‹ Annales agricoles de RovilleChapitre 20 sur 67 · PAYÉ · texte numérisé non relu

PAYÉ

riAKCS, CBXT.

Obserçations. 1® Quoique le titre de ce compté soit général, il ne comprend pas tous les employés de la ferme, mais seulement ceux dont il est nécessaire de distribuer chaque jour le travail, sur les divers comptes auxquels ils s'appliquent^ quant aux employés dont le travail s'emploie toujours aux mêmes objets , et doit en conséquence être porté sur un seul compte, le compte particulier qui est ouvert à chacun d'eux se crédite par le débit du compte qui doit en supporter la dépense. Ainsi, les salaires des bergers sont portés en masse au débit du compte de bergerie^ parce que le travail de ces hommes- y est exclu-

sivement employé^ le salaire des coramîs est porté en masse au débit du compte àt frais d' administration y celui de la cuisinière au débit du compte de dépenses de ménage^ etc. Quant aux employés qui sont désignés sur le tableau que je iriens de présenter, ils ont aussi chacun leur compte particulier , dont les crédits se portent , comme on vient de le voir , au débit du compte Remployés de la forme. Plusieurs de ces employés paraîtraient, au premier aperçu, devoir être exclus dé ce compte, d'après ce que je viens de dire: par exemple, le jardinier, Tirrigateur, etc.; mais comme leur travail se trouve fréquemment employé à des objets étrangers à leur fonction principale , il a été nécessaire de distribuer chaque jour la totalité de leur travail aux divers comptes au:Kquels Us s*appliquent, et c^est pour cela qu'ils se trouvent compris dans le compte Remployés ^ qui ne comprend que ceux dont le travail est variable pour sa destination.

2* Je dois expliquer ici pourquoi Ton voit figurer au débit de ce compte le travail des ût;?prentis : ces derniers font à la ferme le même service que les valets^ mais un compte particulier leur est ouvert, sous le iïirt apprentis y ce compte se débite de leur nourriture, et se crédite de leur travail et de la rétribution qu^ils paient pour leur apprentissage. Cependant pour éviter la multipU-

^ cité des écritures , on distribue chaque jour le travail des apprentis avec celui des valets , et c'est ce qui forme le total du travail que Ton trouve au crédit du compte Sl employés ^ mais on reprend en masse le travail des apprentis , pour le porter en un seul article au crédit de leur compte , comme on Ta vu au débit du compte Remployés. On conçoit que cela revient entièrement au même que si Ton distribuait chaque fois à part le travail des employés et celui des apprentis , et les écritures sont beaucoup moins multipliées, puisqu'ea procédant autrement il faudrait passer deux arti-' clés au lieu d'un, à la fin de chaque quinzaine, sur chacun des comptes auquel le travail se distribue. 3® Il résulte en général de ce compte , en faisant distraction tant au débit qu'au crédit de ce qui regarde les apprentis , que chacun des employés qui y sont portés coûte , en terme moyen pour Tannée, savoir :

Employés sans nourriture pour salaire. 346^20^ Employés nourris pour salaire seulement 21 3 12

Les uns et les autres réunis , et toute dépense comprise en moyenne par tête et par an . . •. . 426 84

Et que chaque employé donne en moyenne dans Tannée 3o6o heures de travail effectif qui, à 12 c. Theure, font. 367 20

Différence en perte Sg 64

Ou en d^autres termes^ Theure de travail a coûté presque a cent de plus que le taux de mon évaluation^ car si j^eusse porté Theure à i4 cent, f aurais , pour le crédit de chaque employé, en moyenne la somme de 4^8 fr. 40 cent. , en sorte que le compte serait en bénéfice de 1 fr. 56 cent par tête d'employé pour Tannée.

Dans les premières années de Teiploitation ^ î'avais évalué Theure de travail des employés à i5 cent; mais ce compte se balançait constamment en bénéfice, ce qui m'avait engagé à baisser le chiffre. La différence du résultat auquel j'arrive aujourd'hm, vient de ce que le$ salaires sont en général plus élevés quMls ne Tétaient alors, et aussi de ce que j'ai cru devoir élever de 10 cent par jour, l'abonnement avec le compte de dépenses de ménage pour la nourriture des employés , depuis que je me suis vu forcé de leur accorder une ration journalière de vin.

Je vais, comme je l'ai fait pour le compte de cheyaua: , présenter le tableau de la distribution du travail des employés pendant l'abnée.

Relei^é du trai^ail des emplojés de la ferme , du i^^ juillet 1828 au i*^"^ juillet 1829.

Betteraves 1828 ......

Betteraves i8?.9

Betteraves porte-graioe 1828.

Betteraves porte-gf aine 1829.

Blé 1828,

Blé 1829'.

Blé lamma 1629

Bœufs de travail

Bois de chauffage. .....

Bois de service

Camélme 1828. • . . « « •

Gaméline 1829

Car<jttes i8a8 •

Carottes 1829

Chanvre 1829.

Chevaux { pour pansement et soias âivers) . , . .^ , .

Colza 1828

Colza 1829

Constructions de bâtimens. .

A reporter. . . .

SOMMES

'TA lires. CKRT.

ECONOMIE AOEICOLE.

Report

Dépenses de ménage , principalement pour les travaux du jardin

M. deDombasle ( employés à son usage personnel ) . . . •

Engrais divers

Entne(ien des bâtimens. . .

Entretien *des chemins. . .

Épeautre d'automne 1828 ^

Épeautre d'aiatomne 1829. .

Fécule.

Fèves 1828

Fèves 1829

Fossés . •

Fourag€S en magasin. . •

Frais généraux. .....

Fumier. ....... .^

Grains en magasin

Haricots 1828.

Haricots 1S29.

Hoiâ>}onmère .•«•••

Labours 1828. • « « • .

Laboars 1 829 ......

^ reporter. •, • •

Heures de

SOMMES

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