "pour une somme parfaitement semlxlable à celle qui se trouve ainsi distraite des comptes de récoltes particulières. Ainsi, si j'ai compté le fumier à 5 fn la voiture dans les frais de culture des pommes de terre, et que par la balance du compte de fumier^ il soit prouvé que le fumier n'a pas coûté ce prix, puisque ce compte se balance en bénéfice , le bénéfice du compte de pommes de terre se trouve diminué par le prix trop élevé du fumier, d'une somme égale à celle dont profite le fumier, pour la quantité qui a été appliquée aux pommes de terre , et ainsi pour toutes les autres récoltes. De même pour le compte de labours , toutes les récoltes se trouvent sur-

chargées , ou si Ton veut surtaxées ^ en frais dt labours ^ de tout Texcédent que présente ce der-« nier compte en bénéfice.

C^est par ce motif que le bénéfice ou la perte que présentent les comptes d'ordre , doit figurer dans la balance générale des profits et pertes ^ de même que ceux qui ont été le résultat des comptes ouverts aux produits destinés à la vente • ^car elles constituent un bénéfice ou une perte tout aussi réels; seulement le résultat se trouve transporté à un autre article, par Teffet du mé^ canisme de la comptabilité. Il est facile de concevoir, d'après ce que je viens de dire, que le dernier degré de la perfection dans la tepue de ces comptes tordre, consisterait à ce qu'ils se balançassent exactement sans perte ni bénéfice; car alors on serait assuré de Texactitade rigou-* reuse dans la répartition des dépenses de travaux et de consommation appliquées aux diverses pro<ductions* Ce degré de perfection est facile à atteindre pour certains comptes, par exemple, celui de main^d^œupre^ attendu que le montant de la dé-* pense n^étant sujet à aucune incertitude, et étant con» nu à un centime près chaque semaine, on peut ainsi en faire la répartition avec une exactitude rîgou-reuse, en sorte que ce compte marche balancé d'un bout de l'année à l'autre. Mais ce point dç perfection est une chose purement idéale, et qu'il est ira--

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