PAR M. DE D0MBA5LE
possible d^obtenir dans la pratique, pour plusieurs autres comptes ; je prendrai pour exemple celui de chei^ai^* On ne peut prévoir d^une manière rigoureuse , dans le cours de Tannée , h, quel taux se portera le prix de Theure de travail d^un che-r val , puisque ce prix ne pourra ressortir que de la balance générale du compte au moment de la clôture ; la perte d^un cheval sur la fin de Tannée^ une maladie qui suspend le travail â\in ou de plusieurs animaux, viennent influencer les résultats du compte pour tout le cours de Tannée, et tendent à hausser le prix du travail exécuté depuis les premiers jours de Texercice; en sorte qu'il est impossible de prévoir à quel taux il serait nécessaire de fixer Theure de travail , pour que le compte se balançât sans perte ni bénéfice. Et quand même on pourrait obtenir d'avance cette connaissance , je pense que ce n'est pas à un taux variable pour chaque anfliée que Ton devrait fixer le prix de Theure de travail , mais à un taux moyen sur plusieurs années, en sorte que le compte de chevaux prenne sur lui , pour chaque année en particulier, le bénéfice ou la perte qui peuvent résulter de cette évaluation. Si ce compte présentait constamment du bénéfice , on devrait en conclure qu'on a évalué trop haut le prix de Theure de travail, etmce versa ^ mais si le compte flotte annuellement entre des bénéfices et des pertes
à peu près égaux , je pense que Ton doit s'en tenir à Févaluation que l'on a adoptée , parce que Ton a alors la certitude que cette évaluation offre le prix réel que coûte Theure de travail d'un cheval ^ compensation faite des chances favora-^ blés ou défavorables pendant plusieurs années. Ainsi , si j'ai fixé à 20 cent, le prix de Theure de travail d'un cheval ^ je sais bien qu'il pourra arri* ver que ce travail ne coûtera que 18 cent, pendant telle année ^ tandis que pendant une autre , il coûtera peut-être 22 cent. ; mais je pense que je dois conserver cette évaluation , en faisant ressortir chaque année , par la balance en profit ou en perte du compte de cheyaux , les différences accidentelles. Cette observation s'applique également aux comptes â^ employés j de labours et autres comptes intermédiaires de ce genre.
Je ne m'étendrai pas davantage ici , messieurs , sur les détails de la cbmptabilité qui concerne les récoltes de 18^8, parce que j'ai l'intention de publier dans la 6® livraison des Annales, à la suite de ce compte rendu , le dépouillement détaillé de plusieurs de nos principaux comptes agricoles pour cette année. Ce travail , composé presque uniquement de chiffres, m'a paru devoir être présenté à part.
" L'année agricole de 1828 avait été en général favorable à nos terres légères, parce que